Actuellement dans les kiosques, avec l'article sur notre belle expérience du Raid EDHEC avec Marie-Servane, Aurélie, et Eric.
jeudi, juillet 16, 2009
Ultrafondus #61 > Article sur le Raid EDHEC
mardi, juin 30, 2009
Off Pyrenées Triple Summits
Un bel enchainement du Canigou, du Pic du Géant, et du Carlit avec Val, Yoyo, et Phil.
On en a profité pour repérer les parcours idéaux pour terminer la Transpy2009 (départ le 24 juillet).
Environ 80km, 5.300D+ : on a fait l'équivalent d'une journée de la Transpyr ... sur trois jours !
Photos
vendredi, juin 26, 2009
Article Ultrafondus #60 > Enchainement 100km + Marathon de Crest
L'Enchainement 100km + Marathon que nous avions réalisé les 9/10 mai 2009 avec Christian a fait l'objet d'un article dans Ultrafondus #60. Courez l'acheter, le numéro 61 sort dans quelques jours seulement !!!
Montagne Pub > Ultimate Trail Initiation
Pour le week end de la fête de la musique du 20/21 juin, Montagne Pub association Parisienne de Montagnards m'avait demandé de concevoir et d'encadrer une sortie d'initiation au Trail. Les contraintes étaient assez fortes : parcours sur deux jours, boucle, pour un groupe de 14 personnes à priori hétérogène et dont les noms et qualités sportives n'étaient pas connus, alternative possible pour un sous-groupe qui le sent moins bien, possibilité de retour en urgence rapide, arrivée du train de nuit le samedi matin retour le dimanche soir. Enfin il faut trouver des paysages variés significatifs du trail (single track en sous bois, pierriers, alterner parties courables et d'autres plus engagées).
Mon choix finit par se faire sur le massif des Aiguilles Rouges, sur une boucle d'environ 40km et 2300D+, avec un refuge près d'un accés routier, et une boucle alternative plus courte:
Jour 1 : Buet -> Col de la Terrasse -> Refuge Vieil Emosson
Jour 2 : refuge Vieil Emosson - Cheval Blanc -> Mont Buet -> Buet via Col de Salenton
Variante via le vallon de Trés-les-Eaux
L'invitée du week end aura été la neige omni-présente au-dessus de 2400m, et pouvant potentiellement rendre la sortie plus compliquée. Il aura neigé toute la nuit, et la poudreuse aura en fait facilité l'accroche. En revanche le mauvais temps et le froid a gelé les corps lors de la montée par la crête au Mt Buet. Mais les MP's ont su garder leur sang froid, se discipliner, et finalement tout s'est terminé dans la joie et la bonne humeur. Et surtout l'envie de recommencer en 2010 (parcours en gestation chez Olivier dans les Hautes Alpes ...).
Merci à mon paternel Géo pour avoir géré le parcours via le Vallon de Trés les Eaux en compagnie de trois charmantes jeunes femmes genre Charlie et ses 3 drôles de dames :-))
Voici le compte rendu de Cathy - co-GO de cette sortie avec Amandine :
"Par quoi faudrait-il commencer pour résumer cette très intensive première édition de l'Ultimate Montagne Pub ?
Par la fin peut-être, avec ce café-croissant et le sourire de Carole et Florent pour nous réconforter de cette courte nuit en Lunéa. Pour les nouveaux, sachez que ça aussi c'est Montagne Pub !
Ou bien alors par le début, avec la course poursuite d'Amandine après ses chaussures de trail ou encore un petit-déjeuner squatt à la sauce japonaise dans le St-Gervais-Buet.
Certains nous regardaient d'un drôle d'oeil, d'autres avaient peur de ne pas y arriver, mais on avait bien senti dès les séances d'entraînement que cela le ferait sans problème. On a juste pris soin de laisser un peu traîner le suspens...
Donc pour résumer ce week-end de course à pied dans la boue, les pierriers, les broussailles, les ruisseaux et les cascades, la neige, les rochers, la terre et quelques mètres quand même de bitumes, ces 40km et 2500+ de dénivelé, voici les mentions spéciales décernées pour ce week-end :
Amandine : la reine de l'organisation. Mention spéciale pour le petit déjeuner gargantuesque planqué dans la valise à roulettes
Stéphane (C) : le roi du parcours. Quel flaire ! Organiser un trail pour 15 personnes qu'on n'a jamais vues courir et tomber sur le parcours idéal, varié, difficile mais juste ce qu'il faut et sans faire de dégâts. Bravo. Il a gagné son ticket pour le prochain Ultimate !
Olivier : un super guide qu'on adore et déjà rôdé chez MP, venu cette fois-ci en GM mais qu'on était bien contents d'avoir comme guide quand même. Il a bien entendu aussi gagné son ticket pour le prochain Ultimate.
George : le papa sportif qu'on rêverait tous d'avoir. On est bluffé et on se promet d'être assidus aux entraînements ultimate pendant les 30 prochaines années pour en faire autant à son âge.
Anne-Sophie, Delphine et Mathilde : elles se sont tellement bien occupées de George qu'il va rempiler pour 10 ans de plus dans la montagne. Merci les filles ! ça aussi, c'est l'esprit Montagne Pub !
Alexandre : mon petit mari chéri qui a vaincu sa peur du vide pour atteindre le sommet du Mont Buet. C'est beau l'amour !
Stéphane (L) : un sans faute pour répondre aux questions techniques des néophytes trailers que nous sommes et un bel exemple à suivre pour la descente dans la caillasse.
Virginie : les plus belles chaussettes jamais vues dans tout le pays du Buet.
Nico : il nous accueillera le 8 septembre prochain pour fêter et se remémorer cette première édition de l'Ultimate. Apportez genépi, williamine et abricotine, croûte, tartiflette et tarte aux myrtilles. Merci de veiller à bien utiliser la touche "reply to all" pour lui répondre.
