Départ pour l'Islande le 7 août prochain, rêve lointain mais aussi ultime étape de ma préparation pour le Tor des Geants.
Nous partons pour une traversée de l'Islande du Nord au Sud, du 8 au 17 août approximativement, en autonomie totale (couchage et nourriture) sur au moins 8 jours. Le rythme sera d'environ 40 à 50 km de marche par jour.
Un suivi sera possible grâce à la balise SPOT d'Etienne. Ce ne sera pas un suivi très régulier, mais avec au moins un à deux points par jour, plus éventuellement un message.
Nous serons quatre embarqués dans cette aventure initiée et organisée par Etienne :
-Etienne, compagnon de route entre autre de la PTL2008 et de nombreux autre traversées, -Aurélie, nous avons fait quelques raids ensemble, dont le très beau souvenir du Raid EDHEC 2009,
-Mathieu, VTTiste et Orienteur confirmé qui ne dédaigne pas se faire une petit GRR de temps en temps !
Nous arriverons à Reykyavik samedi matin. Nous prenons ensuite un bus pour Akureyri, où nous allons compléter le ravitaillement (3kg par personne autorisés à l'entrée du territoire, et évidamment impossible de transporter les cartouches de gaz en avion). Le dimanche nous prenons un bus vers Husavik qui est le point de départ du raid.
Le finish s'adjugera à proximité des chuttes de Skogafoss à Skogar.
Un petit point sur l'état des volcans fait par Etienne qui rassurera (ou pas) tout le monde :
"Avant la récente éruption en islande, un autre volcan s'était réveillé au mois de Mars. En gros, il est situé juste entre les glaciers Myrdalsjokull et Eyjafjallajokull (glacier c'est redondant parce que c'est ce que veux dire jokull). Et justement, lors du dernier jour de raid, on doit passer à un col pile poil entre ces deux glaciers pour descendre directement sur la mer. Donc, en gros, si il s'était réveillé au moment de notre passage, on aurait eu droit soit à un spectacle sublime, soit à une desintégration instantannée sous des tonnes de lave ... Marrant non :-). Apparemment, celui là s'est calmé mais, comme vous le savez, un de ses frêres s'est réveillé, sous le glacier Eyjafjalla. En dehors des desagréments causés à l'espace aérien européen, la situation a maintenant l'air de se calmer en Islande si ce n'est que l'aéroport est fermé mais ca devrait se calmer d'ici là. En fait, le plus grave localement serait que le volcan Katla se réveille. Il est aussi dans le coin mais sous le glacier Myrdals qui est bien plus grand que l'Eyjafjalla et donc avec des conséquences qui pourraient être problématiques si la callotte devait brusquement fondre. je vous rassure, on ne passe pas par la zone qui pourrait être inondée en cas d'éruption. Pour revenir au col qu'on doit passer, difficile de savoir aujourd'hui le passage sera sans danger au mois d'Aout. Au pire, on devra passer plus à l'ouest par un chemin moins sympa et probablement sur une piste 4X4 mais qui nous mènera à la route côtière. Sinon, sur toute la traversée, on passe près voire sur des volcans, donc on a juste à espérer qu'un de ces volcans ne décidera pas de se réveiller pour fêter notre visite"
En terme de logistique, les duvets sont prévus pour des températures inférieures à 0°C la nuit, pantalon et polaires de rigueur, et un maximum de calories pour avancer. Au total cela nous fait de jolis sacs de 50l avec environ 12kg au départ. La bonne nouvelle c'est qu'ils n'auront de cesse de s'alléger !
J'espère avoir de jolies photos pour le compte-rendu au retour.
La semaine d'après ce sera l'UTMB pour finir en collectif avec le U²FC (Ultimate UTMB Finisher Club) composé de Françoise, Koko, Antranik, et Yoyo. Ensuite 15 jours de repos avant l'objectif de l'année : le TDG !
Les 4 et 5 juillet 2010 près de 300 coureurs se sont donnés rendez vous sur les différents formats de la Montagn’Hard de 120, 56, et 37 km, dont près de 180 sur l’Ultra de 120 km et 10.000D+. Une édition qui respecte la tradition fort dénivelé, chaleur et orages : au final, 35 finishers pour 134 partants !
Prologue
La première édition de la Montagn’Hard m’avait déjà fortement marqué bien évidemment par son incroyable enchainement de dénivelé, mais jusque là rien de plus normal, on vient pour ça. En revanche le triple déluge accompagné d’une descente dantesque du Mont Joly sous les éclairs, la grêle, et 20cm de boue sous les semelles n’étaient que moyennement au programme. Je me souviens aussi d’une 15° place au mental où j’avais été à la ramasse dés la montée au Tricot, et seul pendant toute la deuxième moitié de course du couché du soleil jusqu’à 6h du mat. Mes pieds en avaient gardé des séquelles jusqu’à la Transpyrénéenne occasionnant des crevasses.
Autant dire que j’ai bien attendu jusqu’à mai pour confirmer ma présence à cette deuxième édition. Je n’avais pas encore oublié, et pourtant … je me souviens aussi des paysages magnifiques, de ces enchainements de cols étourdissants, et de mon bonheur d’avoir surmonté les douleurs et la lassitude, ce qui en durcissant le cuir de mon – état – d’âme a surement assuré le succès de la Transpyr.
En revenant sur ce début de saison, disons que je suis également assez dilettante, surtout en comparaison de 2009 qui avait été très structuré. Une pause course à pied qui aura duré d’octobre à février, peu de VMA/seuil en début de saison, inexistant après, une seule course avec les 100km de Crest les 20 derniers kilomètres à la ramasse. Si j’ajoute les nombreuses fiestas et nuits blanches à la bière à Dublin avec le rugby ou à Marrakech à la Vodka Pomme, disons – doux euphémisme - que la préparation n’a pas été optimisée. Mais cela ne m’affole pas. Cette année pas trop d’envie, et après tout ce n’est pas mon métier rien ne m’oblige. L’objectif reste le TDG en septembre, alors rien ne presse.
