dimanche, novembre 15, 2009

Tor des Geants - Objectif 2010


Du 14 au 20 septembre 2010 moins de 500 trailers auront l'opportunité de boucler les 320km en non-stop du tour du Val d'Aoste au départ de Courmayeur. Je suis pré-inscrit.

320km et 24.000D+ en moins de 150h, soit 6 jours, c'est le défi que proposent les Courmayeur Trailer. Cette association de trailers Italiens est déjà organisatrice de la très belle épreuve du Trail Valdigne et de l'originale Arrancabirra, Cette fois ci ils affrontent une organisation titanesque, limitée à 500 coureurs, au travers de 7 bases vies, pendant 6 jours. Il faut s'imaginer des coureurs qui au bout de quelques jours s'étaleront de la mi-parcours jusqu'à l'arrivée, et dont il va falloir gérer la sécurité et la logisitique au travers des ravitaillements mais aussi d'un sac avec du change qui précède le coureur à chaque base vie.

Autres difficultés à gérer pour les coureurs, les temps de repos, la nuit, l'altitude et la neige.

Première question à se poser : est ce que je m'organise des étapes avec gestion des temps de repos, ou bien je gère le sommeil comme il arrive et avance tant que je peux. Personnellement j'opte pour la gestion par étapes. Mon expérience de la Transpyrénéenne m'a enseigné que le corps doit rentrer dans une routine et pour cela ne pas atteindre un point d'épuisement sans retour. La PTL2008 m'a aussi fait entrevoir le danger de se retrouver seul dans un état d'épuisement trop avancé, phase pendant laquelle le jugement et l'initiative s'en trouvent amoindris. Je prévois donc environ 20h de course pour 1h de ravitaillement et 3h de sommeil dans les bases vies. Bien sur les temps seront à moduler en fonction des distances et du temps à prévoir entre chaque bases vies, mais c'est la trame. 5 jours et 4 nuits à moduler sur le parcours.

Ensuite les nuits seront beaucoup plus longues à mi-septembre. Avec un lever de soleil vers 7h30, et un coucher vers 20h, les nuits occupent approximativement un peu moins de la moitié de la journée. Il est donc important de placer le repos vers minuit - 5h du matin pour optimiser sa progression. Par expérience c'est vers 2-4h du matin que le corps plonge dans une torpeur peu efficace.

Enfin le parcours monte jusqu'à 3.300m d'altitude, ce qui en cette période l'année s'accompagne de neige. Par ailleurs sur 6 jours difficile d'imaginer une météo totalement ensoleillée. Il faudra donc gérer des conditions difficiles et être un minimum autonome quand au parcours (prendre des cartes), les vêtements (3 couches en permanence disponiblent), et la nourriture (Tipiak de secours, Mule Bar).

Je reviendrais plus en détail sur la prévision de mes étapes plus tard. En attendant je suis pré-inscrit en attendant les inscriptions définitives début 2010.

Cette course en individuel sur le même principe que l'UTMB mais sur un format plus de deux fois plus important est intéressante - au-delà de la beauté évidente du parcours - par la gestion et les choix stratégiques qu'elle impose. Mon expérience Transpy2009 sera un avantage évident.

dimanche, novembre 01, 2009

Festival des Templiers

Du 23 au 25 octobre 2009 les courses trails se sont enchainées à Nant. Magnifiquement reçu par Yoyo et sa famille, j'ai pu vivre deux courses totalement différemment. L'Endurance Trail (116km - 4.370D+) et la Grande Course des Templiers (70km - 3.200D+).

Arrivé sur Millau le jeudi matin, j'ai le temps de trainer au salon à Nant et de papoter avec les potos trailers en attendant PhilV et Clerzou qui crèchent également chez Yoyo Gite. Le village est très tranquille : c'est la semaine et ne viennent chercher leur dossard "que" les 600 coureurs de l'Endurance. Quel contraste avec les jours suivants et les 5.000 coureurs plus les familles qui von,t envahir ce petit village de l'Aveyron !

Le traditionnel départ est donné le vendredi matin à 4:00 avec les flambeaux rouges qui donnent une sacrée ambiance. Cette course n'a eu lieu qu'en 1999 et 2004, ajoutant au côté mytique et exceptionnel de l'évènement. Jusqu'à St Guiral c'est vraiment très roulant avec une succession de grand chemins 4x4, de route, et de voie ferrée désafecté. Avec Yoyo on se perd dés le début, et il arrêtera finalement au 25°km par manque de jambe. Mais rapidement je suis avec Irina qui sera première féminine et 11° au scratch. Un petit groupe de cinq coureurs s'est formé et nous aide à passer cette partie pas très excitante, mais heureusement de nuit. Du coup ca passe bien et à un bon rythme. Environ 4h pour arriver à Dourbies, premier vrai ravitaillement. Je suis bien, environ dans les 20/30 premiers. Dans les descentes je remonte un nombre impressionnant de coureurs. Je ne reste que très peu de temps au ravito et repars dans une courte montée (300D+). Et là je commence à avoir mal au bas du dos. En moins de dix minutes je me retrouve coincé. Tout le monde me passe. S'ensuit 9km de chemin forestier interminable assez plat et donc roulant. Impossible de courir, le dos complètement bloqué. 1h30 pour rejoindre la départementale au 50° kilomètre et me faire rapatrier à Nant. Je verrais quand même le Mont Aigoual, le bus devant y passer. Ce qui me permet d'encourager Basile, Clerzou, et GGO, et de constater que le vent et l'humidité malmènent toujours autant les coureurs. brrrrr !

De retrour à Nant je passe 45mn chez les kinés pour le confort, et 1h chez les ostéos pour me remettre en place. C'est bien simple, tout est de travers. Le sacrum, les vertèbres, ... bref mon mal de dos est tout sauf un hasard. J'aurais simplement du remettre tout ça en place après la traversée des Pyrénées.

Du coup le samedi je n'ai déjà plus mal nul part. Et avec le groupe nous passons la journée à ... ravitailler : petit-dej d'enfer à 10:00, canard confis à 13:00, et alligot/saucisse + gateaux d'anniversaire à 21h !!! Nous courons pour manger et non l'inverse !

Du coup c'est avec une énorme envie que je m'aligne (sans dossard) sur les Templiers à 5:15. Une grosse envie de découvrir le magnifique final de Trêve à Nant en passant par Cantobre que m'ont raconté les finishers de l'Endurance. Je suis avec Marie-Servanne du Ultrafondus Raid Team et vais faire la course avec elle. Je loupe Christine au départ, alors que nous avions prévu de faire son baptème en Ultra-Trail ensemble.

C'est sans histoire que nous refaisons le parcours jusqu'à Dourbie (39°km), mais de jour cette fois ci et je ne peux qu'admirer le beau paysage invisible deux jours plus tôt. Je me fais à nouveau plaisir dans les deux belles descentes vers St Guiral et Dourbies. Là les amies de Christine nous annonce 3mn derrière. C'est sur on va se rejoindre. Après la montée c'est l'inconnue pour moi, et un nouveau parcours à découvrir. Je propose à MS de partir dans la descente vers Treves pour combler le trou avec Christine et évaluer le temps. Pendant 15mn la situation est étonnante. Je double des coureurs au double de leur vitesse. Il faut dire que nous sommes aux environs de la 800° place et que la plupart comment à fatiguer. Entre la différence de technique et de fraicheur, je passe un peu pour un extra-terrestre. D'autant que certains m'ont déjà vu dans les descentes précédentes. On ne fait pas la même course. Je rejoins Christine et nous discutons tranquillement jusqu'au ravitaillement de Treves. Et là MS nous rejoint et du coup nous pouvons continuer la course tous ensemble. Mes deux championnes réunies, les astres sont alignés !