Guillaume : une péritonite, une cheville tordue, le tout sans bâton. Trop easy notre petit benjamin !
Edouard : il a osé le maxi thermos sur le vélo et cavalé comme un lapin dans la descente.
Donatienne : elle a vaincu le stress des pierriers, le froid et les engelures pour nous accompagner saluer le Sieur Buet. Chapeau.
David : on a adoré le voir passer comme un bolide dans la descente et plumer Alexis à la belote
Alexis : un rire incroyable pour cette nouvelle recrue. Une folle descente et le seul assez fou pour remonter jusqu'au refuge pour boire un coup.
Cathy : plus motivée que jamais pour vous faire revivre d'aussi belles émotions l'an prochain."
jeudi, juin 25, 2009
UTMB/\BMTU - en quête du bon sens
13/14 juin 2009
Parcours UTMB à l'envers - environ 150km et 9.000D+ en non-stop et en autonomie - 40h
Guests
Janne Marin - Finlandais - Finisher UTMB en environ 36h
Basile Carle - Français - première fois au-dessus de 100km, raideur et trailer
Ca faisait un petit moment que je rêvais de faire ce fameux parcours du Tour du Mont-Blanc dans l'autre sens. Mais c'est quoi le sens du TMB ? Est ce que ça un sens de définir le sens d'un tour de montagne ? Et bien oui, puisque c'est celui indiqué dans le topoguide, celui aussi balisé chaque année par le plus grand ultra-trail d'Europe. Alors pourquoi changer le sens de ce qui fait le plus communément sens ? Pour redécouvrir ce qui semblait définitivement acquis, se remettre en question sur ce parcours connu et reconnu.Mais alors quels sont les sens qui ont donné envie à mes compagnons de route de venir faire contre-sens ?
Basile j'avais fait sa connaissance lors du Raid EDHEC le mois précédent. Il faut dire qu'il avait mené son équipe à la première place, et qu'il m'avait fait une belle impression avec son allure nonchalante hyper efficace. Un raid en Atlas annulé, et hop il me contacte via Facebook pour réaliser son premier trail au-delà de 100km.
Janne (prononcer "ianné") lui m'a directement contacté par internet en voyant ma proposition de changer le sens et choisi alors d'inclure le BMTU dans sa préparation à la Montagn'Hard, une course qui elle n'a vraiment aucun sens !Le trio se forme et fait connaissance le vendredi soir et après un rapide diner, nous partons à 20h de la Place du Triangle direction Flégère. Tout le monde semble à l'aise, et avoir un rythme équivalent. Ouf, ca va bien se passer. En redescendant vers le Col des Montet nous bousculons presque des troupeaux de chamois. La nuit tombe. Afin d'aviter l'ennuie de Vallorcine, j'ai décidé une variante en montant via le Col des Posettes en passant par le Col de Balme qui se grimpe rapidement. En revanche à la vue des névés déjà trés présents à 2000m, il va me falloir abandonner l'idée de franchir la Fenêtre d'Arpette, trop dangereux sur la neige gelée de nuit. Long détour par Bovine, où avec Janne nous nous faisons le réflexion que c'est tout de même plus agréable à monter qu'à descendre. Le bénéfice de le retourner dans tous ses sens !
C'est au lever du jour que nous entamons la plus ennyeuse des parties, et ce quelqu'en soit le sens : de Praz de Fort vers La Fouly. Heureusement l'idée d'un petit déjeuner dans un hotel nous motive. Mais à La Fouly tout semble fermé : un non-sens ! Heureusement un couple de VTTistes avec qui nous échangeons quelques mots revient sur ses pas pour nous indiquer une auberge ouverte. Trop sympa les Suisses !
Le ventre plein et les sens aiguisés nous entamons la montée vers le Grand Col Ferret via le sentier en n'omettant pas de prendre une photo avec la grande banderole de l'UTMB au refuge du Peule. Le final se fait dans les névés avant d'attaquer la descente vers Arnuva qui nous montre ô combien terrible elle est à l'ascension. On croise Natlya et Jean-Claude Marmet (vous savez le Colonel qui vous fait peur en parlant sécurité au départ de l'UTMB !) en reco pour la PTL. Sur un des nombreux névés à traverser je me fais une belle frayeur en glissant sur 50m en direction de rochers et de la rivière. Le planté de bâton ne suffisant pas, ce sont mes mains qui feront office de piolet.
A Arnuva nous croisons un groupe de trailers à contre-sens mené par François - des Bauges - Castel menant son groupe en véritable gourou du mental. Une pause bienvenue avant l'ascension vers Bonatti, le refuge five stars qui nous fait déjà saliver vu qu'on doit y arriver vers 12h30 ! Bertone n'est qu'une formalité et la descente vers Courmayeur est l'occasion de filer à batons rompus avec Basile qui démontre de superbes qualités de descendeur.En revanche Courmayeur est une véritable étuve qui met nos sens sans dessus dessous. Basile propose une pause de 15' à l'ombre de petites ruelles juste avant d'attaquer la trés rude montée vers refuge Vieille Chécruit. Adopté à l'unanimité !
Et nous en avions bien besoin tellement la chaleur et la pente nous assomment. Nous relancons bien sur le Mont Chécruit, la descente vers le Lac Combel est également menée bon train. Le soir tombe sur l'ascension régulière du Col de Seigne, et s'abat sur nous au village des Glaciers. Je me souviendrais encore longtemps de cette descente où rapidement mes sens et notamment le 6eme du trailer m'ont envahis : les pieds trouvent instantanément les appuis, la foulée est souple et rapide, et ce même sans frontale dans la nuit tombante. Aucune fatigue des quadriceps, bref une vague de bien être totale. Et les camarades suivent toujours aussi bien et facilement : quelle communion !