Egalement cette course est aussi un test. Un test pour mes toutes nouvelles Salomon XT Wings 2 offerte lors du Killian’s Day. Je veux savoir si elles sot aptes au service pour la TDG. Une paire de Mizuno Wave Ascend 4 fera d’ors et déjà partie du voyage.
Un démarrage idéal : check !
Du coup j’arrive paradoxalement très serein au départ vers 2h du matin à St Nicolas. Je veux partir à mon allure, marcher dés la première montée, ne pas subir le groupe. Je veux juste faire le grand tour, et si possible en pas trop mauvais état sur le finish. Comme prévu, à 3h05, ça part à toute allure, faut dire que le 56km est dans le même groupe et complète d’environ une cinquantaine de coureurs les 90 du 120 km. Et comme convenu, première montée (400D+) je marche. Mais en fait ceux qui courent ne me décrochent pas ! Rapidement le peloton s’étiole. L’an dernier nous étions une grosse dizaine de coureur derrière Antoine Guillon. Là ça a explosé tout de suite. Seul dans la montée de Bionnay (830D+), la descente est tranquille et régulière jusqu’au premier ravitaillement des Toiles. Vu que je n’ai que mes gourdes que je ravitaille régulièrement sur les très nombreuses rivières traversées, et une pochette ventrale que je rempli de victuailles salées, le ravito ne dure jamais plus de 1 à 2 minutes. Dans la montée au Prarion (880D+)je rejoins Wouter, qui n’a pas l’air à son aise sur ces grosses montées. Le temps d’échanger quelques mots, Samuel Verges revient sur nous, nous faisons connaissance quelques amis en commun autour du ski Nordique. Il va nettement plus vite en montée, je reste dans son sillage … et puis je saute. Je le rejoins au bénéfice de la descente vers Bionnassay où Yannick74 m’annonce 5ème !!! D’habitude cette nouvelle m’aurait mis en transe. Et bien non, par expérience cette course est très usante, on annonce chaleur et orage, et je ne suis pas sur d’être en état de forme de finir. Alors peu importe le score intermédiaire, seul importe de terminer, et cela ne fait que 3h50 de course. Samuel repart juste derrière, me passe rapidement, je ne peux pas suivre. Ce que je perds en agréable conversation je le gagne en durabilité. Sur le final du Col du Tricot(920D+) je repère un point fixe et j’évalue à 5 mn mon retard sur Samuel, derrière François Lachaux remonte en courant ( !), mai la descente vers Miage me permet à nouveau de prendre de la distance et de rejoindre Samuel au ravitaillement (5° en 5h20). Je suis content contrairement à l’an dernier je suis bien, je relance sur tout les plats montants, environ 1000D+/h en montée, et une descente efficace mais moyennement engagée. Le Truc est une formalité, dans la descente je rejoins Samuel qui remonte ! Il s’est engagé sur une mauvaise sente … et moi aussi !!! Mais sur pas plus de 20 mètres, grâce à lui ! Ouf ! Avant de nous engager sur la Combe d’Armancette, nous nous aspergeons d’eau froide à la fontaine, pour le plus grand bonheur des randonneurs présents. C’est que la canicule annoncée pointe le bout de son nez ! Sans surprise Sam s’échappe rapidement, François revient sur moi, s’enquiert de ma santé – mais tout va bien mon cher, juste plus lent que toi ! – en effet je conserve mes 1000D+/h. J’aime vraiment cette descente sur les Contamines, technique et souple, suffisamment de pourcentage pour se faire plaisir sans être cassante. Et le tout à couvert.
Première épreuve annoncée : la chaleur.
Aux Contamines la relance est vraiment aisée signe de bonne santé. La bière du bagnard me requinque un léger mal au ventre. Mais c’est surtout la soupe salée du magicien de la nutrition Anthony Berthou qui va faire des merveilles (Effinov Nutrition - Hydrominov). Il m’en rempli une pleine gourde. La relance est facile en courant le long du Bonnant, une rivière bien rafraichissante. Un journaliste - François Vanlaton - me pose quelques questions et me photographie, étant annoncé 4ème à ce stade (en fait 6° en 7h39). Il prépare son podium.
Mais la course ne fait que commencer. A 11h, j’attaque le monstre Mont Joly avec ses 1460D+de montée, et son grand toboggan de 1.00D-, les deux étant chronométrés avec classement (2h10 pour la grimpette et 39’ pour dévaler). Mais dès le début de l’ascension la chaleur est étouffante. 35°C sec et brulant. Même en sous-bois c’est compliqué. Alors au métier, je ralentis l’allure, je gère mon eau (il y en a aux chalets vers alt 1.800) et surtout je prends régulièrement une lampée de l’excellente soupe salée. Elle est juste parfaite, car sous ce type de chaleur il est difficile de déglutir et donc d’assimiler du salé solide, et boire sans sel revient à aller dans le mur autant que de ne pas boire assez. François et Vincent Berthou me dépassent à nouveau. Ils ont l’air de ne pas sentir la chaleur. Tant mieux pour eux. Nous ne sommes parti que depuis 8h, et selon mes prévisions (environ 26h de course), il reste encore plus de 18h à gérer. Alors zen. Sur la dernière rampe je croise Yannick qui semble remonter quelques affaires pour les bénévoles. Je me retourne et je vois Eric Bonotte (Coureur Solitaire) qui semble faire une pause, accompagné (hors course) de Jérôme Debize dont les 2h37 au Marathon semble efficaces aussi en montagne ! Il a 150m de dénivelé en retard, autant dire que je suis certain de voir ce TGV en descente me passer avant le chrono du toboggan. Et effectivement il va taper dans son record de l’an dernier en 27’ ! Pas grave cette descente me permet de récupérer de la longue et chaude montée. Eric semble aussi en avoir souffert, son visage en porte les stigmates lorsque nous échangeons quelques mots (pas trop, y’a un record tout de même !). En bas je m’asperge à nouveau d’eau froide, j’ai un peu de mal à relancer, mais oh bonheur quelques autochtones ont improvisé un ravito surprise avec du coca. Vraiment sympa !
