"Les trailers sont des gens heureux. De tous les coureurs ce sont les plus gâtés." X. Kurz
vendredi, avril 11, 2008
Interview Sport FM
Pour parler du MegaTOFF et du défi Montmartre.
A vos postes !
S./_FM
Interview ici
jeudi, avril 10, 2008
133° relais du MegaTOFF > Montmartre pour Children & Future
Ca y'est le relais est calé avec Pierre (Soul94) vers 11h30/minuit vendredi soir à la porte de Vincenne. Un bistrot permettre de prendre le temps de remplir le carnet et d'accrocher solidement le Fanion. Parait qu'il a une facheuse tendance à s'échapper.Je devrais repartir avec deux camarades du boulot (Stephane et Vincent) vers Montmartre.
Vers 1h on devrait pouvoir commencer les series de grimpettes. Parait il qu'un certain GGO pourrait même faire un peu de D+ avant d'aller dormir.
La nuit va permettre de me battre contre le coureur virtuel des dons pour Children & Future (Phil V as tu reçu des chèques en direct ?).
Au petit matin Gaël (Bombyx), GGO, et Zabou devrait venir me réveiller sur les marches (avec toutes le binouzes que les noceurs de Montmartre ne vont pas manquer de me proposer, je ne vais pas oublier ma couverture de survie). Ensuite direction le doux logis de Zabou pour faire le plain de caféine, et passer le beau fanion à Bombyx.
Vivement demain ! (slogan RPR des années 90
dimanche, avril 06, 2008
Marathon de Paris 2008 : je viens de toucher mes limites en Marathon, pour un avenir radieux en Ultra !!!
Résumé
- je viens de battre mon temps au semi : 1h30
- dans les temps pour 3h au 30°km avec 2h10
- jamais couru aussi longtemps à 14km/h
- muscles mollets et quadri tétanisés du 30° au 35°km
- abandon au 35°km
- preuve que mon potentiel au marathon est limité probablement sur mon ancien record de 3h15, voir 3h05/10
- la cause en est surement un physique relativement indapté (trop massif / dense) à ce type d'épreuve trés cassante avec répétition des mêmes gestes sur bitume- en revanche j'ai tout de même sérieusement augmenté ma vitesse, preuve que le trés long ne rend pas (trop) diesel
Commentaires de courses en vrac
- incroyable le nombre de déchets que peut générer cette course ! Dés la remise du dossard, chez moi je me suis retrouvé à remplir ma poubelle de prospectus. Pas vraiment eco durable le Marathon de Paris ...
- ensuite c'est surement ma seule course de l'année où même après 30 bornes à 14km/h tout le monde se touche encore, et où le mondre ralentissement provoque la panique. Bof, bof.
- rayon de lumière avec l'amicale apparition d'Alex vers le 18°km : et je peux vous dire que cette fois ci il ne dormait pas ! (private joke)
- dommage de ne pas avoir pu croiser Olivier venu spécialement des Alpes du Sud. Une prochaine fois !
- merci à Damien que je savais pas trés loin au passage dans le XVI°, et désolé de ne pas avoir su relevé notre défi
mardi, mars 25, 2008
Détails du relais 7h D+ à Montmartre pour le MegaTOFF
Vendredi 11 avril minuit : départ au Bois de Vincennes, à l'angle de la rue de la République et de l'Avenue de Paris.Environ 1h pour rejoindre le pied de la Butte Montmartre en jogging tranquille par le trajet ici, soit 7,4km et 42D+ (whouaaaa ;-)
Les 7h D+ se dérouleront donc de 1h à 8h00.Rendez vous sur le trajet du funiculaire, implanté entre les places Saint-Pierre et Suzanne-Valadon pour la station basse, et la rue du Cardinal-Dubois pour la station haute.
Les 36 mètres de dénivelé pour une longueur de 108 mètres devront être parcourus 60 fois pour dépasser l'objectif de 2.100m. A moins que les dons pour Children & Future m'obligent à faire plus (formulaire de dons ici) ...