Seconde variante après le diner improvisé à base de Tipiak et de mélange peanuts/bretzel : le Col des Fours. Un long sentier 4x4 impossible à couper de nuit nous amène sur le sentier fait de cailloux. Moi seul connait ce passage, et il me faut une concentration et tous mes sens en éveille pour ne pas perdre la trace. Le sentier ne cesse de ressemble à un lit de rivière tant il y a d'eau, et ça se complique sérieusement lorsque nous devons traverser les névés. Les Cairn sont difficiles à repérer. Il nous faudra près de 2h pour grimper à 2.600m. Sur le sommet une erreur volontaire sur la gauche me permet de rapidement retrouver le col. Mais le plus dur reste à venir. En effet la descente vers le Col du Bonhomme puis le refuge de la Balme me semble interminable. Les névés sont gelés et nous font craindre la chute. Je chute sans gravité mais avec une belle peur et un bâton cassé dans un lit de rivière. Au refuge de la Balme nous sommes épuisés par la tension et la concentration. Il est 4h du matin, et nous demandons au gardien du refuge réveillé par notre arrivée l'autorisation de dormir 1h. Refus ! "Vous faites le parcours de l'UTMB ? Et bien continuez !". Un haut savoyard qui sait donner du sens au mot refuge ... no comment ! Nous décidons d'aller jusqu'à l'église de Notre Dame des Gorges, et trouvons refuge sur le côté. Nous nous enroulons dans nos couvertures de survie en claquant des dents ... et nous réveillons à 5h en claquant des dents. Il me faudra plus d'une heure en courant pour que ma machoire cesse de s'entrechoquer.
Le jour se lève sur les Contamines, nous décidons de faire le parcours de l'UTMB jusqu'en 2006 via le Col de Voza, et de redescendre par le sentier et non la piste 4x4. Ce sentier est désormais une piste pour le VTT de descente qui nous amène directement aux Houches.
Décision collective et de bon sens : nous ne ferons pas les 8 derniers kilomètresde plat menant à Chamonix, nous en avons plein les sens, il est midi, et un bon burger/frites conclut le BMTU.
Dommage que les organisateurs de l'UTMB ne décide pas de changer le sens de cette course. la raison invoqué par Michel Poletti est la réorganisation complète de la course et des bénévoles dans les villages habitués aux horaires actuels. Du bon sens ?
dimanche, juin 07, 2009
Trail de Sully > encore un peu de vitesse !
Trail de Sully - 42km - 1.200D+
6° scratch et 3° SH en 3h42
Voilà un trail que je ne connaissais pas et qui mérite trés franchement le détour. Venu pour faire un BBQ avec les UFO et en profiter pour faire une sortie longue, je me suis régalé d'un tracé magnifique exploitant tout le potentiel de cette belle forêt de Rosny. Certe le parcours est plutôt roulant, mais des traces directs en forêt, quelques côtes et descentes techniques m'ont permis de faire la différence face à des rouleurs. Beaucoup de sous-bois tout en relance et de trés rares longues lignes droites m'ont complètement fait oublié le temps et j'ai été trés surpris d'apprendre l'arrivée proche. Oserais je dire déçu ?
Lever 5h30, Alban passe me chercher à la gare de Mantes la Jolie. Quelques UFO sur place : Banban, Runner14, Sandrine74, Sanglier, ...
Un départ trés rapide à 9h avec une dizaine de coureurs qui se détachent et moi à la jonction. Au bout de quelques kilomètres et à la faveur de quelques côtes et descentes techniques je reprend deux coureurs visiblement partis trop rapidement. Au ravito du 11°km je vois un groupe de trois coureurs qui repartent devant moi. Passage en forêt en trace azimut, penser à surveiller à la fois les rubalises et ses pieds. A la sortie je ne suis plus que 200m derrière le groupe. avec du rouge, du bleu, et du noir prêt à se faire Pac-Maniser. Incroyable dés la première grosse côte (moins de 100m tout de même) je ratrappe, double, et distance les trois coureurs. impressionant de voir ces coureurs si véloces littéralement scotchés à la pente. Jusqu'au 22°km beaucoup de faux plats et c'est sans surprise que je vois revenir un des trois, Jérôme Haguenin (il m'a raccompagné à Paris, c'est important de citer ses bienfaiteurs !). Il me passe avec aisance sur le plat, et même si je le remonte toujours aussi franchement dés la première grosse côte, c'est pour mioeux me distancer par la suite. Néanmoins ensemble nous remontons un coureur jaune fluo comme moi. 0 la faveur du ravito du 30°km je le passe, puis il revient sur moi sur le plat, et comme d'habitude je le lache sur un gros coup de cul suivi de quelques relances en côte. Je termine les 10 derniers kilomètre seul, mais facile et prenant vraiment beaucoup de plaisir à assurer des relances régulières. A l'arrivée je suis bien, mon corps a avalé ces 44km avec facilité et une relative vélocité qui m'étonnent. Car depuis début mars que je débute le spécifique avec les grosses sorties trail de Crest (enchainement 100+42), le Raid EDHEC sur 5 jours, et la reco de la Montagn'Hard, je pensais vraiment m'être dieselisé.
A nouveau magnifique organisation, tracé parfait, rubalisage nickel, des bénévoles partout. Vraiment cette course mérite beaucoup mieux que la soixantaine d'inscrits sur le 42km et les 200 sur le 17km. Qui vient en 2010 ?
mardi, juin 02, 2009
La Dahuf’OFF Edition 1 – Reco de la Montagn’hard 2009, 30-31 mai et 1er juin 2009
Notre reco de la Montagn'Hard ce week end, racontée par Clerzou alias Philippe Labazuy.