Ce final tient sa promesse. De beaux single track, et une descente vers Cantobre juste sublime ! Christine se fera une petite frayeur avec une chute lors d'un moins bien mais finira en 11h08. MS va avoir un vrai coup de fouet et finir en apothéose. Nous ramassons un nombre impressionnant de coureurs ! Final en 10h37, plus de 20mnn en dessous du temps prévu. Chapeau bas les filles !

Pour ma part je viens de passer un magnifique week-end. Une course un peu raté le vendredi, mais la déception avait complètement disparue dimanche soir. La recette magique c'est de belles rencontres, des amis, de beaux parcours, de la bonne bouffe. Tout était réuni. Merci pour tout Yoyo !

mercredi, octobre 21, 2009

Les Templiers plus long que long

Du 23 au 25 octobre a lieu à Nant un enchainement de courses Trail accueillant plus de 3.500 coureurs toutes épreuves confondues. Je serais au moins présent au départ de l'Endurance Trail.

Ce soir départ en train de nuit pour Millau. Départ des 120km et 4.000D+ vendredi matin 4:00. Cela va être une course assez roulante avec quelques raidillons. Météo maussade avec vent froid en perspective. Si l'on ajoute le manque d'entrainement et d'envie depuis la Transpy, la conclusion est que ça va être une course au mental. Pas de performance en vue, avec un temps surement proche des 20h là où les meilleurs mettront 14h pour les garçons et 17h pour les filles.

En revanche le plaisir sera bien là. Très cool de retrouver les copains Françoise, Yoyo, et Antranik (Transpy), Clerzou (team DahUFO de la Montagn'Hard), Marie-Servanne (team mate Ultrafondus Raid), Christine (School), Basile (Raid Edhec, BMTU), Bertrand (le tri-athlète frêrot du rugbyman) et tous les autres fellows.

Christine me propose de l'accompagner sur son "baptême" en Ultra-Trail. Je ne sais pas is c'est raisonnable, les 120km de l'Endurance me semblaient déjà long pour cette fin de saison, mais ça me fait vraiment plaisir d'être parrain pour la deuxième fois cette année !
Je ne sais pas en revanche si j'aurais le courage et la force d'aller au bout de ces 72km / 3.200D+ additionnels. Christine m'a promis que deux de ses amies attendaient à mi-course en voiture. Il va être difficile de résister !

lundi, octobre 19, 2009

Raid Metro Vert

Le 11 octobre avait lieu la 1ere édition du Raid Métro Vert à Grenoble. L'objectif était de faire découvrir à plus de 700 équipes les espaces verts de l'aglomération Grenobloise en VTT, Rollers, Trail, ou Kayak, répartis sur 3 parcours Découverte, Raiders, et Experts.

Avec Eric le binôme du team Ultrafondus a décidé de tapper le parcours Expert avec ses 75km et quelques 1.900D+. Rien d'impressionnant, et même très rapide avec des étapes très courtes n'excédant jamais 1h30. En tout nous mettons près de 6h30, et avec quelques pénalités prises au VTT Trial, au Biathlon (Eric fait quand même 4/5), et sur les étapes de liaison, nous finissons 25° sur une soixantaine d'équipe. Rien de folichon au classement général, mais une superbe journée passée "à la maison".

J'ai bien aimé l'enchainement d'épreuves variées. L'organisation était vraiment impeccable. Même si ressortir les rollers de la naphtaline m'a quand même valu deux beaux gadins en descente. Eric a fait une belle orientation, aidé sur le final par les deux impressionnantes gazelles Sophie et Mathilde des "Commes sur des Poulettes".

Fin des raids pour 2009 sur une belle journée ensoleillée.

jeudi, octobre 08, 2009

4° Arrancabirra : un excellent cru

3 octobre 2009 La 4° édition de l'Arrancabirra avait lieu dimanche dernier à Courmayeur. Une course de 19km et 1.400D+ avec 1 bierre lors des 6 ravitaillement permettant de capitaliser au total 60 minutes de bonifications. Forcément atypîque.

L'Arrancabirra - littéralement "Accroché à la Bierre" - c'est d'abord une superbe fête du trail. Accessible à tous puisque la barrière horaire est de plus de 8 heures. On ne se prend pas au sérieux, chacun étant libre de venir déguisé.


Votre serviteur en version VRP du trail.


Des bonnes soeurs avec leur fut de bierre au dos.


Des petites vieilles (quand on vous dit que c'est ouvert à tous !)


Et bien sur des canettes de bierre !

La fête continue après la course avec un groupe de musique jouant en alternance avec un DJ jusqu'au bout de la nuit. Bien sur tenue trail correcte exigée !

Votre serviteur termine 37° au scratch et 27° après bonifications (6 bierres sur 6 possibles) sur 720 inscrits et 607 finishers.

L'Arrancabirra 2010 aura lieu probablement en juin et c'est bien dommage. Septembre sonnait la fin de la saison, et l'agenda des courses en juin est déjà bien encombré.

Salute et à l'année prochaine.

lundi, septembre 28, 2009

Doublé au Raid "Entre Vignes et Garrigues"

Retrouvailles pour le team Ultrafondus ce week-end près du Pont du Gard.
Nous nous étions donné rendez vous les 26 et 27 septembre avec Marie-Servanne, Aurélie, et Eric. Après le Raid EDHEC nous avions souhaité passer un peu plus de temps pour papoter et se découvrir, ce que nous n'avions pas eu trop le loisir de faire en mai dernier.

Au programme le Raid "Entre Vignes et Garrigues" le samedi, un charmant et très bien organisé raid en duo comprenant CO, Run&Bike, VTT, VTTO, et CO de nuit sur environ 55km et 700D+. Le dimanche descente en K2 et K1 sur le Verdon, et farniente au bord de la piscine.

Pour le Raid, beau doublé des deux équipes Ultrafondus : Marie-Servanne et Eric premiers, avec Aurélie nous finissons deuxième en mixte (sur 7 équipes mixtes et 30 équipes au total).
Pour l'anecdote j'ai réussi à me perdre et paumer ma coéquipière sur le Run & Bike ... et à atterir sur un autre parcours balisé (pour une course de trail le lendemain) sans m'en rendre compte ! Belle CO des deux équipes.

Du coup ça donne vraiment envie de faire d'autres petits raids de ce genre, qui ne demandent pas trop de condition physique spécifique, mais procurent beaucoup de plaisir et permettent de s'entrainer en CO.

Le team Raid Ultrafondus semble être bien né.

mercredi, septembre 02, 2009

Super week end à la foire UTMB

Personne ne peut l'ignorer, le week end dernier c'était la superbe foire du trail à l'occasion de l'UTMB et des quatre autres courses CCC, PTL, et la petite dernière TDS.

Magnifique village des exposants où les rencontres entre les trailers, les marchands, et les organisateurs furent riches - chacun tenant souvent deux ou trois de ces rôles.

Excellente nouvelle de Jack Peyrard - organisateur des très belles courses à Crest, MARATHON HERO Drôme & Nature - : l'enchainement réalisé avec Christian cette année devient un challenge offcielle. Et cerise sur le gateau, nous sommes invités pour défendre notre titre ! Merci Jack.

Pour ma part cette année j'avais très envie de gouter au nouveau tracé de la TDS. Mon entrainement très spécifique Très Longue Distance réalisé pour la Transpy m'a poussé à y ajouter un peu de fun en réalisant l'enchainement avec la CCC que je n'avais jamais faite. Avec mon UTMB2007 et ma PTL2008, c'est le grand chelem. Avec deux difficultés majeures : la CCC part à 10h au lieu de 9h prévu initialement, et pour arriver à Chamonix en 16/17h - ce qui me laisse 3/2h pour me changer/reposer/laver/dejeuner - il faut probablement arriver entre la 35eme et la 150° place. Ensuite il faut gérer le sommeil car je n'ai pas récupéré de la Transpy, je fais toujours des nuits de 10h contre 7h habituellement.

