dimanche, octobre 21, 2012

Grand Raid de La Réunion 2012 - 20ème édition

Un rapide retour sur la course du moins pour ce que j'en ai vu : jusqu'au pied du Taïbit.

La météo a été bien programmée. Des trombes d'eau environ 1' après le départ, ce qui a permis de faire les images du départ au sec. En suite un pu... de semi marathon avant d'attaquer la montée au volcan. Emilie Lecomte vraiment impressionnante qui s'est mise à accéléerer devant moi juste pour montrer à l'Espagnole Nerea Martinez (finalement 2eme) qui la suivait à la trace que ce n'était pas la peine d'insister. Effectivement 10° au scratch. Bon. Le vent qui s'ajoute à la pluie au volcan en fait craquer quelques uns. Puis le brouillard dans le descente vers Textor nous oblige à nous regrouper pour faire des relais. Epuisant de faire la trace, tu ne sais pas sur quoi tu poses les pieds et le terrain est très casse gueule . Dans mon groupe de huit coureurs, 2 ont sautés sur chevilles en vrac. 

A Marre A Boue les organismes sont déjà bien entamés, mais Kervegen est comme d'habitude un passage long et laborieux. Mais avec la pluie ce sont des torrents qui ont remplacé le chemin, les pieds constamment dans la flotte. La descente vers Cilaos est toujours aussi belle et engagée. Et à Cilaos sur les coups de 11h c'est ... la canicule ! Les écarts de températures sont toujours aussi impressionnants sur cette course, et épuisent les organismes. 

Perso je savais que j'allais en chier pour cause d'absence totale d'entrainement et de volume cette année. Ca n'a pas manqué. Au bout du semi avant la montée au Volcan une première hypo. J'ai récupéré dans la première moitié de la montée. Sur le volcan j'ai fais la trace un moment. Du coup après Oratoire Sainte Therese j'ai attendu un groupe de coureurs derrières pour descendre vers Textor et sucer la roue (les basquettes ?). Sur Kervegen j'ai du m'habituer à un rythme de paschyderme asmathique. Descente sur Cilaos m'a fait bien plaisir avec un bon déroulé et engagement agréable. Je pense me refaire une petite santé, et finir le retse du parcours en mode rando, sans esprit de performance. Mais la montée vers le Taïbit est laborieuse, vertiges, nausées. Plus de jus. Pas envie de me mettre au tas dans Mafate (faut ressortir !) End of the Story. 

Pour la petite histoire, je me suis aperçu que rien n'est prévu par l'organisation pour le rappatriement des abandons. Demerden sie sich. Mais bon c'est écrit noir sur blanc et j'approuve cette simplicité et mise en responsabilité. Un gars qui a entendu ma question m'a gentiment proposé de me ramener sur St Gilles. Au pied du portail même. Ouf !

Bref très belle course, avec des conditions incroyable (voir le temps des premiers et de tous les autres, rajouter entre 8 et 10h rapport aux éditions précédentes). Mais il faut y être préparé. 16h, 80km, et 4200D+ c'était largement ma plus grosse sortie de l'année ... très insuffisant. 

Bravo aux finishers : PhV incroyable 20° au scratch et 1er V2 (en 36h ... dire qu'il voulait faire moins de 30h), mon potos Baz (90° en 41h), Bikoon croisé après mon abandon qui a bien géré, et tous les Survivants. Pour le coup le slogan du tshirt finisher (toujours aussi laid avec sa broderie et son jaune pisseux, une marque de fabrique) est vraiment mérité. 

L'accident qui endeuille la course est vraiment triste. D'après ce que j'ai entendu, un métro du club de trailers Marseillais. RIP camarade. 

Aucun commentaire:

Publier un commentaire