Passage du relais à 8h00 dans un bistrot de Montmartre avec Gaël Obein dit Bombyx.Envoyez moi un email si vous souhaitez que l'on fasse un bout de chemin ensemble.
Relais du MegaTOFF > 7h D+ de Montmartre pour Children & Future
Dans la soirée du 11 au 12 avril le relais Européen MegaTOFF des Ultra-Fondus débarque sur Paname.4/ 66% de votre don déductible de votre impôt sur le revenu : faites abonder votre don par Christine Lagarde !
Vous êtes les bienvenus pour me rejoindre sur le parcours, passer un peu de temps ensemble, à n'importe quelle heure, pour n'importe quelle distance. Envoyez moi un email ou commentaire à ce post.
Les Ecrins avec Montagne Pub ? C’est trop fort !
Camp de base : gîte du plateau de la Pousterle – gardien et propriétaire : Bernard - refuge.pousterle@laposte.net
Courses :
- Col des Queyrettes - 1800D+ / 24km - Fichier .kml pour Google Earth
- Tête du Crachet - 940D+ / 8km - Fichier .kml
Prologue
Ca fait quelques temps que mon potos Emanuel Szendroï me parle de l’assos Montagne Pub et de ses merveilleuses sorties. Alors cette saison étant à marquer sous le sceau de la neige précoce depuis le 17 novembre et de nombreuses sorties fonds et rando, je dis banco pour un week end dans une région que je re-découvre, les Alpes du Sud, et plus particulièrement Les Ecrins.
Vendredi 14 Mars
Le jeudi soir nous devons prendre le train de 20h25 à la gare d’Austerlitz, avec un rassemblement autour de GO Thomas Frabre à 20h. Tranquilou je m’apprête à partir de chez moi vers 19h, mon rétro-planning m’autorisant 15 à 20m, de rabe pour prendre un journal. Le bigophone vibre, c’est Thomas : « ben heu finalement le train part à 20h05 !». Bon ben y’a plus de rabe, faut vraiment y aller !
Finalement tout le monde arrive à l’heure pour prendre le train, et nous faisons rapidement connaissance : Cathy (Catherine Leroy), Jérôme Conigliano, Stéphane Vallez, Thomas, Nicolas Coudurier, et Manu. Alberic Philipon n’arrivera que le lendemain. Je crois bien que je serais le seul à correctement dormir dans le train.
Au petit matin, accueil de rêve par notre deuxième GO local, Olivier Broumault, en charge de la logistique sur place, et qui nous accompagnera le vendredi et le dimanche. Petit déj royal pas vraiment diététique – mais on s’en fout, on a la dalle - au bistrot/hôtel près de la gare. Puis perception du matériel à Puy St Vincent. Bref à 12h, on n’a toujours pas décollé : premier constat, c’est lourd à tirer un groupe Montagne Pub, rires !
Puis finalement le petit groupe s’ébroue pour enfin poser les pieds sur les skis. Une route forestière de 3,5km et 300D+ nous amène droit sur un petit paradis : le refuge de Pousterle. Nous y accueille Bernard, le tenancier. On enchaine sur les Têtes 300D+ plus haut, où un petit exercice d’Arva y est organisé … sans grand enthousiasme. La vue est magnifique, on en profite plutôt pour faire connaissance, notamment avec l’autre Steph à coup de placage dans la neige. Test de bonne humeur positif !
Un bon repas et au lit. Seul dégât de la journée, Manu qui a choppé des ampoules monstrueuses en un temps record d’environ 15mn dés la première montée.
Samedi 15 Mars
Le levé ayant été décrété relativement tardivement, je suis le premier à me lever pour profiter de ce qui me procurera à jamais un intense plaisir : le lever du soleil. Suivi de quelques exercices. Après un petit déjeuner vite englouti, nous faisons la connaissance de Sébastien Foissac, notre guide pour la journée, et star locale de l’alpinisme puisqu’élu Piolet d’Or par ses pairs pour l'ascension du Burkett Needle en Alaska.
