mardi, mai 26, 2009

Ultrafondus Team sur le podium du 16° Raid EDHEC

Le team officiel Ultrafondus, au bout d'une lutte acharné jusqu'au bout, est arrivé 2° du 16° Raid EDHEC (sur 18 engagés et 9 équipes finishers complètes).
Le programme des 5 jours du 20 au 24 mai 2009 : environ 250km et 10.000D+ en trail, VTT, Kayak, Via Ferrata. Canyoning annulé pour cause de trop plein d'eau suite à orage.
Le suivi en live est vraiment bien fait, avec notamment plein de photos et de vidéos.
L'organisation du Raid est trés pro, et les roadies comme les concurrents hyper sympa. Pour la 17° édition en 2010 je vous le recommande !
Un CR suivra bientôt dés que la bête aura récupéré un peu de sommeil
Le tshirt jaune et le nom d'Ultrafondus (huuuuu !) ne sont pas passé inaperçu parmi une trés sympatique population de raiders dont une population étudiante vraiment interressé par les activités d"ultrafond.

lundi, mai 18, 2009

Raid EDHEC > C'est parti !

Départ mercredi matin pour le prologue, suivi de 4 jours de raid.
Petit changement dans le team avec le remplacement de Guillaume (problème de cheville) par Eric
Suivi en live ici.

mercredi, mai 13, 2009

Enchainement 100km Ultra Run Drômois / Marathon Nature Drôme


Samedi 9 Mai 2009 – 100km – 4.600D+ - 123 partants – 7°/72 arrivants en 13h49

Dimanche 10 mai 2009 – 42km – 1.100D+ - 89°/90 arrivants en 6h00


Site web organisation

Photos

Compte rendu de Bottle


Résultats du 100km

Résultats du Marathons


En 2003 et 2004 j’avais participé aux deux premières éditions du Marathon de la Drôme, organisé magnifiquement par le brillant 100 bornard Jack Peyrard. Un 100km existe depuis 2007. Lorsque Jack (Jack26) parle de faire le doubler 100/Marathon, je dis banco avec Christian Bouteille (Bottle). En effet ca se cale magnifiquement dans mon programme d’entrainement en vu de mon objectif #1 la Transpyrénéenne : à mi-chemin ça me permet de vérifier mon état de forme et la qualité de la première partie de l’entrainement, ensuite ca me fait un week-end où je peux accumuler du volume de kilomètre et de dénivelé. Last but not least, j’ai un plaisir enfantin à retrouver la première course trail de la saison, l’ambiance, les potos, la pasta party, et l’adrénaline de la compétition.

Ma stratégie de course : faire le 100km placé mais sans sur-effort afin de ne jamais compromettre l’enchainement. Donc jamais dans le rouge. Pour le Marathon, aucune importance, juste finir.

J’arrive le vendredi dans la journée et rejoins Bottle à la remise des dossards. On se fait bien confirmer par Jack sa promesse d’une caisse de Clairette de Die si on arrive à faire l’enchainement. Sept prétendants pour l’enchainement. Va y avoir de la compétition !

100km des « Aventuriers du Bout de la Drôme »

Samedi le départ est à 4h30. Avec Yoyo (Lionel Planes) on est hébergé par une copine Marie-Servane, avec qui je fais le Raid EDHEC dans 10 jours et Kiné de son état ce qui sera utile. On se lève à 2h30, autant dire largement avant les poules.

Le départ est donné par Jack et neutralisé jusqu’ en haut de la tour ce qui permet de se chauffer tranquillement. Ensuite ça part sur la crête en single track technique de nuit : magnifique ! Avec Yoyo on s’est placé dans les 10 premiers et on est super à l’aise sur ce parcours. Ensuite dés que l’on rejoint de larges sentiers 4x4, les rouleurs nous rejoignent et nous larguent. Pas grave, on a le temps ! Le jour se pointe vers 5h30, et on arrive à 7h30 à Barcelonne (km25, 1000D+) pour le premier ravito solide. On nous annonce 11° et 12°. Sarah à qui j’ai passé mon APN est de tous les points de rendez vous, et attend son copain Nico qui normalement me double systématiquement à mi-course. Au GRR c’était à Cilaos !

Nous repartons avec Yoyo pour l’instant sur le même rythme. J’attends la grosse chaleur annoncée avec angoisse, car comme pour le Grand Raid Dentelles Ventoux 2007, Yoyo va très bien la supporter et partir et moi je vais subir voir exploser. Ca remonte durement sur un très beau mono-trace et là le premier de l’édition 2008 avec le dossard 1001 nous double en petite foulée sur une pente de folie avec de grosses marches. Et Yoyo qui lui emboite le pas ! Fidèle à ma stratégie je laisse filer, et garde mon rythme qui me va à merveille. Puis me passe un garçon avec un beau tshirt UFO blanc qui se nomme Olivier Muller (Sachanono) qui m’annonce son premier 100km. Il terminera premier en pulvérisant le record de l’épreuve en 12h01 ! Respect. On passe par les Pylônes avec un enchainement de prairies et de sentiers, et au niveau d’un bénévole point d’eau surprise : Yoyo qui vient de se prendre un premier avertissement avec un début d’hypoglycémie. Moi ca me fait plaisir de continuer avec mon pote Yoyo ! On arrive à 9h30 au magnifique village de Cobonne (km40, 2.020D+). On nous annonce 11 et 12°.

La chaleur commence à devenir très forte, et je souffre depuis le matin d’une méchante diarrhée. Sans conséquence jusqu’ici grâce au Smecta, il ne fait plus effet. Je risque donc doublement de me déshydrater. Je ne pense plus qu’à boire et manger salé toute les 10 minutes environ et stabiliser mon allure pour ne pas provoquer de surchauffe interne. Comme prévu Yoyo s’en va vers le 50°km au moment où je profite d’une fontaine dans une ferme pour me rafraichir le corps, et pile au moment où Nicolas Cointepas me double exactement à la mi-course : quel métronome ! Là non plus je ne cherche pas à suivre et ralentit légèrement le rythme pour passer cette grosse chaleur.