Vendredi 10:00am je me retrouve à Courmayeur pour le départ. Aucun stress car je ne partcipe pas réellement à cette course, juste l'envie de profiter au maximum et de rester concentrer sur ma régularité en ne rentrant jamais dans la zone rouge. Discussion avec Sarah pour sa première grosse course montagne qu'elle réussira brillamment en 25h, et coach Nico.
Ca part vite. Je remarque que jusqu'à La Fouly beaucoup de coureurs ont des rythmes de course très bizarres. J'en voit débouler dans les descentes qui la finissent les cuisses en vrac, certains piquent de vrais sprint dans des montées pour exploser à la suivante. Je gère mon allure sans tenir compte de mon classement ni des autres coureurs, je n'écoute que mon corps. Il faut que je sois souple et toujours à l'aise. La montée au Grand Col Ferret se fait sous le cagnard, mais là encore je fais appel à mon expérience : manger plus de mélange salé magique (bretzel, cajoux, fruits secs) sans boire plus. De La Fouly aux Bovines c'est un régal que de courir en permanence - excepté dans la montée à Champex bien sur. Bien que quasi seul pendant plus de deux heures, j'accumule les images positives pour le jour où refaisant l'UTMB je serais à nouveau sec sur cette portion avec beaucoup de mal pour relancer. A Trient l'arrivée de la nuit me provoque un léger endormissement. Du coup pas mal de monde me rattrappe dans la montée au Tseppe. Mais comme lors de toute la course, je dédouble tout le monde à la descente (à chaque descente c'est par grappe de 20 que je double). D'ailleurs après Catogne un coureur me remonte et reste bloqué derrière moi. C'est Jacques. En fait je crois qu'il m'a vu descendre précédemment et en profite pour que j'assure le train. Il me remercie à Vallorcine. De rien, plaisir !
Après ça se complique une peu. Le ravito de Vallorcine m'a retourné le ventre (soupe trop salée ?) et j'ai sommeil. La montée vers Tête aux Vents est laborieuse. Au sommet le brouillard rend la progression hasardeuse. Nous sommes quatres coureurs et restons ensemble pour ne pas nous perdre et garder la concentration. La descente vers Chamonix est facile, et je sais que je gagne mon premier pari avec une arriver sous les 3h du mat, avec 2h15 de marge avant le départ de la TDS. Une dizaine de coureurs me doublent en faisant le sprint dans les dernières 15mn de course. Je ne peux pas répondre sous peine de m'exploser cuisses et pieds en vue de l'enchainement.

Je ne traine pas à l'arrivée avec ma veste finisher d'un beau rouge. Direction l'appartement, douche rapide. Je dors 1h. Déjeuner légé car j'ai toujours le ventre retourné.

Samedi 5:00am départ de la TDS. Là effectivement c'est différent. Je pars avec mon rythme de randonneur pressé, et suis dans les 10 derniers. Comme sur le Marathon à Crest avec Christian après le 100km. L'impression bizarre d'être complètement à la rue, dans une course qui n'est pas la sienne. Jusqu'aux Houches je relance là où tous les autres courent en jogging. Mais ce qui m'inquiète ce sont les barrières horaires. 10h à St Nicolas de Véroce et 14h15 au Col du Joly, je dois passer. En plus je connais bien ces coins depuis la Montagn'Hard et les quelques Off réalisés dans ce coin. Mais en revanche je ne me vois pas passer le Col de la Forclaz avant 21h, sachant que mon rythme va décliner et que j'avais prévu de dormir un peu aux différents ravitos. Du coup, avec l'idée d'aller dans le mur, de devoir abandonner à coup sur, l'envie me lâche. Arrivé aux Houches et avant d'attaquer le Col de Voza j'abandonne. Mon objectif de la Transpy a été réalisé, et j'ai effectué une belle et agréable CCC. Je veux rester sur une image positive. Même pas déçu.

Cerise sur le gateau, mon j'ai découvert mon objectif 2010 au village exposant : http://www.tordesgeants.it/
Ce week-end aura décidément été formidable !


Tableau des passages CCC
PtsHeure pass.Tps courseClasst.
BertoneV-11:3301:31:32148
Refuge BonattiV-13:0102:59:43111
ArnuvaV-13:4103:39:5399
Grand Col FerretV-14:4704:46:0191
La FoulyV-15:54
V-16:02
05:53:1592
Champex-LacV-17:52
V-18:03
07:50:4283
BovineV-19:4309:41:2868
TrientV-20:35
V-20:46
10:34:0567
CatogneV-22:0312:01:2468
VallorcineV-22:47
V-22:56
12:46:0762
La Tête aux VentsS-01:0114:59:2868
La FlégèreS-01:3715:36:1265
Chamonix ArrivéeS-02:4416:42:2970

mardi, août 25, 2009

UTMB : la cinquième course

Du 25 au 30 août se déroule la désormais grande "foire" de l'Ultra-Trail au sens paysan du terme : rendez vous annuel incontournable on y trouve tous les acteurs industriels et on y retrouve beaucoup de camarades, coureurs ou non. Cet évènement montre la maturité dont fait désormais preuve le trail en France et en Europe.

On en oublierait presque que l'évènement tient non pas sur une course mais quatre ! L'ancêtre UTMB propose le tour du massif du Mont-Blanc depuis 2003 avec plus de 160km et 9500D+. La CCC (98km et 5.600D+) permet à beaucoup de se lancer sur un demi-tour entre Courmayeur et Chamonix avec souvent pour objectif à moyen terme de réaliser l'UTMB. En 2008 la Petite Trotte à Léon (PTL) lance 60 teams de trois équipiers en autonomie sur une trace GPS sur un parcours rustique, difficile, et long (240km et 18000D+ cette année !) où la gestion de l'équipe est primordiale. Cette année est apparue une quatrième course la TDS (sur les Traces des Ducs de Savoie), qui part de Chamonix pour rejoindre Courmayeur via le Mont-Joly et Bourg St Maurice sur un parcours totalement inédit de 105km et 6700D+.

La boucle est-elle bouclée ?

Je pense que non. Car à mon avis la CCC et la TDS permettent une version inédite de l'UTMB à partir de et jusqu'à Courmayeur. 205km et 12.000D+ autour du Mont-Blanc. Et pourquoi pas dans l'autre sens comme nous l'avions imaginé avec Basile et Janne en juin 2009 avec notre BMTU ?

Je vais tester un nouveau tour du Mont-Blanc en tentant de réaliser cette semaine l'enchainement de la CCC (départ vendredi 28 août à 10h de Courmayeur) et de la TDS (départ samedi 29 août à 5h). Deux difficultés principales à surmonter.
Premièrement arriver dans les délais à Chamonix, soit en moins de 19h pour être sur de pouvoir prendre le départ de la TDS. Idéalement en 16h pour me permettre de dormir 1h, de me changer/doucher, et de me restaurer. En 2008 au classement scratch un temps de 16h faisait arrivé en 37ème position, et 19h en 183ème sur environ 2.500 participants et 1.350 finishers ! Il ne faudra donc pas chomer.
Deuxièmement il me faudra gérer le sommeil, et notamment le manque induit par la Transpyrénéenne. Je n'ai toujours pas totalement récupéré le déséquilibre de mes temps de repos. Sur les parcours des deux courses il n'existe plus de zone de repos possible dans les ravitaillement. Ce sera donc comme en Off sur le bord des chemins, enroulé dans la couverture de survie, avec des repos de 5 à 15 minutes maximum, et essentiellement sur la TDS.

J'aime beaucoup faire les premières en trail, comme la Montagn'Hard cette année. Ce serait fantastique que cet enchainement soit une avant-première de la cinquième course de la grande messe UTMB.