Notre objectif du jour : le col des Queyrettes.
Pour cela il nous faut redescendre sur Puy St Vincent par une piste de ski de fond qui fera des dégâts pour les moins habitués au skating. Après un long monotrace, nous voici enfin face à la montagne. L’ascension étend rapidement le groupe. A mi-chemin, et au vu à la fois du mauvais temps qui semble s’installer et de notre vitesse de progression relativement faible, Sébastien hésite à nous faire monter au col. Les plus fatigués insistent, et acceptent de rester sur place. Sébastien joue le jeu, et impose sa règle : ok pour grimper, mais les premiers au col redescendent immédiatement et récupèrent les suivants à la descente. Du coup Seb, il réattaque à donf, et dés les premières pentes je suis dans le rouge. Du coup je calme l’allure et réussi à rester à vu. Les pourcentages deviennent plus durs, et la neige tend à s’éclipser sous le ski. A l’arrivée du sommet, les derniers 100m sont éprouvants. A chaque mètre, le ski aval se dérobe, obligeant à stabiliser la neige. Mais le col est magnifique avec une vue superbe sur toute la vallée. Le temps de défaire les peaux et nous rebroussons chemin avec Seb. Un deuxième groupe suit de près. Manu très courageux avec ses pieds à vif en fait partie. Cathy également qui fait preuve d’une sacrée santé. Nico et Steph pour leur première sortie font aussi très belle figure. Dommage le sommet n’était qu’à 60D+ et environ 15mn, mais dura lex sed lex. A la descente ce sont mes cuisses qui encaissent mal cette neige cartonnée. On récupère Albéric et Jérôme qui en profité pour faire une grosse sieste.
Arrivée à Puy St Vincent, un Soviet s’instaure pour savoir si on peut emprunter le télésiège pour rejoindre le refuge. Je n’en vois pas l’intérêt en ski de rando, d’autant que ces 300D+ et 3km sont plutôt agréables. Cathy est du même avis. Finalement au moment où nous allions partir, le groupe entier se résigne à prendre le chemin et ne le regrettera pas.
Le repas du soir est divinement préparé par Bernard. De bonnes grosses saucisses accompagnées de pates aux lardons seront englouties à la vitesse grand V.
Au lit à 9h. Thomas fera la police par deux fois pour calmer les ardeurs musicales de Jérôme.
Dimanche 16 Mars
Cette fois ci pas de skating mais une belle grande descente avec de magnifiques relances pour rejoindre la camionnette d’Olivier. Aujourd’hui une course que j’avais déjà faîte en décembre 2006 avec Hugues Jaillet, autre guide local : la Tête du Crachet. Le temps est plutôt maussade. Manu craque rapidement sous la douleur de sa chair à vif. C’est déjà bien ce qu’il a réussi à faire avec !
Après une longue et tranquille remontée du Vallon qui permet à la fois de s’échauffer et de prendre quelques photos, Seb décide de quitter le vallon pour prendre par la crête, pour cause de risque important d’avalanche face aux accumulations de ces derniers jours. Le groupe s’étire à nouveau rapidement dés les premiers lacets. Sur la crête le vent est important et efface vite les traces. Seb demande qu’on reste à vue pour donner les consignes de passage. Car on virevolte sur le rocher, entre les pentes avalancheuses, et les corniches. Les derniers 50D+ se font à pied en portage. En dehors d’Alberic qui préfère rester un peu plus bas cette fois ci l’ensemble du groupe aura réussi cette ascension en un peu plus de 3h. Tout le monde est content et se congratule avant de redescendre.
Le déjeuner se fait au soleil sur un tas de pierre. L’après-midi s’est chacun fait ce qu’il lui plait. Olivier nous propose un jogging dans les chemins aux alentours. Cathy toujours volontaire, ainsi que Manu et Nico. 1h sur un mixte route / sentiers qui nous fait le plus grand bien, pour relancer la machine après ces deux jours en rythme diesel.