Photos de Didier
Photos de Philippe
Videos:
- La descente chronométrée du Mont-Joly
- La montée depuis Notre Dame de la Gorge
"La joyeuse équipe était constituée de DidierP, d’UltraSteph et de bibi, avec le soutien moral de Coureursolitaires et de StephP, les 2 autres accolytes de notre équipe. La reco avait été planifiée sur 3 jours, pour des raisons logistiques, grand bien nous en a pris !
En préambule, malgré la grande qualité et la poésie indéniable du sieur Olive, il est, je pense, indispensable de rentrer la trace dans un GPS pour s’orienter sur le parcours, à moins d’être né dans le coin et d’y crapahuter à longueur de temps, il y a quelques pièges... Et puis, évitez ensuite d’effacer la trace comme je l’ai malencontreusement fait à la fin du 1er jour !
Ce petit CR vous servira, je l’espère, à préparer vos recos et mettra l’eau à la bouche des autres et des indécis qui n’ont pas encore rempli leur bulletin, Viendez nombreux, plus on est de fous...
Jour 1 – Saint-Nicolas de Véroce – Les Contamines 49.5 km – 3900 m D+/ 4100 m D- (environ...) – 11h.
Après des retrouvailles tardives vendredi soir et une courte nuit de 4h et demi, lever à 5h00, départ de notre point de chute chamoniard (merci l’entrepreneur de Stéph !) et après avoir amené un véhicule aux Contamines (arrivée jour 1), on file à Saint-Nicolas.
Départ 7h30 sous la banderole, pour 10 m de plat avant d’enquiller le premier monotrace de la journée. Autant dire qu’il y a largement de faire le tri au départ, y a pas à dire l’organisateur a pensé à tout !
La première bosse passe tranquille, idéale pour se chauffer, de même que la première descente qui amène tranquillement à Bionnay. Faire juste gaffe à enquiller le sentier à droite après une belle épingle, entre la D43 (après Les Plans) et Bionnay.
La deuxième bosse est également assez facile, bien régulière, une bonne partie dans les bois, avec traversée de la ligne du tramway du Mont-Blanc. La fin de l’ascension est peu pentue et on repart dans la descente, sur une large piste forestière, au niveau du Téléski des Chamois, jusqu’au ravito des Toiles. Jusque là ça va !
A partir de là, on quitte l’ambiance doucereuse du début du parcours et on rentre dans le vif du sujet. A partir de là, c’est du costaud, toujours ludique, très souvent buccolique (hein Olivier !), pour passer rapidement le Col de la Forclaz (1533 m) et rejoindre le Prarion par un magnifique sentier où alternent racines et rocaille, tantôt sur l’un ou l’autre des versants, de part et d’autre de la crête qui amène au Prarion (1989 m). Arrêt ravito express (tipiak, thon, sandwiches jambon-Saint-Nectaire selon les estomacs !). La courte descente qui ramène à l’hôtel-refuge du Prarion est tout simplement géniale, mais c’est le cas de presque tout le parcours, alors...
Après être remonté vers la crête de la Charme, c’est parti pour une descente agréable de 500 m de D- environ jusqu’au ravito de Bionnassay. Là, arrêt et remplissage du camel fortement recommandé, ce qui suit est plutôt velu ! Au fait, je ne vous ai rien dit sur l’équipe, on pète le feu, on piaffe en attendant les premières difficultés ! 

Le départ est plan plan et d’un coup ça se gâte, avec un bon coup de cul toujours des paysages splendides en direction du Nid d’Aigle. Sur un replat, on enquille joyeusement le sentier marqué « Interdit – Danger » pour se retrouver un peu plus bas devant la passerelle, délestée de ses planches pour l’hiver. Stéph propose bien de passer comme sur un pont-de singe, bingo on refuse en choeur avec Didier ! Du coup, remontée sur 200 m pour passer le torrent sur un gué franchissable sans problème, pour attaquer le Col de Tricot (2120 m), belle bête mais plutôt facile. La-haut, put... que c’est beau avec tout en bas les chalets de Miage. Belle descente en lacets sur un monotrace un peu rocailleux et pentu, qui passe tout seul. Nous voilà 600 m plus bas, sous les vivats de la foule en délire ! Après un court arrêt auprès d’une fontaine bienvenue pour refaire les niveaux et rincer les bestiaux, on s’attaque au coup de cul qui amène aux Chalets du Truc et on attaque une nouvelle descente censée nous ramener aux Contamines. Après une bonne séance de jardinage à essayer de repérer le départ d’une improbable sente à proximité de non moins improbables piquets ronds à bout rouge (cf road-book), on capitule. Là, désolé Olive, mais n’étant pas du coin, on n’a rien capté et on a loupé ce satané sentier... 
Résultat : une coupe d’environ 150 m D+/D-, pour se retrouver sur le sentier d’Armancette ! Jolie montée agréable en sous-bois, tellement agréable qu’on n’a pas pu s’empêcher d’aller visiter le magnifique lac d’Armancette ! Nouveau plantage (désolé Serge, ça fait 2 de suite ! 

) et encore un chemin interdit et pour cause. Il faut remonter pour passer une zone de glissement de terrain (2005 ?) qui nous permet de revenir sur les rails au niveau de la combe d’Armancette. Le sentier qui suit et qui ramène, après de jolis passages en balcons, puis en sous-bois, aux Contamines, et encore une fois magique !
Fin de l’étape 1, les troupes sont fraîches, tutti va bene !
Tartiflette, Vin de savoie et Glace à Cham et gros dodo au programme, c’est qu’il y a une moyenne à tenir, boudiou !
Jour 2 : Les Contamines – Notre Dame de la Gorge après passage au Refuge de Roselette - 45.5 km – 3650 m D+/ D- 11h.
Lever 5h30, et après le traditionnel ballet des bagnoles (une à l’arrivée à Notre Dame de la Gorge, l’autre aux Contamines, départ du jour 2), on s’attaque au gros morceau de la Montagn’hard en terme de déniv, de challenge et tutti quanti ! Un gros morceau de 1400 m de D+ quand même , le Mont Joly!