Suivi Live CCC
Suivi Live TDS

lundi, août 17, 2009

TRANSPYRENEENNE > Recupération après 15 jours

Voici 15 jours que nous sommes arrivés au bout et à bout de l'aventure. 15 jours pendant lesquels j'ai fais une récup à base de ... rien du tout. D'ailleurs même pas envie. Juste le désir de flaner, de prendre du temps. Du temps pour discuter, pour boire un verre, pour regarder et écouter, du temps pour s'ennuyer. Yoyo semble avoir fait de même en profitant de moments de détente avec sa famille.

Comme prévu je dors énormément. C'est bien simple je dois dormir à peu près quatre fois par jour. Au bureau il m'est même arrivé de partir pour une petite sieste, et de me réveiller 2h plus tard allongé à même le sol !

Ce week-end j'avais décidé de le passer à Chamonix. Avec le clair désir de farniente jusqu'à dimanche et de remprendre un entrainement court sur une semaine avant l'enchainement CCC+TDS fin août.

Du coup samedi farniente sous un arbre, et dimanche à la cool aux lacs Noir et Blanc dans les Aiguilles Rouges, avec pieds dans l'eau, sieste (et oui toujours), et discuss avec les randonneurs. Descente (presque) sans courir. C'est vraiment bon la rando.

Ce lundi j'ai décidé de faire une sortie engagée (en rythme). Et pour voir où j'en suis, j'ai choisis mon parcours fétiche de La Jonction. Alors que mon temps record à la montée est de 1h45 en courant, j'ai réalisé 1h50 en marchant. Après une sieste (mon talon d'achille) d'une heure au soleil et face aux glaciers du Mont-Blanc, je sus redescendu comme une balle. Incroyable le physio répond présent comme à la parade, aucune fatigue musculaire, aucune douleur. Petit aparté, je suis revenu à mes premiers amours en chaussure trail : Salomon XA Pro. Incroyable tenue de la cheville, permet vraiment toutes les audaces en descente. Quelle domage que ce chassis si rigoureux me fasse si mal à ma pauvre voute plantaire.

Bref pour l'enchainement CCC/TDS cela se présente sous les meilleurs auspices. Reste un paramètre à gérer : le sommeil. L'année dernière à la PTL, 4 semaines après notre tentative avortée de Transpy, j'avais été le premier du groupe à manquer de sommeil au bout de 50h environ. Pour me permettre une CCC (départ ven,dredi 10h) en 15h je vais devoir me contenter de micro sommeils de 5mn dés que nécessaire. 2h de repos avant le départ de la TDS (samedi 5h), Et ensuite gérer avec un mixte de micro-sommeils trés court et si besoin une ou deux siestes de 20mn en zone de ravito.

En conclusion la Transpy2009 laisse des traces durables pour l'organisme. Dans les plus, une musculation et un cardio typé montagne vraiment efficace, un mental d'acier, et un sentiment de plénitude avec l'obkectif principal réussi. Dans les moins une fatigue générale trés difficile à récupérer.

mercredi, août 05, 2009

La Transpyrénéenne, une histoire d'Hommes

Nous avons vécus une aventure extraordinaire pendant ces 10 jours. D'une intensité incroyable. Je reviendrais plus tard sur l'aventure en elle-même et ses coulisses.

Au-delà du record de la traversée en trail en 10 jours et 10h, je suis particulièrement fier que nous ayons tous ensemble réussi à créer une équipe à l'osmose aussi parfaite. J'ai énormément de respect pour chacune des personnes ayant contribué à ce succès, et j'y inclus de plein droit Emmanuel qui a permis à tous de vivre cet aventure en temps réel sur www.transpyreneenne.fr et de nous permettre d'en garder un souvenir intact. Du respect pour leur engagement individuel sur cette mission, leur préparation en amont, leur implication professionnelle sur le terrain, l'esprit d'initiative et le respect de l'autre, ainsi que le soucis de la bonne humeur permanente gage de sérénité. Jamais ma devise "Volontaires, solidaires, déterminés" n'aura eu un sens collectif aussi prononcé.

Nous sommes aussi très heureux de pouvoir dire qu'en dépit des blessures et difficultés, à aucun moment nous n'avons eu besoin de médicaments. Les straps, massages, et eosine ont suffit à résoudre la plupart des soucis médicaux. Un travail incroyable des magic's ostéos Thomas et Antoine à mettre en avant. Oui une autre façon de soigner est possible, prenant en compte le corps comme un tout.

Cher team, je suis heureux de vous avoir aussi intimement connu durant ces 10 jours, et suis fier de vous compter parmi mes amis. Vous pouvez tous compter sur mon engagement à vos côtés lorsque vous en aurez besoin.

Merci à tous les potos UFO, Kikoureurs, amis fidèles, et familles attentionnées pour vos encouragements et messages de soutiens. Ils sont fondamentaux dans les moments difficiles, réconfortants et régénérants.

vendredi, juillet 17, 2009

Transpyrénéenne - tentative de record de la Traversée des Pyrénnées - départ vendredi 24 juillet 5h30

En repos depuis 10 jours pour faire du jus, la Montagn'Hard a marqué la fin d'un entrainement en deux blocs cette année :
- travaille sur la vitesse avec des exercices de VMA cet hiver, plus un travail foncier essentiellement en ski de randonnée et ski de fond (Transjurassienne et Traversée du Vercors pour les courses),
- travaille en volume depuis début mai en multipliant les week end courses et off en montagne.

Alors que l'année dernière j'étais à la même période à 1 900 km et 62 000 m de dénivelés d'entrainement, j'atteint 2.100km et 75.000D+ cette année.

L''enchainement 100km/marathon à Crest, le Raid EDHEC, le BMTU, ou la Montagn'Hard ont habitué mon organisme à enchainer de longues sorties. Ca va être mon atout maître pour enchainer 18h de courses par jour durant les 8 à 10 jours que nous visons pour cette traversée. Nos Ostéo Antoine et Thomas permettront également d'effacer les traces physio pour nous permettre de repartir "frais".

L'atout ultime c'est l'expérience de notre tentative 2008 :
- profiter au maximum du jour en partant systématiquement à 5h30 pour finir vers 22h30. La nuit la progression est tellement plus compliquée, la prise de risque plus importante,
- ne jamais s'emballer sur une belle descente, une partie bitumée, ou une ascension où l'on se sent bien, adopter un rythme régulier et constant. La PTL2008 a été un exemple (merci Etienne !),
- Enfin simplifier à l'extrême le matériel et l'assistance pour que cela ne devienne pas une cause de stress supplémentaire.

La traversée partira d'Hendaye vendredi prochain à 5h30 pétante. Une semaine pour se préparer mentalement à cet exercice particulier, s'assurer de ne rien oublier dans la caisse de matériels, finaliser les dernières questions logistiques.

Pour faire simple, il y a 7 acteurs : 3 coureurs :
- Olivier (Olivier91), deuxième tentative
- Stephane (Ultra-steph), deuxième tentative
- Lionel (yoyo), première tentative

4 assistants de luxe :
- Antranik, chauffeur, orienteur, logisticien, pacer ...
- Françoise, chauffeuse, cuisineuse, logisticienne, ....
- Thomas, osthéopathe, chauffeur, logisiticien, photographe, journaliste, ...
- Antoine, ostéopathe, chauffeur, logisiticien, photographe, journaliste, ...

Avec ça, il y aura 2 véhicules.

Le programme est simple : 685 km, 45 000 m+, un peu plus si l'on fait un peu de tourisme improvisé.
Le déroulement devrait être le suivant : départ à 5h30, arrivée à 22h30 et ceci pendant 8, 9 ou 10 jours.