Le soir diner tout simplement délicieux et gargantuesque - Aux Petits Plats, gentillement tenu par par la charmante Emilie. Heureusement la gare n’est qu’à 100m, car le vin ayant coulé à flot, la ligne droite n’est plus tout à fait le chemin le plus court.
Retour à Paris par le train de nuit. Cette fois ci, je mettrais un peu de temps à m’endormir au contraire du groupe, pour cause d’un tirage dans le sang inhabituel.
Epilogue
Que retenir de ce week-end. Tout d’abord une organisation au poil par Thomas. Aucune fausse note, tout s’enchaîne parfaitement, tout semble avoir été prévu. Ensuite un superbe groupe. Très hétérogène par le niveau physique comme par l’attitude, il a su rester solidaire dans l’effort. Les très belles personnalités qui le composent ont magnifié le séjour de chacun. Vivement la prochaine sortie !
Montagne Pub semble être une organisation très mature qui va permettre à la prochaine génération de connaître les joies des sommets. N’y manque qu’une section ski de fond …
mercredi, mars 12, 2008
La HRP c'est parti !
Avec deux huluberlus UFO, Olivier Tribondeau et Emmanuel Lamarle, nous avons décidé de battre le record de la traversée, et de la réaliser en 8 jours pour environ (parcours exact en cours de définition) 650km et 50.000 mètres de dénivelé.
Le départ dera donnée le 19 juillet. Une assistance composé de Marie la soeur d'Emmanuel, Alice la femme d'Olivier, et de Georges mon père, sera une pièce maîtresse du dispositif pour nous permettre d'optimiser notre rando-course.
Un premier article paru dans le numéro 48 du magazine Ultra-Fondus présente le projet. Un article paraitra tous les mois pour présenter l'avancé du projet.
Un blog est également crée.
A suivre ...
lundi, mars 10, 2008
Belledonne - Grande Lance
6h30 1700D+ - Grande Lance de Domène - Belledonne

Dimanche fut la seule journée de beau temps qui nous aura - Chris, Greg, et moi-même - permis de sauver une sale semaine, avec une traversée de Belldonne annulée pour cause de mauvais temps.
Depuis Freydiere, portage sur près de 400D+ avec une neige vers 1600m, mais des spectacles magnifiques, notamment le lac du Crozet avec des blocs entiers de neige compact en train de fondre et de se détacher, et cette eau d'un bleu laiteux magnifique.
lundi, février 25, 2008
La Transjurassienne - retour confirmé au ski de fond
Site de la course
La traversée de Chartreuse m'avait permis de faire un retour aux courses de ski de fond, la dernière datant de ... il y 19 ans ! La transju me confirme dans ce retour. Classement pas forcémment terrible en soit (en trail je suis constamment dans les 20% premiers avec des pointes à 5%), mais au vu de ma la régularité de ma pratique, il y a surtout un gros potentiel d'amélioration, notamment sur la glisse.
Pour revenir à la course, l'organisation s'est replié sur un parcours de 50km fort bien tracé. La veille j'avais pu voir les coureurs passer sur ce même parcours pour la Transju Classique. Moment d'émotion, qui m'a fortement donné envie de me remettre à l'alternatif (mouvement superbe et tellement pure). Le parcours est régulier avec des bosses jamais trop longue constamment en mode relance, et de superbes descentes. Hélas difficile de toujours profiter de ces dernières car peu de coureurs du fond de classement (je suis parti en 4° ligne par manque de références) savent correctement descendre.
J'ai également été surpris de nous voir rattrapper des coureurs de la 3° lignes au bout de 2km, et des 2° et 1ere lignes au bout de 10km. Mais ce système permet tout de même un bon étalement des coureurs.
Pour ma part une course régulière dont je suis trés satisfait. A refaire l'année prochaine, mais avec 76km cette fois ci !