Je rejoins Eric à L’Etape (7° en 11h06). C’est une sorte de base vie avec sac de change possible. Je n’ai rien laissé, ça m’emmerde de devoir réfléchir au contenu de ce sac et de devoir compter dessus. Dans mon sac j’ai une paire de chaussette de rechange pour l’après orage (‘cause sooner or later it’s gonna have to happen !), une micro polaire, un k-way, et une paire de gant. Basta, pas besoin de plus. Ce n’est pas très lourd et peut avoir à servir à n’importe quel point de la course. Nous repartons ensemble un peu après 14h, bien sur dans la descente vers Notre Dame de la Gorge il reprend un peu de terrain, je le rattrape dans la remontée bien sèche. Quelques gouttes tombent, l’orage s’annonce, Eric met un K-way. Je ne crois pas à quelque chose de durable pour l’instant, et j’ai toujours très chaud, j’en profite pour me laisser mouiller et rafraichir. Nous ressentons tous les deux assez durement les conséquences du coup de chaud du Mont Joly quelques heures auparavant. L’allure de montée n’est plus que de 600/800D+/h. Et ce qui devait arriver arriva. Au démarrage de la montée vers le Col de la Fenêtre (1.100D+), seul car Eric a pris un peu de champs, je n’y arrive plus. Les forces me lâchent, vidé, plus envie de manger ni de boire, je fonce droit vers un coup de chaleur, conséquence de la déshydratation de 11h. Seule solution que je connaisse : le repos. Je me pose sur le bord du chemin, et je dors. Le temps qu’il faudra. En fait 15 minutes. Je sens des randonneurs passer. Aucun ne viendra trouble mon repos. Je repars doucement, mais déjà plus efficace. Mais voilà que l’autre défi annoncé se fait entendre …
Deuxième épreuve annoncée : l’orage.
Arrivé aux chalets le tonnerre se fait plus présent. Il semble être sur le Mont Joly, mais il se rapproche. J’hésite à m’arrêter dans un des chalets visiblement occupé. Je me souviens que trop des éclairs vu en même temps qu’entendu (exactement dessous !) et la furieuse grêle de l’an dernier dans la descente du Mont Joly ! Quelle peur ! J’en pleurais. Tans pis, je fais le pari (fou ?) que l’orage me contournera et restera côté Joly. Je monte à nouveau à environ 1000D+/h signe que le repos fut efficace. J’avais mis coupe-vent et k-way lors de ma sieste, et je les ai gardé pour la relance. Du coup quand le déluge de pluie s’abat sous les grondements sourd, je suis fin prêt ! Cela va durer un gros quart d’heure. Mais comme je le prévoyais, un décalage important entre les éclairs et le bruit du tonnerre indique clairement que je ne suis qu’à la périphérie de l’orage donc hors de danger. Et puis il s’arrête. S’éloigne. Pari gagné ! Au Col je retrouve François, le journaliste des Contamines, qui prend encore quelques clichés. En t-shirt ! C’est qu’il fait beau au sommet et de l’autre côté ! Tant mieux. La descente vers le Signal est un délice. Je reprend de la forme, relance bien en courant sur les plats. Et puis par rapport à l’an dernier (depuis le Col de la Sicle) c’est super court ! Au ravitaillement je croise Eric qui en sort. Il se sent fatigué, moi pas trop. Et pourtant j’y reste 20 bonnes minutes …
Dernière épreuve annoncée : en finir !
Mon classement semble comme figé à la 7ème place. Personne derrière. Dans toute la montée vers l’arrête du l’Aiguille Croche j’ai pourtant une vue panoramique sur au moins 1h de course. Rien, nada ! Je pense un moment que la course a été – définitivement ? - arrêtée derrière. Mais peut importe, il faut désormais en finir. Et gérer au mieux ce coup de chaud qui me pend au nez à tout moment. Car après une déshydratation, et j’en ai subit au vu de l’avertissement de tout à l’heure, il faut 15 jours pour récupérer ! Et là il est 18h et j’en ai pour encore plus de 10h à tenir … L’estomac commence à ne plus trop vouloir que je l’alimente ou l’hydrate. Il va falloir la jouer fine. Tenir. Boire et manger mais pas trop. Jouer avec la tolérance de ce corps. Le tromper mais aussi l’écouter. Alors l’Aiguille Croche se fera à petit rythme, environ 400D+/h, en mode randonneur. Sur l’arrête à 20h15 je suis surpris qu’aucun bénévole ne constate l’engagement des coureurs dessus. D’autant que j’ai quelques vertiges, non pas du au gaz qui nous entoure, magnifique dans cette fin de journée ensoleillée, mais vraiment à ce coup de chaud qui me nargue. Je me dis alors qu’il doit y avoir des bénévoles à l’Aiguille Croche avec des jumelles qui surveille l’arrivée des coureur. Mais non, rien, personne ! J’enrage de m’être vu en danger sur ce passage. En off je ne m’y serais pas engagé, trop faible. 20h40, je redescends sur le Monument. L’équipe de petit jeune ne semble pas comprendre mon désarrois concernant le manque de personnes de l’organisation sur l’arrête. Je leur demande d’avertir le PC course. Ils sont jeunes, gentils, mais leur manque d’empathie … je crois que je m’en suis un peu agacé et énervé. J’en suis profondément désolé.