Je suis alors seul ou alors faisant le yoyo avec un autre concurrent coordonné en rouge avec des bâtons verts qui subit lui aussi la chaleur mais avec des à coups. 12h30 j’arrive à Saillans (km65, 2.913D+), au pied de l’énôrmissime montée de 1.200D+ vers les 3 Becs. Je suis en nages, mais ca tient, je n’explose pas. Ma gestion est bonne. Mes parents m’attendent, Jack m’impose un passage à l’infirmerie où au bout de 3mn je demande ce qu’on attend de moi : vous allez bien ? Oui ! Bon ben alors allez y ! Ha bon … Au ravito je me plonge dans la fontaine, je remplis mes poches de salés (saucisson et chips), et je pars à l’assaut du monstre. Avec une place de 8° et déjà 3 abandons devant, j’ai le moral au plus haut.

Mais le début de l’ascension est très difficile : ca monte fort, et à découvert il fait très très très chaud. Je profite de l’ombre de chaque arbre pour me reposer et me rafraichir pendant 30 secondes. J’ai l’impression de me trainer et pourtant je suis sur un rythme de 500m/h. Au quart de la montée on arrive enfin dans un sous bois sur le GR9. Plus de fraicheur, je vais mieux, je relance, toujours dans une montée assez raide. 800m/h que je tiens. Ca sent très bon. Au bout d’une heure de montée je ne vois toujours aucune rubalise, et je panique : aurais je loupé un embranchement ? J’hésite, je continue, je m’arrête. C’est trop bête, si je me suis planté c’est 300D+ plus bas. Tant pis je redescends. 150D- plus bas je tombe sur mes deux poursuivants qui me confirment qu’il faut suivre le GR9 sans balisage. Caramba, je viens de perdre exactement 20 minutes. Je suis énervé, mais en forme car frais avec la descente et le sous-bois. Je repars de plus belle en larguant mes compagnons avec une prograssion de 900D+/h que je tiens jusqu’au Pas de la Motte après une succession de montées descentes sur des dalles. Dur mais magnifique. Je double un concurrent qui boite avec un problème au genou. Me voici donc 7°. Un bénévole contrôleur m’annonce Yoyo et Nico ensemble (du moins j’imagine qu’il s’agit d’eux) passés à 14h38. Il est 15h15. 35 minutes c’est trop loin pour aller les chercher. Dommage, sans les 20 minutes perdues bêtement dans la montée, l’écart n’aurait été que de 15 minutes, et là je me serais engagé dans la grande descente à fond. Du coup j’y vais gentiment mais très habile sur les cailloux glissants dans ce beau canyon humide, je ne récupère bien, de la chaleur. Je suis bien.

A l’Auberge des Dauphins (km80, 4.144D+), tout va bien, je vais bien. Mon père me confirme Yoyo et Nico 30 minutes devant, j’imagine mes poursuivants à au moins 20 minutes. Je poursuis donc tranquillement, du moins je l’imagine. C’est plat, ca monte gentiment, ca redescend dans le jolie forêt de Saoû, et … caramba plus de balisage et chemin tout droit ou à droite. Pfff, disons tout droit alors ! J’arrive sur une route au Pas de Lauzun ( ???) évidemment sans aucun balisage. J’arrête une voiture qui me confirme que le route redescend sur Crest par l’est. Exactement la direction du chemin à droite que j’ai laissé derrière moi. Retour en arrière, et effectivement environ 500 mètre après le bifurcation je retrouve du balisage. Débalisage sauvage additionné à un balisage uniquement si bifurcation font qu’on ne sait jamais si on est perdu et quand.

J’arrive au dernier ravito près d’un centre équestre au km90. Je raconte ma mésaventure. On m’annonce toujours 7°, donc personne ne m’a doublé pendant mon jardinage. Ensuite tout roule jusqu’à Crest. J’ai des ailes. A l’arrivée Yoyo et Nico sont là, je suis content et en forme.Je fais un excellent temps de 13h49, je n’ai pas explosé sous la chaleur, je n’ai mal nulle part : l’enchainement peut avoir lieu.

Douche, massage par mon hôte Marie-Servanne, et je passe un petit sms à Bottle qui m’annonce son arrivée imminente de nuit à Crest en moins de 18h. Cool on sera au moins deux demain !

Je vais me coucher vers 23h sans vraiment trouver le sommeil, les quadriceps se sont durcis et une douleur à la malléole gauche apparait (chaussure Lafuma un peu trop hautes). Je me réveille toutes les heures.


Marathon Drôme Nature

Départ à 8h. Je retrouve Bottle en forme. Enfin comme moi, un peu fatigué tout de même

Tient il y a même moins de monde que pour le 100km ! N’empêche, nous partons tout au fond pour ne gêner personne avec nos allures de patriarches playmobiles. C’est dur, et même si nous tenons un bon 10km/h sur le plat, le cœur n’y est pas. En effet c’est difficile de se sentir déphasé par rapport aux autres concurrents, nous ne sommes pas dans le course, mais ce n’est pas non plus une ballade. Nous subissons. Nous ne profitons de rien : marre de faire du plat, fatigués dans les montés, trop mal aux quadri pour réellement s’engager dans les descentes. Bref pas de plaisir. Ne reste que le challenge de terminer et boucler l’enchainement. En plus Jack nous annonce que nous ne sommes que tous les deux sur les sept (trois ont abandonnés sur le 100) à repartir ce matin. Alors on se relais avec Bottle, avec une tondeuse balaie derrière nous (en fait une moto trail qui ferme la course). Et puis le semi-marathon nous rejoint. Philippe Raymond nous passe avec sa belle prestance en 2° position. Bottle accélère naturellement le rythme. Pas longtemps. Au bout de 500 mètres on a tous les deux un point de côté : des vieillards vous dis-je ! L’arrivée des semi derrière nous devient chiant. On en peut pas trouver sa trace, faire attention. Je vois mon père, je lui échange ses pompes pour soulager ma malléole. Elles sont trop petites, dans les descentes ca tape et je suis obligé de recroqueviller les orteils. Beaucoup plus tard nous double Stéphane Diagana et Richard Dacoury, invités par Jack. Y’a du beau linge sur le semi !