Pour le suivi, on essayera de mettre en ligne des temps de passage, des photos, des vidéos, Manu devrait être sur le pont pour ça.
Vous trouverez des infos sur les sites :
http://record-hrp.over-blog.com/
www.ultrafondus.fr (site et forum)

Pour tout savoir sur ce qui nous attend, je vous invite à consulter le fichier dont le lien est ci-dessous, il y a dedans :
- le roadbook
- le programme
- le profil
- le fichier de suivi qu'on mettra en ligne
C'est là : http://dl.free.fr/qkLrxcJyD

mardi, juin 30, 2009

Off Pyrenées Triple Summits

Un bel enchainement du Canigou, du Pic du Géant, et du Carlit avec Val, Yoyo, et Phil.
On en a profité pour repérer les parcours idéaux pour terminer la Transpy2009 (départ le 24 juillet).
Environ 80km, 5.300D+ : on a fait l'équivalent d'une journée de la Transpyr ... sur trois jours !
Photos

vendredi, juin 26, 2009

Article Ultrafondus #60 > Enchainement 100km + Marathon de Crest

L'Enchainement 100km + Marathon que nous avions réalisé les 9/10 mai 2009 avec Christian a fait l'objet d'un article dans Ultrafondus #60. Courez l'acheter, le numéro 61 sort dans quelques jours seulement !!!

Montagne Pub > Ultimate Trail Initiation

Pour le week end de la fête de la musique du 20/21 juin, Montagne Pub association Parisienne de Montagnards m'avait demandé de concevoir et d'encadrer une sortie d'initiation au Trail. Les contraintes étaient assez fortes : parcours sur deux jours, boucle, pour un groupe de 14 personnes à priori hétérogène et dont les noms et qualités sportives n'étaient pas connus, alternative possible pour un sous-groupe qui le sent moins bien, possibilité de retour en urgence rapide, arrivée du train de nuit le samedi matin retour le dimanche soir. Enfin il faut trouver des paysages variés significatifs du trail (single track en sous bois, pierriers, alterner parties courables et d'autres plus engagées).

Mon choix finit par se faire sur le massif des Aiguilles Rouges, sur une boucle d'environ 40km et 2300D+, avec un refuge près d'un accés routier, et une boucle alternative plus courte:
Jour 1 : Buet -> Col de la Terrasse -> Refuge Vieil Emosson
Jour 2 : refuge Vieil Emosson - Cheval Blanc -> Mont Buet -> Buet via Col de Salenton
Variante via le vallon de Trés-les-Eaux

L'invitée du week end aura été la neige omni-présente au-dessus de 2400m, et pouvant potentiellement rendre la sortie plus compliquée. Il aura neigé toute la nuit, et la poudreuse aura en fait facilité l'accroche. En revanche le mauvais temps et le froid a gelé les corps lors de la montée par la crête au Mt Buet. Mais les MP's ont su garder leur sang froid, se discipliner, et finalement tout s'est terminé dans la joie et la bonne humeur. Et surtout l'envie de recommencer en 2010 (parcours en gestation chez Olivier dans les Hautes Alpes ...).

Merci à mon paternel Géo pour avoir géré le parcours via le Vallon de Trés les Eaux en compagnie de trois charmantes jeunes femmes genre Charlie et ses 3 drôles de dames :-))

Voici le compte rendu de Cathy - co-GO de cette sortie avec Amandine :

"Par quoi faudrait-il commencer pour résumer cette très intensive première édition de l'Ultimate Montagne Pub ?

Par la fin peut-être, avec ce café-croissant et le sourire de Carole et Florent pour nous réconforter de cette courte nuit en Lunéa. Pour les nouveaux, sachez que ça aussi c'est Montagne Pub !

Ou bien alors par le début, avec la course poursuite d'Amandine après ses chaussures de trail ou encore un petit-déjeuner squatt à la sauce japonaise dans le St-Gervais-Buet.

Certains nous regardaient d'un drôle d'oeil, d'autres avaient peur de ne pas y arriver, mais on avait bien senti dès les séances d'entraînement que cela le ferait sans problème. On a juste pris soin de laisser un peu traîner le suspens...

Donc pour résumer ce week-end de course à pied dans la boue, les pierriers, les broussailles, les ruisseaux et les cascades, la neige, les rochers, la terre et quelques mètres quand même de bitumes, ces 40km et 2500+ de dénivelé, voici les mentions spéciales décernées pour ce week-end :

Amandine : la reine de l'organisation. Mention spéciale pour le petit déjeuner gargantuesque planqué dans la valise à roulettes

Stéphane (C) : le roi du parcours. Quel flaire ! Organiser un trail pour 15 personnes qu'on n'a jamais vues courir et tomber sur le parcours idéal, varié, difficile mais juste ce qu'il faut et sans faire de dégâts. Bravo. Il a gagné son ticket pour le prochain Ultimate !

Olivier : un super guide qu'on adore et déjà rôdé chez MP, venu cette fois-ci en GM mais qu'on était bien contents d'avoir comme guide quand même. Il a bien entendu aussi gagné son ticket pour le prochain Ultimate.

George : le papa sportif qu'on rêverait tous d'avoir. On est bluffé et on se promet d'être assidus aux entraînements ultimate pendant les 30 prochaines années pour en faire autant à son âge.

Anne-Sophie, Delphine et Mathilde : elles se sont tellement bien occupées de George qu'il va rempiler pour 10 ans de plus dans la montagne. Merci les filles ! ça aussi, c'est l'esprit Montagne Pub !

Alexandre : mon petit mari chéri qui a vaincu sa peur du vide pour atteindre le sommet du Mont Buet. C'est beau l'amour !

Stéphane (L) : un sans faute pour répondre aux questions techniques des néophytes trailers que nous sommes et un bel exemple à suivre pour la descente dans la caillasse.

Virginie : les plus belles chaussettes jamais vues dans tout le pays du Buet.

Nico : il nous accueillera le 8 septembre prochain pour fêter et se remémorer cette première édition de l'Ultimate. Apportez genépi, williamine et abricotine, croûte, tartiflette et tarte aux myrtilles. Merci de veiller à bien utiliser la touche "reply to all" pour lui répondre.

Guillaume : une péritonite, une cheville tordue, le tout sans bâton. Trop easy notre petit benjamin !

Edouard : il a osé le maxi thermos sur le vélo et cavalé comme un lapin dans la descente.

Donatienne : elle a vaincu le stress des pierriers, le froid et les engelures pour nous accompagner saluer le Sieur Buet. Chapeau.

David : on a adoré le voir passer comme un bolide dans la descente et plumer Alexis à la belote

Alexis : un rire incroyable pour cette nouvelle recrue. Une folle descente et le seul assez fou pour remonter jusqu'au refuge pour boire un coup.

Cathy : plus motivée que jamais pour vous faire revivre d'aussi belles émotions l'an prochain."


jeudi, juin 25, 2009

UTMB/\BMTU - en quête du bon sens

13/14 juin 2009
Parcours UTMB à l'envers - environ 150km et 9.000D+ en non-stop et en autonomie - 40h

Guests
Janne Marin - Finlandais - Finisher UTMB en environ 36h
Basile Carle - Français - première fois au-dessus de 100km, raideur et trailer

Ca faisait un petit moment que je rêvais de faire ce fameux parcours du Tour du Mont-Blanc dans l'autre sens. Mais c'est quoi le sens du TMB ? Est ce que ça un sens de définir le sens d'un tour de montagne ? Et bien oui, puisque c'est celui indiqué dans le topoguide, celui aussi balisé chaque année par le plus grand ultra-trail d'Europe. Alors pourquoi changer le sens de ce qui fait le plus communément sens ? Pour redécouvrir ce qui semblait définitivement acquis, se remettre en question sur ce parcours connu et reconnu.