J’ai vu Sam et Eric sur l’arrête quand j’étais sur le chemin dessous. J’évalue mon retard sur eux à 1h30/2h. Je suis persuadé d’être le dernier avec personne derrière. Je me prépare à une longue nuit en solitaire. Ca ne me déplait pas. Juste que j’espère ne pas voir mon état brusquement se dégrader au milieu de nulle part. Alors au métier, allure mesurée, peu d’eau et de nourriture mais régulièrement. Un pas après l’autre.
En fait sur les plats et descente tout va plutôt pas mal en relance. Ce sont les côtes sur lesquels je me sens faible. Pas trop de jus, avec un constant 400D+/h. A l’arrivée au Col de Very la nuit est tombée depuis un bon quart d’heure. Les deux petits jeunes adorables m’annoncent une boucle de 8km et un aller-retour. Bouuuuh que c’est dur moralement alors qu’on a qu’une envie : se laisser glisser dans la descente vers Megève ! Et puis ils m’annoncent à 3h d’Eric. Là c’est sur : il va falloir finir seul ! Avant d’arriver au ravito de Basse Combe, une énorme descente en single track dans la boue … je ne me vois vraiment pas repasser par là !!! Mais en fait non, les bénévoles me rassurent, il s’agit d’une boucle avec peu de dénivelé pour le rejoindre le Col de Very. Ouf ! D’après les news François Lachaux a abandonné là, victime d’un gros coup de chaud. Finalement il n’aura pas si bien vécu son ascension au Mont Joly …
Au Col de Very, je reste persuadé que ma 6ème place est désormais acquise. Hors les jeunes me montre une frontale qui part sur la boucle. J’ai un poursuivant à environ 1h. Caramba ! L’an dernier un coureur m’avait rattrapé et dépassé dans le Mont Joux après une nuit entière en solo, et je n’avais du de sauver ma 15ème place qu’au titre d’une énorme descente vers l’arrivée. Cette fois ci hors de question d’être sous pression. Cela renforce ma motivation. Je dois conserver une bonne allure coute que coute. 23h30, encore plus de 5h de course. Bonne descente même si je jardine bien 10 minutes au niveau d’une ferme, et patauge dans la boue et les bouses des vaches dont je ne vois que les yeux qui brillent à ma frontale. Dé balisage ? Du coup les pieds trempés, et une descente au bon pourcentage finissent d’user mes pieds et de former de belles ampoules. Il n’empêche que mes chaussure sont toujours aussi confortables, et qu’elles seront qualifiées haut la main pour la TDG.
Arrivée sur la route vers Megève … plus de balisage à nouveau. Pourtant je sais qu’il faut remonter à Rochebrune. Je remonte cherche et ne vois qu’une seule possibilité par un chemin qui part sur la droite. Il faudra bien 10 minutes avant de retrouver une rubalise. Olivier (le boss !) m’expliquera qu’il y a bien eu dé balisage, avec même des pierres retournées pour masquer les marquages au sol à la peinture ! Dingue ! De même que je n’ai jamais vraiment trouvé le sommet et la télécabine (et le Bagnard !). En revanche en redescendant je retrouve le sentier et le balisage.
A Megève il est presque 2h du matin, quelques fêtards dans les rues, et un ravito en hauteur au milieu des lumières, tel un monument ! J’informe que j’ai un peu paumé le chemin en route et que je ne suis pas sur d’avoir pris le chemin le plus académique. « Pas grave, l’important c’est que vous soyez là ! Plus que 3h et 600D+ » me sont annoncés. Sgroumf, surement plus que je dois grommeler dans ma barbe … peu importe, finir et ne pas voir de frontale derrière moi ! Tout au long de la montée au Mont Joux cette vision de la frontale qui va apparaitre derrière moi m’obsède. Je monte un bon 600D+/h, et suis motivé comme jamais. Au Mont Joux, une voiture s’allume, s’anime, en sortent deux bénévoles un peu frigorifiés. Je suis presque étonné néanmoins de leur vigueur ! Ils me rassurent en me disant que personne n’est derrière et que cela ne fait que descendre. Mwouais, on verra ! Je deviens parano … mais comme ma voute plantaire chauffe pas mal, je décide de descendre mollo. Quand j’attaque le dré dans le pentu de la piste de ski je me retourne pour le check d’usage depuis environ 3h et … caramba de chez caramba mille sabords !!! UNE FRONTALE !!! Et qui court !!! Arghhhh, mon sang ne fait qu’un tour, le cerveau est prié de ne faire aucun commentaire sur les douleurs et autre désagréments. Je serre les lacets à fond et je fonce ! Et comme l’an dernier je suis reparti pour 800D- à fond les ballons. Les releveurs n’en peuvent plus et le font savoir, mais les quadri imposent leur rythme. A mi-chemin je me retourne la frontale est là mais ne semble pas suivre le rythme. Hé, hé, ma stratégie « en mettre plein la vue dès le départ pour décourager les initiatives » semble encore une fois fonctionner ! Je ne relâche que très légèrement l’effort qu’une fois à couvert des bois, sans visibilité directe de mon poursuivant. J’apprendrais plus tard que mon poursuivant direct est toujours à plus d’une heure … Alors quoi, un délire ? Un bénévole qui redescend ?