Avec Bottle on souffre en silence. Que dire ? Qu’on en a marre que tous les bénévoles nous demandent si il reste quelqu’un derrière ? Qu’on a mal ? Tout ça on le sait tous les deux. On sait aussi qu’on va le terminer cet enchaînement à la noix, parce qu’on l’a promis au nom des Ultrafondus. On n’est pas blessé, alors on va tenir parole. On serre les dents.

Au détour d’un ravito à environ 10 bornes de l’arrivée, nous ramassons, en perdition, Michèle (Saintemarie, tout un programme pour un sauvetage !). Nous finissons à trois. Enfin des single track digne d’un trail, c’est à la ramasse que nous arrivons au gymnase. Je vois furtivement quelqu’un nous voir et repartir aussi sec vers le gymnase d’arrivée. On broie du noir depuis un moment, et tout à coup sur l’arrivée …

… Jack est au micro en train de faire le podium, demande à tout le monde de nous faire un triomphe ! Tout le monde se lève et applaudi à tout rompre. Tous nos amis UFO et Kikourous sont là. Nous sommes abasourdis et finalement très heureux de l’avoir fait cet enchainement. Après quelques mots au micro où Bottle rappelle très opportunément à Jack de sortir la caisse de Clairette, les photos, nous redescendons dans la salle en héros. Tout le monde nous serre la main, nous félicite, les cuistos veulent nous donner du rab de bouffe, bref la gloire éphémère mais gratifiante. On oublie les douleurs.


Ce que je retiens de l’enchainement

Très content de l’avoir fait, mais je ne le referais pas. Un 100km de rêve, mais partir sur une course en étant pas dans les même conditions que les autres concurrents n’est pas mentalement très confortable. Et pourtant je vais le refaire fin Août avec la CCC+TDS (205km, 12.000D+). Et avec surement que 2 ou 3 heures pour me reposer entre deux 100km trail. A suivre …

En revanche je retiens un excellent état de forme à mi-parcours de mon entrainement pour la Transpy. Ca contribue à mon bon moral pour la suite, tout comme l’Intégrale de l’Ourcq avait contribué à me remettre en selle en mars dernier.

Je me donne 3 jours de récupération, et retour à l’entrainement et un enchainement de raids, de Off, et de courses. La prochaine ? Une mystérieuse et inquiétante Montagn’Hard …

Merci et félicitations à Bottle pour son énergie et son opiniâtreté.


lundi, mai 04, 2009

Stage Eau Vive

1,2,3 mai 2009
Briançonnais
Photos et videos

Olivier Broumault nous a magnifiquement organisé un stage kayak et Canoë Raft : une (re)mise à niveau K1/C2 aux oignons pour MS, et des cours de natation pour David et moi :-)

3 jours durant lesquels Olivier a tout prévu : un hébergement 5* ou plutôt 5 épis chez David et Lydie au gite Brin de Paille où l'on se sent comme à la maison mais en mieux (David a construit une maison de bois et de paille exceptionnelle, et Lydie vous fera goûter sa délicieuse cuisine bio), les bateaux K1, K2, canorafts qui permettent de progresser en confiance, et les petites surprises et autres rencontres qui font du stage un moment unique.Il nous a même négocié une météo avec juste quelques goûtes sur l'arrivée d'Embrun pour encore mieux savourer les rayons de soleil omniprésents durant trois jours.

Le samedi après midi il nous a concocté un parcours trail dont je n’osais rêver vers le Col des Aiguilles (20km et 900D+).


Je ne vous parle même pas de ma première médaille d’or olympique en compagnie de Franck Adisson. Hélas ma seule chance la gagner sera dans un vide-grenier :-)

A venir quelques films de nos exploits : l'occasion d'y voir Marie-Servane maîtrisant parfaitement le sujet avec un coup de pagaie et qui aurait bien mérité une médaille également, Sur la partie nautique au moins nous sommes fin prêt pour le Raid EDHEC le 24 mai prochain !


A tous les concurrents de Raids Multi-Sports, je ne saurais vous encourager à vous aguerrir sur la partir nautique avec Olivier, cela vous fera gagner du temps et de l'énergie sur une partie trop souvent négligée par les concurrents.


lundi, avril 27, 2009

Ski Rando > Mont Tondu

Starring : Carola Pagel, Thomas Gabriel, Grégory Gabriel, Stéphane Couleaud

Week end sur le glacier de Tré-la-Tête, Mont Tondu le samedi, nuit au magnifique refuge des Conscrits, 80km/h de vent le dimanche nous empêchant de faire les Dôme de Miage comme prévu initialement.
Tout de même 2400D+, plus un petit footing sur le sentier des Gardes de 800D+ en rab, seule compensation du Foehn qui n'arrête plus de faire fondre la neige depuis une semaine, permettant un retour aux basiques du trail avec de suantes montés et d'acrobatiques descentes.

mardi, avril 14, 2009

Déstructuration du Week End Pascal

Vanoise - Montmélian - Aravis
Guests: Christelle Masella, Marie Perrier, Carola Pagel, Thomas Gabriel, Grégory Gabriel, Sébastien Perrier
Special guest : Eric Perrier



Cris nous a organisé un week end sépcial Vanoise avec un raid en étoile à partir du refuge du Prarion avec la Pointe de la Galisse et la Grande Aiguille Rousse au programme.

La météo en aura décidé autrement et nous aura amené à tout changer pour le plus grand bonheur de tous ...

Jour 1: Montée au refuge Prarion 2h - 380D+
Puis Pointe du Grand Caval 2h20 - 580d+, 20cm poudre temps gris faible visibilité avec du vent.
Prendre plein sud vallon ouest roche noire, à alt 2500 prendre plein est au dessus falaise sur pierrier pour rejoindre vallon tete des chêvres, arrêt sur point de vue 2850 trop gris et avalancheux, retour faible visibilité.