Le départ de la journée se fait traquillou en légère descente le long de la rivière. Mais très vite ça monte et quand ça monte, ça monte ! La montée se fait en 3 temps, une première partie dans les fraîcheur des bois, avec une bonne séance de jardinage à passer dré dans le pentu comme de bons vieux dahus, à la recherche d’une « sente buccolique ! » (sic). On débouche alors sur le deuxième tiers, le long d’une piste forestière et d’un petit raidard herbeux aui amène au dernier replat avant la bosse finale. La fin de l’ascension du Mont-Joly est plus coriace et plus rocailleuse. Pour nous, c’est dèjà l’heure d’une petite bouffe, ça fait 2h45 qu’on est parti des Contamines et on a fait environ 6 bornes :- ?
Le début de la descente sur la ligne de crête est propice à des pointes de 5-6 km/h ;-)
Et c’est enfin le départ de la descente chronomètrée, une dégringolade de 950 m enquillée en une trentaine de minutes, cool raoul ! Je ne sais pas qui fera vraiment les challenges montée et descente chronométrées à bloc, mais une chose est sûre ceux-là ou celles-là, s’ils vont au bout ensuite, auront droit à toute mon admiration éternelle !!! En clair, gaffe gaffe, il en reste tellement derrière que c’est juste dément de lâcher les chevaux à ce moment-là...mais, enfin, ce que j’en dis !
Une courte montée amène au ravito de l’Etape, au lieu-dit « Les Tappes », selon...
Nouvelle descente pour finir en bas de la vallée et c’est déjà l’arrivée à Notre Dame de la Gorge. On est encore bien, tellement bien d’ailleurs qu’on se plante un peu en lisant le road-book en diagonale, et au lieu de prednre le sentier qui passe par l’Anery on enquille directement sur le tracé de l’UTMB pour rejoindre le Chalet de Nant Borrant, et une coupe de 150m D+/D- dans la musette, une ! Ca nousd permet de faire de belles photos au niveau du pont romain et surtout ça nous évite une montée vraiment rude (qu’on fera le lendemain pour se faire pardonner !). Arrivés en visuel de La Balme, le tracé bifurque à droite en direction des Prés, par une montée pentue mais régulière et relativement facile à passer (enfin si c’était la seule de la journée...). Pause bouffe vers 13h30, au milieu de 3-4 chalets et d’un point d’eau généreux, tip top l’organisation ! A partir de là, le parcours devient vraiment exigeant, et il y a fort à craindre de grosses défaillances dans les heures suivantes, dans le secteur de la Balme... Méfiance et prudence seront de mises donc !
On redescend gentiment jusqu’à la Baleme pour monter faire un tour des lacs Jovet ou plutôt du lac principal. On remonte quand même sur un peu moins de 500m de D+ (surtout si comme nous vous loupez une première fois la bifurcation sous le Pylône et allez faire un tour sur le Plat Jovet !). 2 minutes et un demi-tour plus tard, on récupère un petit sentier rocailleux qui remonte sur des éboulis morainiques en 2-3 coups de cul jusqu’au lac, magnifique, inoubliable! La petite cabane en bois, le lac encore partiellement gelé, une ambiance écossaise (brume, grisaille), un grand beau moment de plus de cette journée ! Le tour se fait rapidement en traversant quelques passages encore enneigés et on revient rapidement en arrière en longeant le torrent sur la rive opposée, en direction du col de la Cicle. La montée n’est pas à proprement parler longue, l’approche est plutôt facile sur quelques centaines de m, mais la montée du col en lui-même, encore partiellement enneigé, sans trace visible et des pierriers et éboulis de part et d’autres du névé rend le passage du col de la Cicle(2376 m) particulièrement redoutable !
De l’autre côté, la neige nous empêche de trouver la bonne sente et on progresse cahin caha dans de gros éboulis, jusqu’à retrouver enfin la bonne trace qui amène à la ferme du Bolchu, après une descente assez technique bien que peu pentue d’environ 400 m de D-.Petite séance de jardinage avanr de récupérer le chemin qui nous amène sur la crête de l’aiguille de Roselette, un petit coucou aux marmottes et on file en 5 minute sur le refuge de Roselette, puis du chalet de Roselette. Fin de la reco Montagn’hard pour aujourd’hui, on redescend au parking de Notre Dame de la Gorge par une descente « monstrueuse » (en tout cas c’est comme ça qu’on l’a ressentie à ce moment-là de la journée), qui passe par la Chenalettaz et l’Anery. Racines, marches, pente redoutalbe par endroits, tout y est. Et là, on s’est dit, il est vraiment petit joueur, Olivier, il aurait pû nous faire passer par là, à la descente (folie douce) ou à la montée (folie furieuse). On n’a pas eu l’air cons quand il nous a appris qu’on s’était pitoyablement gouré lors de notre départ de Notre Dame de la Gorge en direction de Nant Borrant, on va se la faire et en montant cette montée de la mort ! Put..., la Montagn’hard est organisée par un dangereux pervers !
On finit la journée en déroulant sur 2-3 bornes de faux-plat, après l’Eglise, pour vidanger l’acide lactique et rejoindre le parking où est garée la voiture.
Fin du jour 2, les DahUFOs sont toujours debouts et en plus on est invités chez le pervers mentionné ci-dessus pour manger de délicieuses pâtes en compagnie d’Alice et Florent. Merci encore pour l’invitation, à charge de revanche !
Retour à Cham et dodo, il est déjà presque minuit...
Jour 3 : Décrassage - Notre Dame de la Gorge –Aiguille Croche – 18 km – 1460 m D+/D- - 4h15
Le réveil à 6h30, lundi 1er juin, n’est vraiment pas du luxe, on est bien crevés avec de bonnes valises sous les yeux, les nuits de 5-6 h à ce régime, c’est vraiment pas suffisant !