Trés belle performance de Greg (ici trés agressif pour la photo : vient il de croquer le 3° et d'accéder au podium ?) qui me suit de 6mn. Un beau potentiel de progression pour quelqu'un qui s'est mis récemment au fond. Je ne désespere pas d'en faire un UFO également.
mardi, février 19, 2008
1er EcoTrail de Paris : mon premier trail urbain
Officiellement 81km pour 1500D+, à mon GPS 77km pour 1450D+
32° sur 735 arrivants et 900 inscrits
Photos et images GPS : Christian Bouteille - Bottle


Préambule
Toute la communauté du trail IdF s’en faisait une joie depuis qu’Hervé Pardailhe et ses acolytes nous avait annoncé leur intention d’organiser le premier ultra-trail Parisien. Déjà, le site web, très léché et tendance, annonçait la couleur : très pro !
En annonçant un parcours de 81km sur les terrains d’entrainement de la plupart des coureurs Parisiens, et avec une arrivée sur le premier étage de la Tour Eiffel, les 900 places de la course sont vite parties dés sa première édition, et au vu de la prestation fournie, je suis certain que cette course va très vite devenir une classique avec plusieurs milliers d’inscrits.
Me concernant, je décide spontanément d’y participer pour les raisons ci-dessus, et en plus ca permet de caser une course ultra au milieu du ski de fond et de rando à une période où il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la semelle. L’entrainement du moment est orienté sur de la VMA en vue de battre mon record perso et d’approcher le plus possible des 3h au Marathon de Paris. Pas vraiment un entrainement pour le long, mais finalement …
Le départ
Incroyable, mais rien que d’arriver au départ d’un trail urbain c’est déjà une épreuve. L’organisation n’est pas en cause, bien au contraire, c’est super pro et super écolo : tout le monde passe par le palais des sports Robert Charpentier d’Issy les Moulineaux pour prendre son dossard, et l’organisation remet un ticket de RER pour rejoindre St Quentin en Yvelines. On croise Vincent Delebarre qui a bien failli prendre un RER le renvoyant dans une lointaine banlieue : un remake de « Saving Private Delebarre »(1) ! Au débarquement la joyeuse troupe à l’instinct grégaire fait un large détour avant de trouver les bus qui nous amènent à la base de loisir. D’habitude le départ est proche de la tente, cette fois ci il m’aura fallu deux métros, un RER, et un bus. Urbain je vous dis.
Départ – 21°km – 91° - 1h48 : Bruyas me catapulte
Nous prenons le départ avec Vincent Baudrat, sportif accompli, un brin anxieux pour son premier ultra trail, qui sera un succès ! Nous partons doucement les deux premiers kilo, car je suis encore transi de froid. Peu à peu je me réchauffe, et on attaque les 12/13km/h de moyenne sur un parcours largement plat jusqu’au premier ravito. Le peloton s’étire très vite, et il n’y aura jamais de bouchons. Etonnant pour un groupe de 900 coureurs au départ. Très rapidement nous formons un petit groupe de coureurs homogènes avec Vincent, Didier Bruyas, et d’autres encore. Avec Didier nous avons fait connaissance au gymnase, c’est un UFO, et un très bon coureur. Il impose un rythme soutenu que je n’aurais probablement pas pris dés le début sans lui. Dans les montées c’est à mon tour d’imposer le rythme, avec une technique trail rodée, que semble ne pas avoir la plupart des coureurs. Ce sera confirmé par la suite, la plupart des coureurs sont des routiers et non des trailers, ce qui rend ce trail vraiment atypique et intéressant. Vincent suit à quelques mètres, mais semble un peu limite. Je sens qu’avec Didier on va faire « quelque chose ». Tant pis, même si je suis venu ici sans objectif précis, je m’engage et vais me mettre volontairement dans le rouge.