Mais alors quels sont les sens qui ont donné envie à mes compagnons de route de venir faire contre-sens ?

Basile j'avais fait sa connaissance lors du Raid EDHEC le mois précédent. Il faut dire qu'il avait mené son équipe à la première place, et qu'il m'avait fait une belle impression avec son allure nonchalante hyper efficace. Un raid en Atlas annulé, et hop il me contacte via Facebook pour réaliser son premier trail au-delà de 100km.
Janne (prononcer "ianné") lui m'a directement contacté par internet en voyant ma proposition de changer le sens et choisi alors d'inclure le BMTU dans sa préparation à la Montagn'Hard, une course qui elle n'a vraiment aucun sens !

Le trio se forme et fait connaissance le vendredi soir et après un rapide diner, nous partons à 20h de la Place du Triangle direction Flégère. Tout le monde semble à l'aise, et avoir un rythme équivalent. Ouf, ca va bien se passer. En redescendant vers le Col des Montet nous bousculons presque des troupeaux de chamois. La nuit tombe. Afin d'aviter l'ennuie de Vallorcine, j'ai décidé une variante en montant via le Col des Posettes en passant par le Col de Balme qui se grimpe rapidement. En revanche à la vue des névés déjà trés présents à 2000m, il va me falloir abandonner l'idée de franchir la Fenêtre d'Arpette, trop dangereux sur la neige gelée de nuit. Long détour par Bovine, où avec Janne nous nous faisons le réflexion que c'est tout de même plus agréable à monter qu'à descendre. Le bénéfice de le retourner dans tous ses sens !

C'est au lever du jour que nous entamons la plus ennyeuse des parties, et ce quelqu'en soit le sens : de Praz de Fort vers La Fouly. Heureusement l'idée d'un petit déjeuner dans un hotel nous motive. Mais à La Fouly tout semble fermé : un non-sens ! Heureusement un couple de VTTistes avec qui nous échangeons quelques mots revient sur ses pas pour nous indiquer une auberge ouverte. Trop sympa les Suisses !

Le ventre plein et les sens aiguisés nous entamons la montée vers le Grand Col Ferret via le sentier en n'omettant pas de prendre une photo avec la grande banderole de l'UTMB au refuge du Peule. Le final se fait dans les névés avant d'attaquer la descente vers Arnuva qui nous montre ô combien terrible elle est à l'ascension. On croise Natlya et Jean-Claude Marmet (vous savez le Colonel qui vous fait peur en parlant sécurité au départ de l'UTMB !) en reco pour la PTL. Sur un des nombreux névés à traverser je me fais une belle frayeur en glissant sur 50m en direction de rochers et de la rivière. Le planté de bâton ne suffisant pas, ce sont mes mains qui feront office de piolet.

A Arnuva nous croisons un groupe de trailers à contre-sens mené par François - des Bauges - Castel menant son groupe en véritable gourou du mental. Une pause bienvenue avant l'ascension vers Bonatti, le refuge five stars qui nous fait déjà saliver vu qu'on doit y arriver vers 12h30 ! Bertone n'est qu'une formalité et la descente vers Courmayeur est l'occasion de filer à batons rompus avec Basile qui démontre de superbes qualités de descendeur.

En revanche Courmayeur est une véritable étuve qui met nos sens sans dessus dessous. Basile propose une pause de 15' à l'ombre de petites ruelles juste avant d'attaquer la trés rude montée vers refuge Vieille Chécruit. Adopté à l'unanimité !
Et nous en avions bien besoin tellement la chaleur et la pente nous assomment. Nous relancons bien sur le Mont Chécruit, la descente vers le Lac Combel est également menée bon train. Le soir tombe sur l'ascension régulière du Col de Seigne, et s'abat sur nous au village des Glaciers. Je me souviendrais encore longtemps de cette descente où rapidement mes sens et notamment le 6eme du trailer m'ont envahis : les pieds trouvent instantanément les appuis, la foulée est souple et rapide, et ce même sans frontale dans la nuit tombante. Aucune fatigue des quadriceps, bref une vague de bien être totale. Et les camarades suivent toujours aussi bien et facilement : quelle communion !

Seconde variante après le diner improvisé à base de Tipiak et de mélange peanuts/bretzel : le Col des Fours. Un long sentier 4x4 impossible à couper de nuit nous amène sur le sentier fait de cailloux. Moi seul connait ce passage, et il me faut une concentration et tous mes sens en éveille pour ne pas perdre la trace. Le sentier ne cesse de ressemble à un lit de rivière tant il y a d'eau, et ça se complique sérieusement lorsque nous devons traverser les névés. Les Cairn sont difficiles à repérer. Il nous faudra près de 2h pour grimper à 2.600m. Sur le sommet une erreur volontaire sur la gauche me permet de rapidement retrouver le col. Mais le plus dur reste à venir. En effet la descente vers le Col du Bonhomme puis le refuge de la Balme me semble interminable. Les névés sont gelés et nous font craindre la chute. Je chute sans gravité mais avec une belle peur et un bâton cassé dans un lit de rivière. Au refuge de la Balme nous sommes épuisés par la tension et la concentration. Il est 4h du matin, et nous demandons au gardien du refuge réveillé par notre arrivée l'autorisation de dormir 1h. Refus ! "Vous faites le parcours de l'UTMB ? Et bien continuez !". Un haut savoyard qui sait donner du sens au mot refuge ... no comment ! Nous décidons d'aller jusqu'à l'église de Notre Dame des Gorges, et trouvons refuge sur le côté. Nous nous enroulons dans nos couvertures de survie en claquant des dents ... et nous réveillons à 5h en claquant des dents. Il me faudra plus d'une heure en courant pour que ma machoire cesse de s'entrechoquer.

Le jour se lève sur les Contamines, nous décidons de faire le parcours de l'UTMB jusqu'en 2006 via le Col de Voza, et de redescendre par le sentier et non la piste 4x4. Ce sentier est désormais une piste pour le VTT de descente qui nous amène directement aux Houches.

Décision collective et de bon sens : nous ne ferons pas les 8 derniers kilomètresde plat menant à Chamonix, nous en avons plein les sens, il est midi, et un bon burger/frites conclut le BMTU.


Dommage que les organisateurs de l'UTMB ne décide pas de changer le sens de cette course. la raison invoqué par Michel Poletti est la réorganisation complète de la course et des bénévoles dans les villages habitués aux horaires actuels. Du bon sens ?

dimanche, juin 07, 2009

Trail de Sully > encore un peu de vitesse !

Trail de Sully - 42km - 1.200D+
6° scratch et 3° SH en 3h42

Voilà un trail que je ne connaissais pas et qui mérite trés franchement le détour. Venu pour faire un BBQ avec les UFO et en profiter pour faire une sortie longue, je me suis régalé d'un tracé magnifique exploitant tout le potentiel de cette belle forêt de Rosny. Certe le parcours est plutôt roulant, mais des traces directs en forêt, quelques côtes et descentes techniques m'ont permis de faire la différence face à des rouleurs. Beaucoup de sous-bois tout en relance et de trés rares longues lignes droites m'ont complètement fait oublié le temps et j'ai été trés surpris d'apprendre l'arrivée proche. Oserais je dire déçu ?