Jour 2:
Mont st Michel en course à pied (42', 500D+) au-dessus de Montmélian, terrain de jeux de Marie et Eric, suivi d'une initiation parapente qui aura fait crier Carola et courir Sergent Tom-Tom.

Jour 3:
Ski rando dans les Aravis à la conquête du Tardevent (4h30 - 1100D+). Rencontre sympatique avec Isabelle et Christophe, connaissances de Carola toujours aussi prompt à socialiser au-dessus de l'alt. 2000.
Altitude min / max :1440m / 2501m
Du parking des confins prendre le chemin qui mène au chalet de Pacally. Remonter en oblique vers la gauche pour aboutir sur un replat au pied de grandes pentes, passer près du chalet de Tardevant. Monter au centre. Second replat qui s'oriente SW. Suivre ce replat et monter un court mur N sur la droite. De la traverser jusqu'au col, puis par l'arete au sommet (que nous n'avons pas fait, remplacé par une dégustation spécial fromages locaux - Reblechon et Tomme de Savoie).

La blague du week end par Ltn Greg au sujet de Carlita : "avant l'avanlanche, il y avait une piste du kilomètre lancé"

lundi, avril 06, 2009

Pigne d'Arolla > Ski Rando - 3798m

4 et 5 avril 2009
Leader : Carola Pagel
Guests : Laurent Allard, Stéphane Couleaud



Parcours jours 1 : Arolla -> Pigne d'Arolla (non atteint) -> Cabane des Vignettes
Altitudes Max : 2000m / 3798m
Itinéraire de haute montagne / parcours glaciaire
Dénivelé positif 1400m

Départ du parking d'Arolla à 9h30, on monte sur la piste de ski jusqu'à une cassure sous un goulet, puis on traverse sur la gauche dans la moraine pour prendre pied sur le glacier de Tsijore Nouve. On monte ensuite sur la moraine opposée qui mène à un déversoir. Ensuite dru dans l'pentu dans une petite combe et on rejoint le glacier des Vignettes. Par deux plats et deux murs on arrive au col des Vignettes. Temps de parcours 2h30 tranquillement avec petite pause casse croute.

Il est 12h30 et nous décidons de continer vers la Pigne, mais la chaleur nous accable et Carola n'est pas encore bien acclimaté au-dessus de 3000. A mi parcours à l'alt 3400 nous décidons de revenir vers le refuge des Vignettes pour y passer la nuit, et reprendre notre ascension le lendemain.

Parcours jours 2 : Cabane des Vignettes -> Pigne d'Arolla -> Col de l'Eveque -> Arolla
Altitudes Max : 2000m / 3798m
Dénivelé positif 1000m

Après une nuit confortable et un petit dej copieux, nous partons à 6h30 et gravissons un mur raide et mettons les couteaux. On traverse rapidement sous les séracs, puis revenons à droite au-dessus. Ensuite droit dans la pente jusqu'à un collet 3700m. De là, en 10min au sommet de la Pigne d'Arolla (3798m). L'ascension des 700D+ se fait en 1h15, bien plus facilement que la veille (fraicheur du matin et acclimatation).
Nous décidons ensuite de redescendre pour aller droit sur le Col de l'Eveque (alt 3320) sans passer par le col de Chermotane, directement via la longue avancée glaciaire entre deux zones de crevasses (ne pas longer le pied de l'Evêque, crevasses en contrebas très ouverte). Nous terminons en redescendant à Arolla en contournant le Mont Collon. Sur le finish nous apercevons une barre de rochers qui ferme l'accès à la vallée du Haut Glacier d'Arolla et apercevons des piliers de bétons semblant vouloir soutenir cette barre : trés fort les Suisses !
Nous mettons environs 4h pour faire l'ensemble, trés longue pause avec dejeuner et exercice de recherche avec ARVA comprise.

Remarques :
Le passage au-dessus des Vignettes pas toujours aisé selon la neige. Couteaux conseilles.
Passer la nuit à la cabane des Vignettes (3157m) est trés confortable car refait à neuf en 2007. Compter environ 60€ couchage + diner + petit dejeuner

Matériel spécifique :

Couteaux utiles.
Baudrier, corde et piolet léger.



dimanche, mars 29, 2009

L'Intégraal de l'Ourcq



Parcours : Canal de l'Ourcq - 108km
Départ 22h PK 0 à Paris - Place de Stalingrad (La Villette/MK2)
Arrivée 15h45 PK 108 à Port aux Perches (commune de Ferté Millon)
Plan du parcours

Les quadriceps fatigués, mais la tête pleine de jolis souvenirs, les quatre mousquetaires ont décroché le graal. Merci à Sylvain (GGO), Laurent, et Jérôme pour ces 115km au total.

Ce ne fut pas chose aisée en ce début d'année sportive, mais ce quatuor de rêve a grignoté le cordon de halage PK aprés PK.

C'est le GGO (Grand Géant Orange) alias Sylvain qui a pensé ce Off (un Off de mars et ça repart !). Après un départ à 22h de Stalingrad, nous avons parcouru les 48 premiers km jusqu'à Meaux à dix en papotant, en courant à environ 10km/h, en marchant pour permettre à tous de se regrouper. A Meaux Phil, Henri, Christian, et Tony nous quittent.

Après avoir attendu 50' une caquette perdue, sous la pluie et soumis aux caprices du vent, le quatuor s'est formé, et plus aucun doute quand à l'atteinte de l'objectif n'était plus permis. Chaque pont qui s'offrait à nous nous ravissait. Synonyme de plaque de marquage bleu et blanche, il nous rapprochait du graal.