21°km – 50°km – 39° - 4h20 – Pac Man avec Super Bruyas
Au ravito, fidèle à ma stratégie “ne jamais s’arrêter, toujours avancer”, je rempli mes poches d’aliments et ma gourde d’un mélange coca/eau (les 1l et demi de la poche à eau tiendront jusqu’à la fin) en 30s, et je repars doucement en marchant et en mangeant. Vincent et Didier me rattraperont. Didier, oui. Au bout de 5mn. Les premières montées s’enchainent, sans jamais durer très longtemps. Nous courons ou marchons vite. Avec des relances toujours rapides. Notre duo avec Didier est maintenant rodé : il fait le rythme sur le plat, je le passe en montée, et il relance plus fort. Je suis tout de même surpris. A chaque montée nous passons des grappes entières de coureurs, et aucun d’entre eux ne relance 5 mètres avant la fin de la montée. Ils sont littéralement scotchés à la pente. Le jeu de Pac Man va durer jusqu’au deuxième ravito. Au 43°km, un contrôle surprise. Avec Didier nous nous faisons la réflexion que la course commence vraiment ici. Et effectivement des contractures importantes se forment au niveau de mes quadriceps supérieurs. C’est là qu’on sait si on a le mental pour passer outre, dire au cerveau qu’on fera avec, et garder le même rythme. Didier commence systématiquement à me prendre quelques mètres sur les plats. Je me force à garder le contact au moins visuel. A chaque montée, je reviens sur lui. Je commence à sentir les prémices d’une hypoglycémie. Je pense régulièrement à Damien que j’ai croisé un peu plus tôt sur le parcours, qui aurait du faire la course, qui a quelques ennuis de santé. Comme il me l’a dit au téléphone ce matin « tu coureras pour nous deux ». Oui Damien, et ca me donne ton courage également.
Ouf, le ravito arrive !
50°km – 63°km – 34° - 5h46 – le deuxième étage de la fusée s’allume
Même stratégie au ravitaillement. Mais cette fois ci, comme nous sommes très peu de coureurs (trois ou quatre), les bénévoles s’occupent de tout. Je n’ai rien à faire. Génial ! Nous sommes avec la troisième féminine du moment, qui se fait interviewer. Elle a mal aux jambes aussi. Tu m’étonnes ! Je repars en marchant laissant à nouveau Didier faire un ravito où il a prévu lui de passer un peu de temps. La féminine et le groupe de 3 ou 4 coureurs que nous avions passé dans la dernière montée – une habitude maintenant – me repassent à forte allure. Je repars en courant, et dés la première difficulté je la rejoins et la passe sans difficulté. Au bout de 10mn environ Didier est revenu sur moi. Bonne nouvelle, car tout seul, je ne suis pas aussi volontaire dans les reprises. Et puis, étonnamment je ressens moins mes douleurs, je fais avec, et sens une deuxième forme arriver. Alors je sens que je peux tenir ce rythme imposant pour moi de 12/13km/h dans tous les replats, courir ou marcher vite les côtes. Et là Didier commence à lâcher dans une côte. Et puis ne reviens plus sur moi comme d’habitude sur les relances. Il finira juste 15mn derrière moi à l’arrivée avec une superbe 3° place en V2. J’hésite un peu à attendre, et puis non. J’ai déjà abandonné Vincent, donc mon statut de traitre est déjà entériné, et puis si c’est grâce à Didier que j’en suis là, je lui dois au moins de faire de mon mieux pour performer maintenant. Ce résultat sera aussi le sien. Alors j’insiste encore plus fort. Et je me sens très fort. Tellement que je finis par rejoindre le groupe de coureurs qui m’a lâché après le deuxième ravito. Et pareil au même, première montée, je les passe, relance, je les largue. Je passerai un peu de temps avec une autre féminine, jeune femme qui court des cross, et qui a une foulée surprenant sur le plat, mais qui cale littéralement au moindre dénivelé. Elle aussi m’aide à garder un rythme soutenu sur le plat. D’ailleurs je ne regarde pas vraiment les paysages. Cette forêt de Meudon, je la connais par cœur, de Meudon jusqu’à Versailles, et ne m’enthousiasme guère. C’est vraiment la montagne mon truc. Alors je me concentre sur le rythme de course. Nous arrivons au ravito du Haras de Jardy.