A l’arrivée Oliv est toujours là pour accueillir les finishers qui arrivent au compte goutte. Accompagné d’Annaëlle (la Girafonne) ils m’assistent jusqu’à un lit de camp bienvenu, car je fais un petit malaise. Il était vraiment temps de finir !
26h12 et 6°, 20 minutes de moins que l’an dernier, finalement intégrer la Vodka Pomme à l’entrainement ce n’est finalement pas si mal !
Bilan
Cette course me donne une confiance inouïe. Un départ calme peut être synonyme d’un départ performant. Au métier et au mental je sais me préparer, endurer, et survivre aux coups de chaud et aux orages. Les XT Wings sont au top. Cette étape est importante en vue du Tor des Geants dans deux mois.
Un bémol : une excroissance sur le côté du pied droit (osseux ?) est apparue depuis un peu moins d’un an et grossi. Elle commence à me faire très mal systématiquement, même à l’entrainement. Il va falloir consulter le podo …
La Montagn’Hard est toujours aussi superbe. Difficile et usante avec ces enchainement continus de dénivelés, elle s’apprivoise. Il faut être patient et doux. Il faut l’aimer. Elle le rend si bien ! L’organisation est au top niveau, les bénévoles aux petits soins en dépit des grands moments d’attentes, les coureurs visiblement expérimentés et responsables. En effet en dépit d’arrêts de course sur l’arrière pour cause d’orages violents et dangereux, personne n’a protesté, et paraitrait même qu’il y aurait eu une fromage party sur le Joly !
A l’an prochain … avec le retour du bellisimo Lac Jovet ?
A l'issue de l'Etoile des Saisies, Jérémie Millereau et Elizabeth Coupat ont remporté le Grand Prix 2010 qui débutait par la Foulée Blanche avant de poursuivre par la Transjurassienne, le Marathon de la Clarée et la Transpyrénéenne.
Ouf le classement final est enfin publié après quelques soucis sur le classement de la dernière course, l'Etoile des Saisises.
Pour notre part, avec "Le Club des Cinq" nous avons fait le choix de zapper la Transjurassienne pour nous consacrer aux quatre autres courses. Pour ma part la plus belle restera et de loin la magnifique Transpyréneenne avec un plateau de Beille juste féerique. La Clarée restera également un très beau souvenir. En revanche je me suis ennuyé sur les Saisies, et puis l'envie n'y était pas.
Classement final des membres de l'équipes sur 181 participants hommes et 20 féminines au Grand Prix :
Stéphane: 45°/181 avec 4174 points Gregory: 55°/181 avec 3809 points Isabelle: 9°/20 avec 6016 points Claire: 12°/20 avec 5770 points Christelle: 15°/20 avec 5524 points
Le 5 juin dernier Kilian Jornet et Salomon nous invitent pour accompagner Kilian dans son étape à la maison de sa traversée des Pyrénées. Un week-end à forte charge émotive et physique. Et l’occasion de perpétrer le hold-up de la journée
La Transpyrénéenne
A l’origine des temps fut notre traversée des Pyrénées avec Yoyo (Lionel Planes) en 10 jours et 10 heures,en juillet 2009. Une épopée vécue avec une assistance réduite à quatre personnes très efficace.
En 2010, trois équipées se lancent dans cette aventure :Les Mousquetaires CélestesNicolas Darmaillacq qui le fera en sens inverse de Banuyls vers Hendaye sa région natale, et Kilian Jornet dans le cadre de sa préparation à la Western States. (Bernard Godon, Thierry Michel, et Alain Steeman) que nous connaissons bien pour s’être tiré la bourre sur la première PTL 2008,
Kilian, c’est notre Zidane dans le trail. Mais avec un renversement des valeurs : un « gosse » de 23 ans qui fait rêver les grands (vieux ?) !
Quand il appelle successivement Lionel et moi 15 jours avant son départ le 31 mai pour nous inviter à courir avec lui l’étape dans la région de Font-Romeu, sa région d’entrainement et de vie actuelle, en tant que précurseur, c’est avec incrédulité que nous accueillions la nouvelle ! On s’appelle immédiatement après pour s’assurer l’un et l’autre que nous ne rêvons pas.
Kilian’s Day
C’est donc après un périple traindenuit, tchoutchou jaune, et marche en fort D+ pour rejoindre l’hôtel que je rejoins l’équipe Salomon le vendredi soir. Très pro et très sympa cette équipe. Greg, responsable marketing Trail, Steph GripMaster photographe volant, Camille logisticienne du jour, et tous les autres nous accueillent avec 20 autres coureurs tirés au sort ( n’y a t il toutde même pas eu une petite sélection ?).Une avalanche de cadeaux nous attend avec la parfaite panoplie du coureur trail ! Cette année le papa Noël se fournit chez Salomon et a décidé d’arrêter de se peler le jonc en hiver!
Le samedi nous rejoignons Kilian une première fois en Andorre après plus de 500 km. Il parait encore frais le bougre en dépit de nombreux passages neigeux en altitude. Il fera d’ailleurs de nombreuses incursions sur le GR11 pour se soulager un peu en vallée. Mais ce n’est pas encore l’heure de courir avec lui. Car Salomon a prévu un parcours spécifique et balisé de 41 km et 1.200D+ afin que les coureurs décrochés puissent rentrer à la maison. Quand on vous dit que ce sont des pro ! En attendant nous faisons la connaissance d’Anna Frost, championne du monde Néo Zélandaise de Sky Race.Théo, jeune Chamoniard et futur star du trail en est encore tout transi !
C’est au pied de … que nous montons l’arche de départ de cette promenade en bonne compagnie qui s’apparente à une véritable course : arche de départ, balisage, et … tempo au seuil !