Au-delà du pur plaisir de courir avec mes camarades, cette sortie revêtait une importance particulière pour moi. Terminer un Cent Borne en ce tout début de saison, c'est le socle de confiance qui me permet de redémarrer un entrainement structuré et de visualiser mes futurs objectifs serain. En plein spleen depuis novembre, je suis à nouveau à bloc !

lundi, mars 16, 2009

Raid EDHEC > le team au complet

Lors d'un précédent post, je vous faisais part de notre rercherche d'un quatrième équipier. C'est chose faîte avec Guillaume qui nous rejoint, ainsi qu'Aurélie qui remplace Donatienne, qui va partir un mois en Asie. Bref c'est la fin du casting, place à la préparation.

Le team:
Marie-Servane Mollet : grande espérience de l'outdoor, elle a passé plusieurs années en Nouvelle-Calédonie, et en plus elle a un nouveau VTT qui déchire !
Aurélie Chasle : un 100km à Honk Kong, nous avons partagé ensemble le Défi Raid-Up et le Raid28 où elle a fait preuve d'une belle constance en orientation et physiquement. Un modèle increvable.
Guillaume Richard : excellent camarade de rugby au THS, il a joué au niveau Européen, et connait bien les notions d'engagement et de fraternité. Il se lance dans le Raid Multi-Sport pour goûter à de nouvelles sensations. Son physique d'athlète et sa bonne humeur permanente sauront nous aider à aller au bout.
Stéphane Couleaud : le plus vieux de la bande, mais pas forcément le plus expérimenté en Raid, je vais assurer le capitana du team et tenter de faire profiter de mon expérience de la gestion du "long".

L'entrainement individuel est la responsabilité de chacun, il ne nous reste plus qu'à organiser la logistique pour ce Raid de 4 jours sur environ 250km qui aura lieu sur Nice du 20 au 24 mai.

A suivre ...

Bénévole sur l'Ecotrail de Paris > la course dans la course

Pour avoir fait la course l'année dernière, j'avais souhaité la voir du côté organisation.
Bombardé responsable de la zone départ, avec 8 bénévoles, dont mon père Georges et des membres de l'association des Souffles de l'Espoir Courir contre la Mucovisidose.

Nous avons récupéré dés 6h30 les camions préparés et remplis avec tout le matériel.
A 8h nous retrouvons les bénévoles sur site à a base de loisir de St Quentin. 2h pour installer le petit-dej coureur, la récup des sacs, baliser le trajet jusqu'au départ, installer l'arche de départ les barrières et toutes les banderolles et flammes sponsors. Dans le même temps il faut dés 9h45 récupérer les coureurs arrivant de la gare RER et organiser l'accés aux navettes.
A partir de 11h tout est prêt, le gros des coureurs est là, et reste les derniers détails à régler : dossards inversés avec la puce, 20 coureurs qui ont raté le RER et pour lesquels il faut réserver et organiser une dernière navette en plus à 11h36. Les chronométreurs de Top Chrono managés par Romain arrivent et installent leur matos.
12h et quelques minutes, le top départ est donné ... et il faut tout désinstaller !
1h pour tout enlever et ranger le matos dans les camions, le plus long est de charger un par un tous les 1100 sacs coureurs. Surtour que certains ont carrément chargé leurs sacs de plomb et de parpaings ! Pensez aux dos des bénévoles les gars. Nous faisons deux allers et retours au stade Emile Antoine près de la Tour Eiffel, où une chaine humaine s'organise pour monter tous les sacs au 1er étage du gymnase. en tout plus de 2000 sacs portés, on a tous un peu mal au dos.
vers 17 nous ramenons les cammions à Issy les Moulineaux, la mission est terminée. Ouf ! Nous pouvons enfin manger un morceau et aller nous ballader à l'arrivée pour voir les premiers coureurs arriver au 1er étage de la Tour Eiffel.
On y croise avec mon paternel le camarade Sanglier qui joue au journaliste avec qui on assiste à l'arrivée des trois premiers dont Benoît Laval. Et parmis les coureurs croisés : Val et Nicolas heureux d'en avoir terminé. Dommage je loupe Irina alors que je suis redescendu manger au buffet.
Je termine la journée exténué et m'endore dés 22h !

Globalement je suis trés impressionné par le travail réalisé en amont depuis 1 an par Hervé Pardailhé (directeur de course), Laurent Sturtz (responsable bénévoles) et tous les organisateurs de l'Ecotrail. Pour les bénévoles, il n'y plus qu'à suivre les instructions le jour J. Une mécanique bien huilée sur cette deuxième édition. Organiser une course n'est vraiment pas une sinécure ! C'est bien d'en prendre conscience lorsque l'on court. Cela permet d'apprécier le travail d'organisation et de pardonner les quelques imperfections ici et là.

lundi, mars 09, 2009

Transvercors 2009 > Encore en retard

Col du Rousset -> Corrençon
50km - 1.050D+ - 4h15

Après une Transjurassienne démarrée 40' après les derniers concurrents, nous avons avec Greg - nous avons fait la course en binôme - renouvelé l'exploit de partir 7' après le départ !

Pourtant arrivés avec l'avant dernière navette au départ du col du rousset à 8h45 pour le départ à 9h...et aucune annonce à - 9h heure du départ - alors qu'on était à quelques mètres de l'arche de départ buvant un thé servit par les bénévoles ... puis à 9h07 quelqu'un au micro annonce que les départs Chrono étant terminé les personnes qui faisaient l'épreuve non chrono pouvaient y aller ! Moralité, même quand on est pas en retard, on arrive à partir en retard ! Consolation, cette fois nous n'étions vraiment pas les seuls !

Neige molle sur les 20 premiers km puis transfo collante sur les 30 derniers ... Encore de belles poussés sur les batons, il va vraiment falloir que je me remette à la musculation. On finit le parcours en 4h15....quasi la même moyenne qu'à la Transjurassienne.

Le départ est une tuerie avec une énôrme montée au bout de 5 mètres ! Quelques descentes techniques avec 3 belles chutes de Greg, et une pour moi, mais vraiment pour éviter la boucherie avec un tas de corps démanbulés sur la piste ! De superbes passages à flanc de falaise avec vue magnifique sur toute la vallée. Un finish sur la royale peu après l'entrée de bois barbu - trés certainement un des plus beau sites de Nordique en France.