63°km – 70°km – 33° - 6h27 – Etat de grâce
20s au ravitaillement, façon Formule 1 avec des bénévoles aux petits soins. Le froid tombe avec la nuit. Je mets la frontale, et commence à pleurer mes gants oubliés à la maison. Et là c’est la procidence qui ne me quitte plus : par terre, de magnifiques petits gants roses en polaire n’attendent que moi, surement négligemment perdues par une jeune fille. Merci et big bisous ! Ni une ni deux, je prends. Et c’est reparti ! La nuit tombe, et dans la forêt il faut faire plus attention aux pierres et autres pièges sous les feuilles qui tapissent le sol. Mais je connais. Et j’adore courir de nuit. Une ambiance de bout du monde au pied de Paris. Je suis seul et vais le rester un long moment. Dans la longue descente dans parc de St Cloud, je vois un photographe. C’est Emmanuel Lamarle – Sanglier – qui encourage les UFO. Sa première phrase me tue : « ben qu’est ce que tu fais là ? ». Que dois-je comprendre : visiblement ce n’est pas le lieu géographique qui lui semble inadapté puisque lui-même est là ainsi que les rubalises. Non c’est bien ma place et mon temps qui l’interloquent et le rendent dubitatifs. Sa deuxième phrase m’achève : « tu as coupé ? ». Ben … heuuuu… non … je réfléchis … bien toujours été à suivre des rubalises … jamais perdu en train de jardiner … « non Manu, juste que je suis en forme c’est tout ». Il court avec moi jusqu’au ravito. M’encourage.
70°km – arrivée – 32° - 7h33 – Et la Tour Eiffel scintilla !
20s au ravito le temps de remplir la gourde. Les poches sont encore pleines de celui d’avant. Descente sur la fin du parc de St Cloud. Je vois une lampe de coureur devant moi. Ca faisait longtemps. Je le prends pour cible. C’est sur le Pont de St Cloud que je le rejoins. Il Jardine pour trouver le chemin. Grâce à lui, je ne jardine pas. Il m’évite de continuer tout droit et de rentrer sur Boulogne. Nous sommes ensemble maintenant, mais il a une sacré foulée, et moi je commence un peu à faiblir. Nous longeons les quais de Seine, et dans Boulogne cette fois nous jardinons quelques minutes à deux. Avec les lumières de la ville, on ne voit plus les rubalises. Il fallait traverser la double voie pour arriver dans un parc. On repart, mais lui beaucoup plus vite. Je ne cherche plus à suivre. Et là ca dure longtemps. Nous restons à longer la Seine pendant cinq longs kilomètres. Sandrine sur un quai rompra la monotonie de cette arrivée en tentant de prendre une photo de face, mais comme avec la plupart des photographes amis le long de ce parcours (Damien, Romuald, …) elle n’y arrive pas. Et puis grosse surprise, à 500m de l’arrivée, je vois, ou plutôt j’entends quelqu’un avec une foulée de marathonien à 16km/h derrière moi. Je me retourne, c’est Brigitte Bec, deuxième féminine. Elle est pourtant devant moi depuis le début (6 à 7mn confirmé par la feuille de résultats) et je ne l’ai jamais doublé. Soit je ne l’ai pas vu au ravito, soit elle a jardiné. D’ailleurs on re-jardine ensemble à 100m de la Tour, en loupant le dernier quai. Au milieu des touristes, tels des extra-terrestres avec nos drôle de tenues, nous nous frayons un passage jusqu’à la Tour. Nous avons perdu quelques minutes, mais là c’est le bonheur : cette superbe arrivée sur la Tour Eiffel illuminée, instant magique ! Au pied de la Tour, on nous donne un ticket d’entrée, et nous avons droit à une fouille légère du sac (surréaliste dans une course de trail, mais normal avec Vigipirate). Enfin nous pouvons gravir le premier étage de la tour où s’adjuge l’arrivée. Je cours, comme j’aime le faire, en gravissant les marches deux par deux. Brigitte elle marche, et ne peux pas courir. Décidément drôle de course. Des photographes sont sur les marches, l’arrivée est triomphale. Il est 20h pile poile, la Tour se met à scintiller : la providence et l’état de grâce jusqu’au bout. Encore mille merci Monsieur Didier Bruyas !