9 h00 pile, on part du parking de l’Eglise de Notre Dame de la Gorge pour se farcir directement la montée de la mort, mais jusqu’au Signal (un peu plus haut donc que la bifurcation qui ramène à Nant Borrant, au niveau de la Chelanettaz sur le tracé originel. Après Le Signal, on descend sur un large sentier au fond d’une combe pour remonter par de larges pistes 4x4 en direction de l’Aiguille Croche. Petite coupe le long du Téleski, pour arriver au plus court à proximité du sommet (2487 m), où il reste quelques plaques de neige, mais sans difficulté pour passer. La descente sur l’arête qui rejoint l’arrivée du Téléski du Monument est pentue et technique, gaffe aux chevilles ! fin de la reco du jour 3, retour par le Monument Funéraire, Le Signal et redescente de la mort jusqu’à l’Eglise de Notre Dame, à bloc pour casser de la fibre, parce que c’est marrant et parce que surtout c’est la dernière du week-end choc ! La dream team arrive à bon port, comblée par cette reco !
Bilan : environ 26 h de reco pour 9000 m environ et 113 km, en 3 jours...
Et la Montagn'hard en quelques mots : Superbe, Magique, Envoûtant... mais Monstrueux, Dantesque, Velu, du condensé de ce qui se fait de plus technique, en tout cas vu par le filtre de mon vécu de traileur de montagnes à vaches...
Ces trois jours confirment, si besoin était, que la clé du succès sera dans la gestion des descentes, gare à l’excès de zèle ou de confiance, il se paiera cash. Au vu du parcours, il me semble que la partie est gagnée à partir de l’Aiguille Croche, mais il faudra surmonter quelques coups de mou pour y arriver. Donc, comme dirait Fanfoué, faites le plein d’images positives avant la Montagn’hard !"
mardi, mai 26, 2009
Ultrafondus Team sur le podium du 16° Raid EDHEC
Le team officiel Ultrafondus, au bout d'une lutte acharné jusqu'au bout, est arrivé 2° du 16° Raid EDHEC (sur 18 engagés et 9 équipes finishers complètes).
Le programme des 5 jours du 20 au 24 mai 2009 : environ 250km et 10.000D+ en trail, VTT, Kayak, Via Ferrata. Canyoning annulé pour cause de trop plein d'eau suite à orage.
Le suivi en live est vraiment bien fait, avec notamment plein de photos et de vidéos.
L'organisation du Raid est trés pro, et les roadies comme les concurrents hyper sympa. Pour la 17° édition en 2010 je vous le recommande !
Un CR suivra bientôt dés que la bête aura récupéré un peu de sommeil 
Le tshirt jaune et le nom d'Ultrafondus (huuuuu !) ne sont pas passé inaperçu parmi une trés sympatique population de raiders dont une population étudiante vraiment interressé par les activités d"ultrafond.
lundi, mai 18, 2009
Raid EDHEC > C'est parti !

Départ mercredi matin pour le prologue, suivi de 4 jours de raid.
Petit changement dans le team avec le remplacement de Guillaume (problème de cheville) par Eric
Suivi en live ici.
mercredi, mai 13, 2009
Enchainement 100km Ultra Run Drômois / Marathon Nature Drôme
Samedi 9 Mai 2009 – 100km – 4.600D+ - 123 partants – 7°/72 arrivants en 13h49
Dimanche 10 mai 2009 – 42km – 1.100D+ - 89°/90 arrivants en 6h00
Ma stratégie de course : faire le 100km placé mais sans sur-effort afin de ne jamais compromettre l’enchainement. Donc jamais dans le rouge. Pour le Marathon, aucune importance, juste finir.
J’arrive le vendredi dans la journée et rejoins Bottle à la remise des dossards. On se fait bien confirmer par Jack sa promesse d’une caisse de Clairette de Die si on arrive à faire l’enchainement. Sept prétendants pour l’enchainement. Va y avoir de la compétition !

100km des « Aventuriers du Bout de la Drôme »
Samedi le départ est à 4h30. Avec Yoyo (Lionel Planes) on est hébergé par une copine Marie-Servane, avec qui je fais le Raid EDHEC dans 10 jours et Kiné de son état ce qui sera utile. On se lève à 2h30, autant dire largement avant les poules.
Le départ est donné par Jack et neutralisé jusqu’ en haut de la tour ce qui permet de se chauffer tranquillement. Ensuite ça part sur la crête en single track technique de nuit : magnifique ! Avec Yoyo on s’est placé dans les 10 premiers et on est super à l’aise sur ce parcours. Ensuite dés que l’on rejoint de larges sentiers 4x4, les rouleurs nous rejoignent et nous larguent. Pas grave, on a le temps ! Le jour se pointe vers 5h30, et on arrive à 7h30 à Barcelonne (km25, 1000D+) pour le premier ravito solide. On nous annonce 11° et 12°. Sarah à qui j’ai passé mon APN est de tous les points de rendez vous, et attend son copain Nico qui normalement me double systématiquement à mi-course. Au GRR c’était à Cilaos !
Nous repartons avec Yoyo pour l’instant sur le même rythme. J’attends la grosse chaleur annoncée avec angoisse, car comme pour le Grand Raid Dentelles Ventoux 2007, Yoyo va très bien la supporter et partir et moi je vais subir voir exploser. Ca remonte durement sur un très beau mono-trace et là le premier de l’édition 2008 avec le dossard 1001 nous double en petite foulée sur une pente de folie avec de grosses marches. Et Yoyo qui lui emboite le pas ! Fidèle à ma stratégie je laisse filer, et garde mon rythme qui me va à merveille. Puis me passe un garçon avec un beau tshirt UFO blanc qui se nomme Olivier Muller (Sachanono) qui m’annonce son premier 100km. Il terminera premier en pulvérisant le record de l’épreuve en 12h01 ! Respect. On passe par les Pylônes avec un enchainement de prairies et de sentiers, et au niveau d’un bénévole point d’eau surprise : Yoyo qui vient de se prendre un premier avertissement avec un début d’hypoglycémie. Moi ca me fait plaisir de continuer avec mon pote Yoyo ! On arrive à 9h30 au magnifique village de Cobonne (km40, 2.020D+). On nous annonce 11 et 12°.