Lever 5h30, Alban passe me chercher à la gare de Mantes la Jolie. Quelques UFO sur place : Banban, Runner14, Sandrine74, Sanglier, ...
Un départ trés rapide à 9h avec une dizaine de coureurs qui se détachent et moi à la jonction. Au bout de quelques kilomètres et à la faveur de quelques côtes et descentes techniques je reprend deux coureurs visiblement partis trop rapidement. Au ravito du 11°km je vois un groupe de trois coureurs qui repartent devant moi. Passage en forêt en trace azimut, penser à surveiller à la fois les rubalises et ses pieds. A la sortie je ne suis plus que 200m derrière le groupe. avec du rouge, du bleu, et du noir prêt à se faire Pac-Maniser. Incroyable dés la première grosse côte (moins de 100m tout de même) je ratrappe, double, et distance les trois coureurs. impressionant de voir ces coureurs si véloces littéralement scotchés à la pente. Jusqu'au 22°km beaucoup de faux plats et c'est sans surprise que je vois revenir un des trois, Jérôme Haguenin (il m'a raccompagné à Paris, c'est important de citer ses bienfaiteurs !). Il me passe avec aisance sur le plat, et même si je le remonte toujours aussi franchement dés la première grosse côte, c'est pour mioeux me distancer par la suite. Néanmoins ensemble nous remontons un coureur jaune fluo comme moi. 0 la faveur du ravito du 30°km je le passe, puis il revient sur moi sur le plat, et comme d'habitude je le lache sur un gros coup de cul suivi de quelques relances en côte. Je termine les 10 derniers kilomètre seul, mais facile et prenant vraiment beaucoup de plaisir à assurer des relances régulières. A l'arrivée je suis bien, mon corps a avalé ces 44km avec facilité et une relative vélocité qui m'étonnent. Car depuis début mars que je débute le spécifique avec les grosses sorties trail de Crest (enchainement 100+42), le Raid EDHEC sur 5 jours, et la reco de la Montagn'Hard, je pensais vraiment m'être dieselisé.

A nouveau magnifique organisation, tracé parfait, rubalisage nickel, des bénévoles partout. Vraiment cette course mérite beaucoup mieux que la soixantaine d'inscrits sur le 42km et les 200 sur le 17km. Qui vient en 2010 ?

mardi, juin 02, 2009

La Dahuf’OFF Edition 1 – Reco de la Montagn’hard 2009, 30-31 mai et 1er juin 2009

Notre reco de la Montagn'Hard ce week end, racontée par Clerzou alias Philippe Labazuy.
Photos de Didier
Photos de Philippe

Videos:
- La descente chronométrée du Mont-Joly
- La montée depuis Notre Dame de la Gorge

"La joyeuse équipe était constituée de DidierP, d’UltraSteph et de bibi, avec le soutien moral de Coureursolitaires et de StephP, les 2 autres accolytes de notre équipe. La reco avait été planifiée sur 3 jours, pour des raisons logistiques, grand bien nous en a pris !

En préambule, malgré la grande qualité et la poésie indéniable du sieur Olive, il est, je pense, indispensable de rentrer la trace dans un GPS pour s’orienter sur le parcours, à moins d’être né dans le coin et d’y crapahuter à longueur de temps, il y a quelques pièges... Et puis, évitez ensuite d’effacer la trace comme je l’ai malencontreusement fait à la fin du 1er jour !

Ce petit CR vous servira, je l’espère, à préparer vos recos et mettra l’eau à la bouche des autres et des indécis qui n’ont pas encore rempli leur bulletin, Viendez nombreux, plus on est de fous...

Jour 1 – Saint-Nicolas de Véroce – Les Contamines 49.5 km – 3900 m D+/ 4100 m D- (environ...) – 11h.
Après des retrouvailles tardives vendredi soir et une courte nuit de 4h et demi, lever à 5h00, départ de notre point de chute chamoniard (merci l’entrepreneur de Stéph !) et après avoir amené un véhicule aux Contamines (arrivée jour 1), on file à Saint-Nicolas.
Départ 7h30 sous la banderole, pour 10 m de plat avant d’enquiller le premier monotrace de la journée. Autant dire qu’il y a largement de faire le tri au départ, y a pas à dire l’organisateur a pensé à tout !
La première bosse passe tranquille, idéale pour se chauffer, de même que la première descente qui amène tranquillement à Bionnay. Faire juste gaffe à enquiller le sentier à droite après une belle épingle, entre la D43 (après Les Plans) et Bionnay.
La deuxième bosse est également assez facile, bien régulière, une bonne partie dans les bois, avec traversée de la ligne du tramway du Mont-Blanc. La fin de l’ascension est peu pentue et on repart dans la descente, sur une large piste forestière, au niveau du Téléski des Chamois, jusqu’au ravito des Toiles. Jusque là ça va !
A partir de là, on quitte l’ambiance doucereuse du début du parcours et on rentre dans le vif du sujet. A partir de là, c’est du costaud, toujours ludique, très souvent buccolique (hein Olivier !), pour passer rapidement le Col de la Forclaz (1533 m) et rejoindre le Prarion par un magnifique sentier où alternent racines et rocaille, tantôt sur l’un ou l’autre des versants, de part et d’autre de la crête qui amène au Prarion (1989 m). Arrêt ravito express (tipiak, thon, sandwiches jambon-Saint-Nectaire selon les estomacs !). La courte descente qui ramène à l’hôtel-refuge du Prarion est tout simplement géniale, mais c’est le cas de presque tout le parcours, alors...
Après être remonté vers la crête de la Charme, c’est parti pour une descente agréable de 500 m de D- environ jusqu’au ravito de Bionnassay. Là, arrêt et remplissage du camel fortement recommandé, ce qui suit est plutôt velu ! Au fait, je ne vous ai rien dit sur l’équipe, on pète le feu, on piaffe en attendant les premières difficultés !

Le départ est plan plan et d’un coup ça se gâte, avec un bon coup de cul toujours des paysages splendides en direction du Nid d’Aigle. Sur un replat, on enquille joyeusement le sentier marqué « Interdit – Danger » pour se retrouver un peu plus bas devant la passerelle, délestée de ses planches pour l’hiver. Stéph propose bien de passer comme sur un pont-de singe, bingo on refuse en choeur avec Didier ! Du coup, remontée sur 200 m pour passer le torrent sur un gué franchissable sans problème, pour attaquer le Col de Tricot (2120 m), belle bête mais plutôt facile. La-haut, put... que c’est beau avec tout en bas les chalets de Miage. Belle descente en lacets sur un monotrace un peu rocailleux et pentu, qui passe tout seul. Nous voilà 600 m plus bas, sous les vivats de la foule en délire ! Après un court arrêt auprès d’une fontaine bienvenue pour refaire les niveaux et rincer les bestiaux, on s’attaque au coup de cul qui amène aux Chalets du Truc et on attaque une nouvelle descente censée nous ramener aux Contamines. Après une bonne séance de jardinage à essayer de repérer le départ d’une improbable sente à proximité de non moins improbables piquets ronds à bout rouge (cf road-book), on capitule. Là, désolé Olive, mais n’étant pas du coin, on n’a rien capté et on a loupé ce satané sentier...
Résultat : une coupe d’environ 150 m D+/D-, pour se retrouver sur le sentier d’Armancette ! Jolie montée agréable en sous-bois, tellement agréable qu’on n’a pas pu s’empêcher d’aller visiter le magnifique lac d’Armancette ! Nouveau plantage (désolé Serge, ça fait 2 de suite ! ) et encore un chemin interdit et pour cause. Il faut remonter pour passer une zone de glissement de terrain (2005 ?) qui nous permet de revenir sur les rails au niveau de la combe d’Armancette. Le sentier qui suit et qui ramène, après de jolis passages en balcons, puis en sous-bois, aux Contamines, et encore une fois magique !
Fin de l’étape 1, les troupes sont fraîches, tutti va bene !
Tartiflette, Vin de savoie et Glace à Cham et gros dodo au programme, c’est qu’il y a une moyenne à tenir, boudiou !