Kilian arrive accompagné de sa maman et de Josef (Potoski) qui l’a courageusement « poursuivi » dans la traversée de l’Andorre. Quelques minutes de photos et on part. Après 500 mètres, on attaque droit dans la pente et là - El Infierno – Kilian monte comme une mobylette en courant, je suis au seuil, et je concède rapidement du terrain pour ne pas exploser. J’ai peur de ne déjà plus le revoir. Mais Salomon fait décidément très bien les choses : une rivière où Kiki (oui c’est mon nouvel ami alors il mérite une dénomination plus chaleureuse !) enlève chaussures et chaussettes pour se préserver me permet de rentrer dans le groupe.Sur tout le parcours la même histoire va se répéter. A chaque montée je dois gérer mon propre rythme en lâchant le groupe. Je rentre au bénéfice des descentes et des plats. Usant ! Yoyo est dans le même cas que moi et nous faisons rapidement cause commune. Néanmoins nous sauterons dans la dernière montée, une piste de ski alpin noire, seuls 3 coureurs réussirons à suivre (chapeau bas les gars) dont Bertrand Cochard au palmarès assez élogieux (25h à l’UTMB et Spartathlon ça calme !).
Le hold Up de la journée
Comme je le disais, après les montés commencent l’épreuve de rattrapage en descendant à tombeau ouvert les névés pour rejoindre le groupe de plus en plus petit arrivant à suivre la légende. A mi-course le scénario se renouvelle et je rejoins l’équipée avec Yoyo avant d’arriver sur un magnifique single track le long d’un lac. Kilian perd soudainement sa casquette, part sur le côté, et les quelques coureurs devant hésitent, du coup je me retrouve devant. Et soudainement arrive de nulle part comme un James Bond l’hélicoptère affrété par Salomon pour tourner la vidéo du jour et de la traversée. 15 minutes de pur folie où en tête devant Kilian (je ne le saurais qu’après) je fais le rythme traversant névés et rivières, ne cessant de relancer revigoré par le moment magique, avec l’hélico qui virevolte autour à quelques mètres. Yoyo m’avoue plus tard que le rythme a été à ce moment sacrément durci et il a eu peur de sauter à nouveau ! Et puis l’hélico repart, une montée arrive, et la dure réalité de l’élastique reprend le dessus … m’en fout je viens de réussir le casse du siècle !
Des champions comme s’il en pleuvait
Il y a des week-end comme ça où on a la douce impression que forcément votre voisin est à minima champion du monde de quelque chose ou a bien au moins glané une médaille ou deux aux JO ou un piolet d’or. C’est ce que j’expérimente lorsque je descends dans les Alpes du Sud du côté d’Argentière, ou même à Cham. Et bien Font-Romeu c’est tout pareil. Et comme d’habitude ces champions sont extrêmement modestes sur leurs exploits, il faut les violenter pour avoir droit à des anecdotes !
Je vous ai parlé d’Anna Frost, belle championne qui sillonne l’Europe et les courses de montagne dans son Van.
Je n’évoque plus Kilian qui dans une descente ou nous parlions de choses et d’autres me dit tout à coup « 10 jours c’est bien ce que vous avez fait … » sgloups !
A l’arrivée de Kilian, qui attend sagement son champion ? La jolie blonde Paula Radcliffe, rien de moins que la détentrice du record du monde féminin du Marathon (Londres – 2h15).
Le lendemain petit footing matinale avec Martin Fourcade, vice champion Olympique de Biathlon à Vancouver (15 km Mass Start). Pour un ex skieur de fond, un vrai bonheur de midinette.
N’en jetez plus. Chez Salomon quand on organise un week-end, c’est à fond !
Les 11-12-13 juin les BMTU's girls se sont lancées sur une piste jonchée d'obstacles sur plus de 100km et 6.400D+ !
Nous avions pour objectif de préparer l'UTMB de Koko avec un WEC (Week-End Choc) qui permet de visualiser le final du parcours avec des images positives. le BMTU c'est l'UTMB ... à l'envers !
En effet après quatre échecs sur ce parcours, Koko ainsi que nos deux compères de la Transpy2009 Françoise et Antranik, vont se lancer cette année à nouveau sur ce mythique parcours. Avec Yoyo nous nous faisons fort que ce soit la bonne.
Le parcours s'est arrêté au pied du Col de Seigne pour cause de mauvais temps et d'accumulation de neige nous empêchant de passer de nuit le passage entre Col des Fours et le Col du Bonhomme (grosse chute sur les névés gelés au BMTU2009 !). Néanmoins nous avons pu, avec la compagnie d'Isa (Le Piou, qui va pour sa part attaquer sa troisième PTL) et de Delphine, travailler le passage de névés avec fort pourcentage de pente, et les descentes - point faible de Koko. Ce qui est génial c'est que les progrès à force de répétitions ont été incroyables pour les trois.
J'estime à au moins deux bonnes heures le bénéfice technique de ce WEC pour Koko sur l'UTMB à raison de 15mn par descente en moyenne. De quoi largement distancer les barrières horaires !
Hier, lundi 31 mai, Kilin Jornet s'est élancé du Cap Higer pour traverser les Pyrénées en 7 jours. Nous serons avec Yoyo à l'arrivée de Font Romeu au Cap de Creus.