J'aimerai beaucoup refaire ce parcours en balade avec pic-nic en bord de falaise avec vue sur l'ensemble du plateau. Sinon avec l'organisation mais en rando non chrono ;-)

Merci Greg pour le bout de chemin ensemble.

lundi, mars 02, 2009

Chamonix entrainement Traversée du Vercors acte 2

28fev/1er mars 2009

8h, 50km, 2.200D+


Deuxième week-end montagne à Cham depuis la Transjurassienne début février. Après un week end entier consacré à rechercher la glisse ultime en Skating (dont une poursuite des coureurs du Run&Skate à laquelle je participerais volontiers l’année prochaine), un peu plus de variété celui-ci avec la classique en Rando du Mont-Buet samedi et Skating aux Saisies ce dimanche (pour cause de redoux, j’ai préféré m’exiler vers alt. 1.600).


Pour la rando du Mont-Buet via le vallon Bérard, j’avais rendez vous samedi avec Carola, une athlète complète fan de tout ce qui glisse, roule, et même de course à pied.

Départ 8h car la journée est prévue chaude, nous passons de l’hiver au printemps avec un peu d’avance. La neige est encore bien présente et les traces nombreuses avec une neige bien transformée glacée qui va rendre la progression très aisée. Après le passage en sous-bois, nous faisons une halte pour enlever une couche. Carola prend la tête, et là elle me met une véritable mine. Je ne peux plus suivre sauf au taquet. Je tiens néanmoins à me préserver afin de me donner une chance d’aller au bout. Toujours à quelques mètres derrière, je suis inexorablement lâché. Heureusement de temps à autre nous rattrapons quelques randonneurs qui la ralentissent et elle m’attend aussi très gentiment. J’ai beaucoup de mal à m’acclimater à l’altitude jusqu’au Col de Salenton (alt. 2.600) que nous atteignons en environ 3h, ensuite ca va beaucoup mieux et nous atteignons le Mont Buet (alt. 3.100) en 4h15. Très peu de vent dans la monté, un vrai four avec la réverbération. Celui qui a tracé l’a fait superbement rendant l’ascension vraiment aisée. La vue à 360° sur la chaine du Mont-Blanc et le Jura est juste superbe comme d’habitude.

Nous mettons 1h15 à descendre seuls dans un vallon de retour différent de l’aller, et après une pause déjeuner sur une terrasse/pierrier nettoyé de sa neige par le vent : spectacle sur le massif du Mont-Blanc garantie !

Au total 6h30, 1.700D+, et une vrai belle journée.


Semaine prochaine : traversée du Vercors (50km) en skating et en binôme avec Greg.


vendredi, février 27, 2009

16° Raid EDHEC > recherche 4° coéquipier

Du 20 au 24 mai prochain a lieu le prochain Raid Edhec. 250km sur quatre jours avec les activités multi-sport classiques des raids natures. Départ de Nice et parcours sur l'arrière pays montagneux.

Les équipes sont de quatre coéquipiers, dont obligatoirement une féminine. Hors une féminine notre équipe, qui se cherche encore un nom, en a déjà deux :

Donatienne Delavallée - dit Dona, déjà finisher de l'édition 2006, vient de finir un tour du monde des plus beaux Treks de 9 mois,
Marie-Servane Mollet, passionnée d'outdoor, nous vient directement de Nouvelle-Calédonie où elle a pu s'éclater dans toutes les disciplines natures.

En revanche nous recherchons encore un quatrième coéquipier qui possédera idéalement une expérience raid et/ou ultra-fond, mais surtout qui comprend bien les enjeux de la gestion d'une équipe en vu de terminer l'épreuve dans la joie et la bonne humeur. Le classement final, même si nous restons de farouches compétiteurs, ne sera qu'une conséquence et non l'enjeux premier.

Me contacter directement sur ce blog si l'aventure te tente ami raideur !

mardi, février 10, 2009

Transjurassienne 2009 > un emploi du temps trés serré

76km - 700D+
Temps réalisé : 6h30 - (officiellement 1573° en 6h58)

Parfois les journées vous semblent bien courtes, comme s'il fallait forcément déborder sur les 24h de l'horloge ... tic .... tac ... drinnnnnnng ! 6h30 ce dimanche et l'ancien corps de ferme Longchaumois superbement réaménagé en loft contemporain où nous accueille Greg s'éveille doucement. Tenue de ski, dossard, paquetage d'arrivée, et sac pour le retour. Checklist terminée. Petit dej rapide et on se retrouve dehors à 7h40 déjà un peu à la bourre pour un départ à 8h30 à Lamoura. Dans la nuit 70cm de superbe peuf à s'en faire pêter les narines ont enseveli les voitures et la route. Chaussette sur les roues, déblayage du char, et le voisin réquisitionné nous remonte en marche arrière le le raidillon qui nous amène au graal du jour. Manque d'expérience, de lucidité, toujours est il qu'il nous aura fallu 1 heure pour dégager la voiture et la remettre dans le sens de la marche !

Finalement avec Greg nous prenons le départ à Lamoura avec 40mn de retard, sur un stade désert et en démontage, pendant que Claire et Chris rejoignent en vitesse le départ du 50km aux Rousses.

Il faut voir le bon côté, cette année nul besoin de se frayer un passage parmis les coureurs, risquer de casser des batons ou des skis comme sur l'édition 2008. Pendant près 30 minutes nous ne rattrapons que quelques skieurs qui font la traversée en mode rando, tandis que Christian nous dépasse, lui a eu des soucis de réveil matin. Nous ne nous connaissons pas encore, mais nous faisons la course presque ensemble. Lui va plus vite, plus de caisse, mais un peu moins de glisse en descente et surtout discute avec les bénévoles à tous les ravitos. Du coup on ne cesse de se dédoubler tout en rattrappant près d'un millier de coureurs. Trés difficiles à dépasser en début de course car les allures sont trés nettement différentes, puis c'est la neige extrêment brassée par près de 3800 coureurs qui rend les muscles lourds, la glisse et les relances difficiles. A part deux descentes où l'on peut se lacher, le parcours et la neige nécessitent une relance permanente qui asphyxie mes triceps. Les premiers mettront près de 3h40 et 45 minutes de plus que le record de l'épreuve (2h55).