La chaleur commence à devenir très forte, et je souffre depuis le matin d’une méchante diarrhée. Sans conséquence jusqu’ici grâce au Smecta, il ne fait plus effet. Je risque donc doublement de me déshydrater. Je ne pense plus qu’à boire et manger salé toute les 10 minutes environ et stabiliser mon allure pour ne pas provoquer de surchauffe interne. Comme prévu Yoyo s’en va vers le 50°km au moment où je profite d’une fontaine dans une ferme pour me rafraichir le corps, et pile au moment où Nicolas Cointepas me double exactement à la mi-course : quel métronome ! Là non plus je ne cherche pas à suivre et ralentit légèrement le rythme pour passer cette grosse chaleur.
Je suis alors seul ou alors faisant le yoyo avec un autre concurrent coordonné en rouge avec des bâtons verts qui subit lui aussi la chaleur mais avec des à coups. 12h30 j’arrive à Saillans (km65, 2.913D+), au pied de l’énôrmissime montée de 1.200D+ vers les 3 Becs. Je suis en nages, mais ca tient, je n’explose pas. Ma gestion est bonne. Mes parents m’attendent, Jack m’impose un passage à l’infirmerie où au bout de 3mn je demande ce qu’on attend de moi : vous allez bien ? Oui ! Bon ben alors allez y ! Ha bon … Au ravito je me plonge dans la fontaine, je remplis mes poches de salés (saucisson et chips), et je pars à l’assaut du monstre. Avec une place de 8° et déjà 3 abandons devant, j’ai le moral au plus haut.
Mais le début de l’ascension est très difficile : ca monte fort, et à découvert il fait très très très chaud. Je profite de l’ombre de chaque arbre pour me reposer et me rafraichir pendant 30 secondes. J’ai l’impression de me trainer et pourtant je suis sur un rythme de 500m/h. Au quart de la montée on arrive enfin dans un sous bois sur le GR9. Plus de fraicheur, je vais mieux, je relance, toujours dans une montée assez raide. 800m/h que je tiens. Ca sent très bon. Au bout d’une heure de montée je ne vois toujours aucune rubalise, et je panique : aurais je loupé un embranchement ? J’hésite, je continue, je m’arrête. C’est trop bête, si je me suis planté c’est 300D+ plus bas. Tant pis je redescends. 150D- plus bas je tombe sur mes deux poursuivants qui me confirment qu’il faut suivre le GR9 sans balisage. Caramba, je viens de perdre exactement 20 minutes. Je suis énervé, mais en forme car frais avec la descente et le sous-bois. Je repars de plus belle en larguant mes compagnons avec une prograssion de 900D+/h que je tiens jusqu’au Pas de la Motte après une succession de montées descentes sur des dalles. Dur mais magnifique. Je double un concurrent qui boite avec un problème au genou. Me voici donc 7°. Un bénévole contrôleur m’annonce Yoyo et Nico ensemble (du moins j’imagine qu’il s’agit d’eux) passés à 14h38. Il est 15h15. 35 minutes c’est trop loin pour aller les chercher. Dommage, sans les 20 minutes perdues bêtement dans la montée, l’écart n’aurait été que de 15 minutes, et là je me serais engagé dans la grande descente à fond. Du coup j’y vais gentiment mais très habile sur les cailloux glissants dans ce beau canyon humide, je ne récupère bien, de la chaleur. Je suis bien.
A l’Auberge des Dauphins (km80, 4.144D+), tout va bien, je vais bien. Mon père me confirme Yoyo et Nico 30 minutes devant, j’imagine mes poursuivants à au moins 20 minutes. Je poursuis donc tranquillement, du moins je l’imagine. C’est plat, ca monte gentiment, ca redescend dans le jolie forêt de Saoû, et … caramba plus de balisage et chemin tout droit ou à droite. Pfff, disons tout droit alors ! J’arrive sur une route au Pas de Lauzun ( ???) évidemment sans aucun balisage. J’arrête une voiture qui me confirme que le route redescend sur Crest par l’est. Exactement la direction du chemin à droite que j’ai laissé derrière moi. Retour en arrière, et effectivement environ 500 mètre après le bifurcation je retrouve du balisage. Débalisage sauvage additionné à un balisage uniquement si bifurcation font qu’on ne sait jamais si on est perdu et quand.
J’arrive au dernier ravito près d’un centre équestre au km90. Je raconte ma mésaventure. On m’annonce toujours 7°, donc personne ne m’a doublé pendant mon jardinage. Ensuite tout roule jusqu’à Crest. J’ai des ailes. A l’arrivée Yoyo et Nico sont là, je suis content et en forme.Je fais un excellent temps de 13h49, je n’ai pas explosé sous la chaleur, je n’ai mal nulle part : l’enchainement peut avoir lieu.
Douche, massage par mon hôte Marie-Servanne, et je passe un petit sms à Bottle qui m’annonce son arrivée imminente de nuit à Crest en moins de 18h. Cool on sera au moins deux demain !
Je vais me coucher vers 23h sans vraiment trouver le sommeil, les quadriceps se sont durcis et une douleur à la malléole gauche apparait (chaussure Lafuma un peu trop hautes). Je me réveille toutes les heures.