Jour 2 : Les Contamines – Notre Dame de la Gorge après passage au Refuge de Roselette - 45.5 km – 3650 m D+/ D- 11h.
Lever 5h30, et après le traditionnel ballet des bagnoles (une à l’arrivée à Notre Dame de la Gorge, l’autre aux Contamines, départ du jour 2), on s’attaque au gros morceau de la Montagn’hard en terme de déniv, de challenge et tutti quanti ! Un gros morceau de 1400 m de D+ quand même , le Mont Joly!
Le départ de la journée se fait traquillou en légère descente le long de la rivière. Mais très vite ça monte et quand ça monte, ça monte ! La montée se fait en 3 temps, une première partie dans les fraîcheur des bois, avec une bonne séance de jardinage à passer dré dans le pentu comme de bons vieux dahus, à la recherche d’une « sente buccolique ! » (sic). On débouche alors sur le deuxième tiers, le long d’une piste forestière et d’un petit raidard herbeux aui amène au dernier replat avant la bosse finale. La fin de l’ascension du Mont-Joly est plus coriace et plus rocailleuse. Pour nous, c’est dèjà l’heure d’une petite bouffe, ça fait 2h45 qu’on est parti des Contamines et on a fait environ 6 bornes :- ?
Le début de la descente sur la ligne de crête est propice à des pointes de 5-6 km/h ;-)
Et c’est enfin le départ de la descente chronomètrée, une dégringolade de 950 m enquillée en une trentaine de minutes, cool raoul ! Je ne sais pas qui fera vraiment les challenges montée et descente chronométrées à bloc, mais une chose est sûre ceux-là ou celles-là, s’ils vont au bout ensuite, auront droit à toute mon admiration éternelle !!! En clair, gaffe gaffe, il en reste tellement derrière que c’est juste dément de lâcher les chevaux à ce moment-là...mais, enfin, ce que j’en dis !
Une courte montée amène au ravito de l’Etape, au lieu-dit « Les Tappes », selon...
Nouvelle descente pour finir en bas de la vallée et c’est déjà l’arrivée à Notre Dame de la Gorge. On est encore bien, tellement bien d’ailleurs qu’on se plante un peu en lisant le road-book en diagonale, et au lieu de prednre le sentier qui passe par l’Anery on enquille directement sur le tracé de l’UTMB pour rejoindre le Chalet de Nant Borrant, et une coupe de 150m D+/D- dans la musette, une ! Ca nousd permet de faire de belles photos au niveau du pont romain et surtout ça nous évite une montée vraiment rude (qu’on fera le lendemain pour se faire pardonner !). Arrivés en visuel de La Balme, le tracé bifurque à droite en direction des Prés, par une montée pentue mais régulière et relativement facile à passer (enfin si c’était la seule de la journée...). Pause bouffe vers 13h30, au milieu de 3-4 chalets et d’un point d’eau généreux, tip top l’organisation ! A partir de là, le parcours devient vraiment exigeant, et il y a fort à craindre de grosses défaillances dans les heures suivantes, dans le secteur de la Balme... Méfiance et prudence seront de mises donc !
On redescend gentiment jusqu’à la Baleme pour monter faire un tour des lacs Jovet ou plutôt du lac principal. On remonte quand même sur un peu moins de 500m de D+ (surtout si comme nous vous loupez une première fois la bifurcation sous le Pylône et allez faire un tour sur le Plat Jovet !). 2 minutes et un demi-tour plus tard, on récupère un petit sentier rocailleux qui remonte sur des éboulis morainiques en 2-3 coups de cul jusqu’au lac, magnifique, inoubliable! La petite cabane en bois, le lac encore partiellement gelé, une ambiance écossaise (brume, grisaille), un grand beau moment de plus de cette journée ! Le tour se fait rapidement en traversant quelques passages encore enneigés et on revient rapidement en arrière en longeant le torrent sur la rive opposée, en direction du col de la Cicle. La montée n’est pas à proprement parler longue, l’approche est plutôt facile sur quelques centaines de m, mais la montée du col en lui-même, encore partiellement enneigé, sans trace visible et des pierriers et éboulis de part et d’autres du névé rend le passage du col de la Cicle(2376 m) particulièrement redoutable !
De l’autre côté, la neige nous empêche de trouver la bonne sente et on progresse cahin caha dans de gros éboulis, jusqu’à retrouver enfin la bonne trace qui amène à la ferme du Bolchu, après une descente assez technique bien que peu pentue d’environ 400 m de D-.Petite séance de jardinage avanr de récupérer le chemin qui nous amène sur la crête de l’aiguille de Roselette, un petit coucou aux marmottes et on file en 5 minute sur le refuge de Roselette, puis du chalet de Roselette. Fin de la reco Montagn’hard pour aujourd’hui, on redescend au parking de Notre Dame de la Gorge par une descente « monstrueuse » (en tout cas c’est comme ça qu’on l’a ressentie à ce moment-là de la journée), qui passe par la Chenalettaz et l’Anery. Racines, marches, pente redoutalbe par endroits, tout y est. Et là, on s’est dit, il est vraiment petit joueur, Olivier, il aurait pû nous faire passer par là, à la descente (folie douce) ou à la montée (folie furieuse). On n’a pas eu l’air cons quand il nous a appris qu’on s’était pitoyablement gouré lors de notre départ de Notre Dame de la Gorge en direction de Nant Borrant, on va se la faire et en montant cette montée de la mort ! Put..., la Montagn’hard est organisée par un dangereux pervers !
On finit la journée en déroulant sur 2-3 bornes de faux-plat, après l’Eglise, pour vidanger l’acide lactique et rejoindre le parking où est garée la voiture.
Fin du jour 2, les DahUFOs sont toujours debouts et en plus on est invités chez le pervers mentionné ci-dessus pour manger de délicieuses pâtes en compagnie d’Alice et Florent. Merci encore pour l’invitation, à charge de revanche !
Retour à Cham et dodo, il est déjà presque minuit...

Jour 3 : Décrassage - Notre Dame de la Gorge –Aiguille Croche – 18 km – 1460 m D+/D- - 4h15
Le réveil à 6h30, lundi 1er juin, n’est vraiment pas du luxe, on est bien crevés avec de bonnes valises sous les yeux, les nuits de 5-6 h à ce régime, c’est vraiment pas suffisant !
9 h00 pile, on part du parking de l’Eglise de Notre Dame de la Gorge pour se farcir directement la montée de la mort, mais jusqu’au Signal (un peu plus haut donc que la bifurcation qui ramène à Nant Borrant, au niveau de la Chelanettaz sur le tracé originel. Après Le Signal, on descend sur un large sentier au fond d’une combe pour remonter par de larges pistes 4x4 en direction de l’Aiguille Croche. Petite coupe le long du Téleski, pour arriver au plus court à proximité du sommet (2487 m), où il reste quelques plaques de neige, mais sans difficulté pour passer. La descente sur l’arête qui rejoint l’arrivée du Téléski du Monument est pentue et technique, gaffe aux chevilles ! fin de la reco du jour 3, retour par le Monument Funéraire, Le Signal et redescente de la mort jusqu’à l’Eglise de Notre Dame, à bloc pour casser de la fibre, parce que c’est marrant et parce que surtout c’est la dernière du week-end choc ! La dream team arrive à bon port, comblée par cette reco !

Bilan : environ 26 h de reco pour 9000 m environ et 113 km, en 3 jours...

Et la Montagn'hard en quelques mots : Superbe, Magique, Envoûtant... mais Monstrueux, Dantesque, Velu, du condensé de ce qui se fait de plus technique, en tout cas vu par le filtre de mon vécu de traileur de montagnes à vaches...

Ces trois jours confirment, si besoin était, que la clé du succès sera dans la gestion des descentes, gare à l’excès de zèle ou de confiance, il se paiera cash. Au vu du parcours, il me semble que la partie est gagnée à partir de l’Aiguille Croche, mais il faudra surmonter quelques coups de mou pour y arriver. Donc, comme dirait Fanfoué, faites le plein d’images positives avant la Montagn’hard !"