Au 20eme kilomètre mes pauvres mucles se tétanisent. Par la difficulté du terrain certe, mais aussi par le manque d'entrainement avec seulement quatre malheureuses sorties à Noël, et rien depuis. La cheville gauche puis les quadriceps se remettent difficilement d'un entrainement Parisien. Et pourtant la douleur passera vers le 50°km, à force de ravitaillements.

Formidables ravitaillements ! Du thé chaud et du sucré / salé à profusion, les bénévoles venant au devant des coureurs pour leur proposer de se substanter. Ravitaillements trés bien placés qui me arrivent juste au moment où je sens poindre la fatale et pernicieuse hypoglycémie. Sur la corde raide toujours, mais j'avance sans m'arrêter, essayant en permanence d'allonger le ski de quelques centimètres pour améliorer la fluidité et l'économie du geste, épargner les forces qui daignent encore me servir.

Le parcours manque un peu de dénivelé, de grandes boucles sur des plateaux plats légèrement en dévers usent les organismes mais aussi provoquent quelques lassitudes.

Et pourtant la satisfaction me gagne lorsque au bout d'un effort de 6h30 j'entend les cloches encourageant les coureurs nordiques arrivant les uns derrière les autres. Satisfait de pouvoir courir une épreuve technique avec aussi peu d'expérience, uniquement sur le foncier acquis en trail depuis ces dernières années. Satisfait de terminer avec une absence totale de douleurs, de courbatures, ou de blessures. Satisfait enfin de retrouver mes camarades Greg qui finit en 6h45, Claire et Chris le 50km en 5h20 et 6h28.

Petite frayeur pour Greg qui ne retrouve pas sa doudoune et se chaussures dans le sac d'arrivée. Heureusement je lui trouve une superbe paire de boots fourrées dans une poubelle ! 1h30 de navette en bus pour rejoindre la voiture à Lamoura, je loupe mon train à Bellegarde pour Paris, mon Blackberry se fait la malle, mais je suis heureux de retrouver cette ambiance de course hivernale de mon adolescence. Tic ...tac ... drinnnnng ! Et merde. Retour à Paname, il fait gris, la tempête s'annnonce, les clients et les collègues font la gueule. Mais les sensations de glisse, de légerté, le plaisir de l'effort me font garder ce sourir béat des lendemains d'Ultra-Fond.

Prochaines étapes hivernales : la traversée du Vercors en ski de fond si l'ami Greg accepte de m'accompagner, et le Mont-Blanc par les trois monts en ski de rando.

jeudi, février 05, 2009

Off UTMB Counter the Clock 13-14 juin 2009

Ca fait un petit moment que je me demande à quel type d'effort peut bien ressembler l'UTMB dans le sens contraire des aiguilles d'une montre : gestion, sensations, paysages, ... fait à de multiples reprises, avec plein de variantes, mais jamais dans ce sens, . La même chose pour vous ?

En résumé : 165km, 10.000D+, sur 2 jours, les 13 et 14 juin 2009, groupe homogène restreint à 6/7 max, quelques variantes (Col des Fours, Fenêtre d'Arpette, Deux Sapins,...),

Si cela vous intéresse, contactez-moi.

Photos Montagne Pub Cascade de Glace Janvier 2009

mercredi, janvier 28, 2009

Week end Rando + Cascase Glace avec les MP's

Vidéo des MP's à la Cascade

Le week-end dernier c'était ma deuxième sortie avec la sympathique association Montagne-Pub.
En 2008 j'avais fait une sortie Rando Ski dans Les Ecrins.

Olivier Broumault et Thomas Fabre nous ont proposé un WE Cascade de Glace.

Pour cause de neiges plus qu'abondantes (50cm la veille, 20cm le matin de notre arrivée), nous avons du nous réorganiser avec une première journée de ski de randonnée à la crête de Reyrard et un dimanche cascade à Freissinière.

La rando nous a presque plus épuisé à la descente qu'à la montée : nous nous enfoncions jusqu'aux genoux dans une teuf absoluement incroyable.

La cascade organisée par nos merveilleux guides François Lambard dit Babar, ex champion du monde d'escalade, accompagné de Reynald Bourdier dit Renato et d'Andréa, est un excellent moment où se mélange la joie de grimper des voies alternant la découverte et de vrais difficultés, et la détente avec des comérages permettant de gérer le froid abyssale.
Seule la marche d'approche aura eu raison de nos vaillants MP's avec 1h de marche dans une neige profonde. Sortir la jambe enfoncée jusqu'à la hanche, c'est du sport !

De retour sur Paris le lundi matin à 6h45 par le train de nuit, tous les GM de MP ne pensent qu'au prochain week end !


lundi, janvier 19, 2009

L'improbable Raid28

77 balises tappées sur 92, 80km, 1.100D+, 17h35
Compte Rendu de Christian Bouteille
CR vu du côté organisateur par Michel l'Electron

Ce week end c'était mon premier Raid28 avec les Castor Junior de Raid-Up (avec Aurélie Chasles, Arnaud Coudray, Matthieu Brunet - capitaine, Hervé Pardaihle-Galabrun).

Nous avons obtenu une 6° place sur 57 engagés complètement improbable. Après avoir passé le samedi à lui trouvé un remplacant (le GGO avait piscine avec Val et JJ, et Phil était chez sa maîtesse à Paname), Hervé a finalement pris le départ avec sa grippe et 38,5° de fièvre. Un zombie d'une incroyable volonté qui a fait ses 80 bornes comme tout le monde, une équipe solidaire où chacun a pris ses responsabilités, une CO intelligente où on est allé taper les balises les plus "simples" en optimisant notre allure ralentie avec des shunt opportuns. Nous prenons 2h15 de pénalité du fait des vertes non pointées à la fin, de celle du Belvédère et des 2 qui devaient être pointées avec le bracelet. La 3eme que nous 'perdons' faute de poinçonner le bracelet était une bleue, et valait pas moins de 100 min (1h40): il s'agissait de celle du tunnel dans l'eau !