L'Equipe d'hier relate l'évènement et nous fait le plaisir de citer notre traversée de l'an dernier avec Yoyo : "Déjà détenteur du record du GR20, en Corse (32h54' pour couvrir les 166km et 9400m de dénivelé positif), l'Espagnol Kilian Jornet Burgada a débuté lundi, sous la pluie, sa traversée des Pyrénées, de l'océan Atlantique à la mer Méditerranée qu'il compte atteindre dimanche prochain. En sept étapes, il devra parcourir 697km et avaler 35 717m de dénivelé positif (D+) (et forcément autant de dénivelé négatif). Vainqueur des deux dernières éditions de l'Ultra Trail du Mont-Blanc (UTMB, 166km, 9600m de D+, record en 20h56'), l'athlète du Team Salomon, âgé de seulement 23 ans, multiplie les exploits comme lors de sa victoire au Tahoe Rim Trail et un chrono de 38h32' pour les 265km ou encore sur le circuit hivernal de ski-alpinisme où il a raflé la plupart des grands titres ! Cette traversée, qu'il n'aborde pas comme un record (Lionel Planes et Stéphane Couleaud ont réussi une traversée semblable en 10 jours et 10 heures en 2009) mais comme un gros bloc d'entraînement, est censée le préparer à la Western Endurance Run, le 27 juin prochain, une course de 100 miles (166km) entre Squaw Valley et Auburn, jamais remportée par un Européen."
Kilian et le team Salomon nous fait le plaisir et l'honneur également de nous inviter à courir avec Kilian samedi prochain pour son avant dernière étape. Superbe expérience !
Pour information avec Yoyo, on a mis 10 jours 10 heures, 18 heures par jour sur le terrain. Kilian prévoit 7 jours à 11 heures par jour. Bilan : 190 heures pour nous contre 80 heures pour Kilian. On voit ici l'écart qui nous sépare !
Aux dernières nouvelles Kilian aurait un peu jardiné au pays Basque, et mis 4h là où nous avions mis 4h30. Une tradition ! Le suivi de l'expédition ici. Cartes et itinéraire ici.
Le plateau de Beille est situé un peu au-dessus de la ville d’Ax-les-Thermes, dans la partie orientale des Pyrénées. Le Club des Cinq c’était donné rendez-vous, mais à quatre cette fois-ci Claire bénéficiant d’une opportunité à saisir en Ski Alpinisme. Chris, Isa, Greg, et Ultra ont assuré un entrainement en mode altitude à La Chioula juste avant pour tater de la qualité de scrountch incroyable de neige qui est tombé quelques jours auparavant.
Le plateau de Beille est un site juste incroyable de ski nordique. Une vue sur les massifs environnants à couper le souffle, que nous observons habituellement dans nos Alpes qu’à partir de 3000m d’altitude, et donc accessible en ski de rando. Le site est à 1700m, avec un point culminant de course à 1900m, ce qui en fait une course officielle très limite au vu du règlement, et surtout très exigeante en cardio.
La course est injustement méconnue, seulement 181 inscrits au départ du 42km. Du coup le départ est sans soucis de casse de matériel, ambiance très familiale. De plus la piste est très bien tracée large quasiment tout le long ce qui permet des dépassements sans sur régime. La qualité de glisse est excellente.La météo au beau fixe, avec une température clémente autour de 5°C.
Le parcours est fabuleux avec une montée sur un plateau à 1900m avec une impression de bout du monde, et surtout très similaire à l’univers habituel du ski de rando avec tous ces massifs environnants. Cela fait oublier le souffle court. Des descentes très techniques avec de la vitesse et des virages très serrés. Ma technique de descente fait merveille, là où les autres dérappent et perdent de la vitesse, ma technique de petits pas me fait fondre sur ceux que je ‘arrive pas à rattraper ou qui me doublent en montée.Nous faisons deux boucles en haut et deux en bas. Du coup les premiers nous dépassent et le spectacle est magnifique !
Conscient de mon entrainement limité et de ma fatigue de la semaine (boulot et déménagement), jem’auto limite en montée et me concentre sur l’allonge et la glisse. Du coup je ne perd pas trop de terrain, et je bénéficie d’une excellente relance sur les plats et en haut des bosses. Je finis en forme, sans hypoglycémie comme à La Clarée. 2h44 et 53ème, ce qui me fait particulièrement plaisir. En effet les meilleurs mettent environ 15mn de plus (1h57 pour le premier) par rapport à La Foulée Blanche ou La Clarée, du à l’altitude et au dénivelé supérieur (800D+). Moi seulement 10mn de plus !
Je décide d’attendre Greg que j’ai croisé dans l’aller retour de la dernière boucle, moi à la descente lui à la montée. Ensuite je remonte sur le plateau aider à finir Chris et Isa avec qui je fais également la descente. Je suis impressionné par leur niveau d’engagement et leur ski toujours identique et très bon après plus de 3h30 d’efforts.
Dimanche 21 février 2010, Le Club des Cinq Nordiques étaient présents au Marathon de la Clarée, deuxième étape de leur grand challenge, avec plus de 600 coureurs.
Nous étions au village de Nevache au fond de la vallée de la Clarée. Emilie et Bruno ont été aux petits soins pour le team. Une spécialité au diner, lasagnes épinards, suivi d'un Genepy maison nous ont mis en forme pour le lendemain.
Beau temps, neige superbe, mais -15°C tout de même. Ce qui fait coller les ski, mais c'est pareil pour tout le monde. Le départ est donné avec 15mn d'avance pour les filles, ce qui nous permet de les encourager.
Encore une fois le team est 100% finisher. Greg cassera un bâton au 3° km, mais une gentille bénévole ira lui chercher une nouvelle paire. La grande classe ! Bravo et merci ! Chris et Isa vont gagner près de 30mn sur leur temps de La Foulée Blanche, et terminer sous les 4h. A ce rythme aux Saisies on finit tous ensemble ! Claire cette fois ci non dopée (!) confirme qu'elle n'en a pas besoin en restant sur une solide base de 3h. Pour ma part je finis dans la douleur et livide avec une hypoglycémie sur les 10 derniers kil, surement du à une dépense énergétique excessive dés le départ avec le froid. J'ai en effet commis l'erreur de m'habiller léger et de sortir m'échauffer 30mn avant le départ.