Marathon Drôme Nature
Départ à 8h. Je retrouve Bottle en forme. Enfin comme moi, un peu fatigué tout de même
Tient il y a même moins de monde que pour le 100km ! N’empêche, nous partons tout au fond pour ne gêner personne avec nos allures de patriarches playmobiles. C’est dur, et même si nous tenons un bon 10km/h sur le plat, le cœur n’y est pas. En effet c’est difficile de se sentir déphasé par rapport aux autres concurrents, nous ne sommes pas dans le course, mais ce n’est pas non plus une ballade. Nous subissons. Nous ne profitons de rien : marre de faire du plat, fatigués dans les montés, trop mal aux quadri pour réellement s’engager dans les descentes. Bref pas de plaisir. Ne reste que le challenge de terminer et boucler l’enchainement. En plus Jack nous annonce que nous ne sommes que tous les deux sur les sept (trois ont abandonnés sur le 100) à repartir ce matin. Alors on se relais avec Bottle, avec une tondeuse balaie derrière nous (en fait une moto trail qui ferme la course). Et puis le semi-marathon nous rejoint. Philippe Raymond nous passe avec sa belle prestance en 2° position. Bottle accélère naturellement le rythme. Pas longtemps. Au bout de 500 mètres on a tous les deux un point de côté : des vieillards vous dis-je ! L’arrivée des semi derrière nous devient chiant. On en peut pas trouver sa trace, faire attention. Je vois mon père, je lui échange ses pompes pour soulager ma malléole. Elles sont trop petites, dans les descentes ca tape et je suis obligé de recroqueviller les orteils. Beaucoup plus tard nous double Stéphane Diagana et Richard Dacoury, invités par Jack. Y’a du beau linge sur le semi !
Avec Bottle on souffre en silence. Que dire ? Qu’on en a marre que tous les bénévoles nous demandent si il reste quelqu’un derrière ? Qu’on a mal ? Tout ça on le sait tous les deux. On sait aussi qu’on va le terminer cet enchaînement à la noix, parce qu’on l’a promis au nom des Ultrafondus. On n’est pas blessé, alors on va tenir parole. On serre les dents.
Au détour d’un ravito à environ 10 bornes de l’arrivée, nous ramassons, en perdition, Michèle (Saintemarie, tout un programme pour un sauvetage !). Nous finissons à trois. Enfin des single track digne d’un trail, c’est à la ramasse que nous arrivons au gymnase. Je vois furtivement quelqu’un nous voir et repartir aussi sec vers le gymnase d’arrivée. On broie du noir depuis un moment, et tout à coup sur l’arrivée …
… Jack est au micro en train de faire le podium, demande à tout le monde de nous faire un triomphe ! Tout le monde se lève et applaudi à tout rompre. Tous nos amis UFO et Kikourous sont là. Nous sommes abasourdis et finalement très heureux de l’avoir fait cet enchainement. Après quelques mots au micro où Bottle rappelle très opportunément à Jack de sortir la caisse de Clairette, les photos, nous redescendons dans la salle en héros. Tout le monde nous serre la main, nous félicite, les cuistos veulent nous donner du rab de bouffe, bref la gloire éphémère mais gratifiante. On oublie les douleurs.
Ce que je retiens de l’enchainement
Très content de l’avoir fait, mais je ne le referais pas. Un 100km de rêve, mais partir sur une course en étant pas dans les même conditions que les autres concurrents n’est pas mentalement très confortable. Et pourtant je vais le refaire fin Août avec la CCC+TDS (205km, 12.000D+). Et avec surement que 2 ou 3 heures pour me reposer entre deux 100km trail. A suivre …
En revanche je retiens un excellent état de forme à mi-parcours de mon entrainement pour la Transpy. Ca contribue à mon bon moral pour la suite, tout comme l’Intégrale de l’Ourcq avait contribué à me remettre en selle en mars dernier.
Je me donne 3 jours de récupération, et retour à l’entrainement et un enchainement de raids, de Off, et de courses. La prochaine ? Une mystérieuse et inquiétante Montagn’Hard …
Merci et félicitations à Bottle pour son énergie et son opiniâtreté.
lundi, mai 04, 2009
Stage Eau Vive
1,2,3 mai 2009
Briançonnais
Photos et videos
Olivier Broumault nous a magnifiquement organisé un stage kayak et Canoë Raft : une (re)mise à niveau K1/C2 aux oignons pour MS, et des cours de natation pour David et moi :-)
3 jours durant lesquels Olivier a tout prévu : un hébergement 5* ou plutôt 5 épis chez David et Lydie au gite Brin de Paille où l'on se sent comme à la maison mais en mieux (David a construit une maison de bois et de paille exceptionnelle, et Lydie vous fera goûter sa délicieuse cuisine bio), les bateaux K1, K2, canorafts qui permettent de progresser en confiance, et les petites surprises et autres rencontres qui font du stage un moment unique.Il nous a même négocié une météo avec juste quelques goûtes sur l'arrivée d'Embrun pour encore mieux savourer les rayons de soleil omniprésents durant trois jours.
Le samedi après midi il nous a concocté un parcours trail dont je n’osais rêver vers le Col des Aiguilles (20km et 900D+).
Je ne vous parle même pas de ma première médaille d’or olympique en compagnie de Franck Adisson. Hélas ma seule chance la gagner sera dans un vide-grenier :-)
A venir quelques films de nos exploits : l'occasion d'y voir Marie-Servane maîtrisant parfaitement le sujet avec un coup de pagaie et qui aurait bien mérité une médaille également, Sur la partie nautique au moins nous sommes fin prêt pour le Raid EDHEC le 24 mai prochain !
A tous les concurrents de Raids Multi-Sports, je ne saurais vous encourager à vous aguerrir sur la partir nautique avec Olivier, cela vous fera gagner du temps et de l'énergie sur une partie trop souvent négligée par les concurrents.