Le parcours était pas forcément ce que j'aime le plus, mais organisation d'une efficacité et d'une disponibilité redoutable, trés ludique ("a la memory CO du Raid28 t'as 28s, si tu veux plus de temps tu vas au Raid30" Electron le 17 janvier 2009 ), et pour notre équipe une émotion incroyable d'avoir réussi l'impensable : rentrer à cinq.

Deux trucs que je ne connaissais pas étant assez nouveau en CO : la memory (tu lis une carte avec les points posés et les defs pendant 28s, et ensuite tu dois les repositionner sur une carte vierge) et la CO de précision (4 balises trés proches et savoir reconnaitre celle qui est exactement positionnés sur la carte).

J'ai adoré le confort apporté aux coureurs : large espace sécurisé pour les affaires, repas, osthéo/podo, douches, et le tout sans jamais attendre, le ravito en eau au milieu de parcours à peine cinq minute après avoir été à sec (véridicte !), la soupe qu'on t'amène dés le passage de l'arche d'arrivée, etc ...

Un drôle de souvenir tout de même : le couloir de la mort au PC10
On arrive au PC10 (le fameux avec le ravito en flotte), au moment de partir, on se dit qu'on va finir de carter la 2° partie du parcours à l'abri de la pluie et du vent sous le tunnel qui traverse la route. On descend l'escalier, on tourne, et là une vision de guerre : des dizaines de coureurs emmitouflés dans des couvertures de survie, à même le sol, l'air agarre, en souffrance, subissant le froid J'en ai encore des frissons dans le dos ! Quand le bus est arrivé, que les bénévoles les ont aidé à sortir, c'était vraiment imprssionnant : on aurait dit des rescapés d'un naufrage ou d'un attentat !!!

Pour toutes ces raisons, on s'en souviendra longtemps de ce Raid28

jeudi, janvier 15, 2009

CCC+TDS : un nouveau challenge pour 2009


Juste avant d'attaquer le Raid28 ce week end, je viens de recevoir une excellente nouvelle de Michel Poletti, patron de l'UTMB, suite à ma demande de pouvoir enchainer la CCC (Courmayer-Champex-Chamonix) et la nouvelle course de l'organisations la TDS (Trail des Ducs de Savoie) entre Chamonix et Courmayer : "Joli challenge !!! J'ai un peu tardé à répondre parce que je voulais d'abord en parler avec les membres du bureau de l'association...qui ne voient pas d'inconvénient à ce que tu tentes ce pari un peu fou :-)))"

Le tout fait 202km et 12.000D+, soit moins que la PTL2008. Le départ de la CCC se fait le vendredi à 9h, et celui de la TDS le samedi à 5h. Ce qui permet de faire la CCC en 15/17h, et manger/dormir pendant 2 à 3h avant de repartir sur la TDS. Sur la PTL nous avions fait 210km et 16.000D+ en ne dormant que 2h, et avec de l'orientation et des passages dans les éboulis !!! Donc c'est trés jouable et vraiment excitant.

lundi, janvier 05, 2009

Bilan 2008 et Objectifs 2009

De retour après avoir passé les fêtes du nouvel an à Lisbonne, le temps est venu du bilan.

Trés belle saison 2008, la plus dense depuis mes débuts en ultra-fond en 2005 : 3.600km et 137.000D+ parcourus, 8 courses d'ultra, des Offs en pagaille. L'enchainement GR20, Transpy2008, Petite Trotte à Leon, et Grand Raid de la Réunion restera un grand souvenir, même si j'ai tout de même ressenti une certaine lassitude et fatigue aussi bien physique que morale. J'ai également beaucoup aimé notre traversée Chamonix Zermatt (Haute Route) en ski rando, et mon grand retour en course de ski de fond avec la Transjurassienne et la traversée de la Chartreuse.

Je retiens également l'excellence d'un entrainement basé sur 3 blocs :

- Decembre à Février : reprise du foncier ou PPG comprenant 2 à 3 sorties en jogging tranquille (10 à 12 km/h) par semaine, ski de fond et ski de randonnée, 1 à 2 entrainements ou matchs de rugby, 1 à 3 séances de musculation pour gainer le corps.

- Mars à Avril : travail de la vitesse, VMA, avec 2 séances spécifiques par semaine (une courte genre 10 à 20 séries de 200 à 500 m entre 16 et 18 km/h, et une longue genre 4 x 2000 m entre 14 et 15 km/h), 1 jogging, 1 sortie longue de 2 à 3 h. Toujours des sorties ski de randonnée pour garder le contact avec la montagne et la pratique de dénivelé. Fin de la saison rugby, musculation.

- Mai à Juillet : spécifique - Pratique de l'ultra-trail en montagne, augmentation des volumes d'entraînement avec 5 à 6 sorties par semaine, musculation dynamique.


Les grandes lignes de mon programme 2009 sont définies.

1/ Afin d'éviter le gros coup de déprime de fin de saison 2008, je n'ai défini qu'un seul objectif principal : battre le record de la traversée des Pyrénnées en 8/10 jours, la Transpy2009.
2/ reprendre le principe d'un entrainement en trois blocs comme en 2008.
3/ Deux courses secondaires, mais trés importantes pour rythmer ma saison et sur lesquels je souhaite prendre énormément de plaisir : la Montagn'Hard en juillet (115km et 10.000D+) et Les Templiers en octobre (120km et 4.500D+) avec une édition spéciale pour les 10 ans de cette course mythique.
4/ Une saison hivernale riche avec, entre autre, la Transjurassienne (76km de skating) et l'ascension du Mont-Blanc par les trois Monts.
5/ Les chiffres 2009 devraient naturellement être un peu moins élevé avec un objectif de 3.000km et 100.000D+