Les résultats femmes et hommes (350 finishers), avec pour le Team : Claire 36° en 3h04 Isa et Chris 50° en 3h57 Greg 259° en 3h01 Steph 189° en 2h36
Prochain rendez-vous pour la troisième étape du Team à la Transpyrénéenne, dans la vallée d'Ax, le 14 mars !
Dimanche 24 janvier, plus 2.200 skieurs se sont donnés rendez-vous à Autrans pour la Foulée Blanche. Le Club des Cinq Nordiques aussi !
Le Club des Cinq Nordiques se sont cinq amis fondus de fond : Claire, Isabelle, Christelle, Greg, et votre serviteur. Nous avons décidé cette année de poser quatre jalons pour vivre ensemble notre plaisir de la glisse : Foulée Blanche, Etoile des Saisies, La Clarée, Transpyrénéenne. Quatre courses de 42km qui nous transportent dans les Alpes du Nord et du Sud et les Pyrénées.
Pour cette Foulée Blanche, le soleil était présent tout le week-end, et la neige était superbe, froide avec une glisse exceptionnelle.
Même si peu d'entre nous étions véritablement entrainés en ce début de saison chaotique, nous avons tout de même 100% de finisher au Club des Cinq parmi les 750 finishers du 42km: Steph 320° en 2h34'55" Greg 539° en 3h03'55" Claire 561° en 3h07'13" Isa et Chris 731° en 4h18'32"
Rendez vous le 21 février prochain pour le Marathon de la Clarée où le Club des Cinq prépare une jolie surprise !
17-18 janvier - Raid28 - 6° équipe 8 février - Transjurassienne (Ski Nordique - Skating, 76km) 8 mars - Traversée du Vercors (Ski Nordique - Skating, 50km, 1.050D+) 28 mars - Off Integraal de l'Ourcq (115km, 15h45) 8/10 mai - Marathon Hero Drôme - Enchainement 100km+42km (142km, 5.700D+) 7° en 13h49 sur le 100, 6h et avant dernier sur le 42 20-24 mai - Raid Edhec (250km) - 2° équipe 7 juin - Trail du Pays de Sully (42km, 1.200D+) - 6° en 3h42 13/14 juin - Off BMTU(165km, 10.000D+, 40h) 4-5 juillet - Montagn'Hard (115km, 10.000D+) - 15° en 26h33 24 juillet - départ Record Transpy2009 (686km, 40.000D+) - Record en 10 jours et 10mn 28/29 août - Enchainement CCC / TDS (205km, 12.000D+) - CCC 70° en 16h42, TDS abandon 25 septembre - Raid Entre Vignes et Garrigue (57km, 500D+, VTT, CO, VTTO, Run&Bike, en duo) - 2° place en Mixte 3 octobre - Arrancabirra (19km, 1.370D+, 6 bierres !) 11 octobre - Raid Metro Vert (75km - 1.900D+) 24-25 octobre - Les Templiers (120km, 4.500D+) 5 décembre - L'Origole (75km, 2.000D+)
Trés belle saison 2008, la plus dense depuis mes débuts en ultra-fond en 2005 : 3.600km et 137.000D+ parcourus, 8 courses d'ultra, des Offs en pagaille. L'enchainement GR20, Transpy2008, Petite Trotte à Leon, et Grand Raid de la Réunion restera un grand souvenir, même si j'ai tout de même ressenti une certaine lassitude et fatigue aussi bien physique que morale. J'ai également beaucoup aimé notre traversée Chamonix Zermatt (Haute Route) en ski rando, et mon grand retour en course de ski de fond avec la Transjurassienne et la traversée de la Chartreuse.
Je retiens également l'excellence d'un entrainement basé sur 3 blocs :
- Decembre à Février : reprise du foncier ou PPG comprenant 2 à 3 sorties en jogging tranquille (10 à 12 km/h) par semaine, ski de fond et ski de randonnée, 1 à 2 entrainements ou matchs de rugby, 1 à 3 séances de musculation pour gainer le corps.
- Mars à Avril : travail de la vitesse, VMA, avec 2 séances spécifiques par semaine (une courte genre 10 à 20 séries de 200 à 500 m entre 16 et 18 km/h, et une longue genre 4 x 2000 m entre 14 et 15 km/h), 1 jogging, 1 sortie longue de 2 à 3 h. Toujours des sorties ski de randonnée pour garder le contact avec la montagne et la pratique de dénivelé. Fin de la saison rugby, musculation.
- Mai à Juillet : spécifique - Pratique de l'ultra-trail en montagne, augmentation des volumes d'entraînement avec 5 à 6 sorties par semaine, musculation dynamique.
Les grandes lignes de mon programme 2009 sont définies.
1/ Afin d'éviter le gros coup de déprime de fin de saison 2008, je n'ai défini qu'un seul objectif principal : battre le record de la traversée des Pyrénnées en 8/10 jours, la Transpy2009. 2/ reprendre le principe d'un entrainement en trois blocs comme en 2008. 3/ Deux courses secondaires, mais trés importantes pour rythmer ma saison et sur lesquels je souhaite prendre énormément de plaisir : la Montagn'Hard en juillet (115km et 10.000D+) et Les Templiers en octobre (120km et 4.500D+) avec une édition spéciale pour les 10 ans de cette course mythique. 4/ Une saison hivernale riche avec, entre autre, la Transjurassienne (76km de skating) et l'ascension du Mont-Blanc par les trois Monts. 5/ Les chiffres 2009 devraient naturellement être un peu moins élevé avec un objectif de 3.000km et 100.000D+