Epilogue
Sur la Tour, il fait froid. Je tourne en rond pour trouver l’ascenseur. Mes quadriceps supérieurs me font très mal, et en refroidissant m’empêche de lever la jambe. En revenant sur mes pas, je vois Val qui arrive. Nous redescendons ensemble, allons à la douche à environ 0,7km/h car je me traine. Le massage fait du bien. Nous retournons manger à la tente, qui permet également de voir les potos arriver sur l’estrade.
Je me traine jusqu’au métro station Bir Hakeim, avec les chicots qui claquent tellement j’ai froid. Et là horreur et damnation, la station en travaux est fermée ! Il faut marcher jusqu’à Dupleix. Le trail urbain continue …
Bilan
Une course de rêve, avec aucun moment où je sens que j’aurais pu faire mieux.
L’organisation est super pro. De bout en bout. Pas simple d’organiser ce type d’évènement jusqu’au cœur de Paris. La montée des marches de la Tour Eiffel est juste magique. Et pourtant, le parcours ne m’inspire pas assez pour dire d’y retourner. J’aime vraiment trop la montagne. Alors l’année prochaine, je serais bénévole dans l’organisation. Car c’est génial de voir autant de coureurs de route s’aventurer sur un trail … même urbain !
(1) Il faut sauver le soldat Ryan - 1998 by DreamWorks with Tom Hanks and directed by Steven
mercredi, février 06, 2008
Traversée de La Chartreuse - ski de fond
1h21 - 22km - 80° / 137 arrivants
Samedi : Petit Van - 1200D+, 4H, 13km
Quand je vais à Grenoble, il y a une chose à ne pas oublier : appeler Greg. Car quelle que soit la raison de ma visite, en hiver, ca se termine immanquablement par une ch'tite sortie rando qu'affectionne tant sa compagne Chris.
Donc le samedi, pour nous chauffer les muscles en vu de la course du lendemain, et même si le temps est dégeulasse, nous montons à Chamrousse pour aller sur ... le Grand Van.

Démarrage sur la piste noire homme par beau temps, ca tire un peu. Puis bifurcation dans les bois, plus sympa. Passage par le Lac Achard, et c'est sur le final, en plein brouillard, qu'au lieu de titrer sur la gauche vers le Grand Van, nous avons suivi les traces allant sur Petit Van, juste en face. Se sera pour la prochaine fois ! Redescente difficile dans le brouillard en tentant de rester sur les traces de ma montée.
Dimanche matin : Traversée de la Chartreuse - 600D+, 1H20, 22km
Je rejoins Greg chez lui avec 15mn d'avance, et j'ai bien failli le réveiller ! Nous partons donc un chouilla à la bourre, mais finalement nous récupérons trés rapidement les dossards au Sappey, et comme le départ est donné avec 6mn de retard, nous nous accordons même le luxe d'attendre !


Le départ donné, les deux lignes (élite et ... nous) s'élancent. Un peu de cafouillage avec les skis, puis rapidement le peloton s'installe. Ca bouchonne un peu dans la première montée, je suis juste derrière Greg. Doubler les concurrents est un exercice difficile, car demande une bonne dose d'énergie supplémentaire qu'il est difficile de récupérer. La première montée est trés longue. A la première chute de Greg (il y en aura quelques une parait il ...) je le passe. Au bout de 10km, le premier ravito avec du bon jus de fruit du pays et du thé chaud. On pense en avoir finit avec la montée, mais non. Des bosses arrivent assez difficiles car la neige n'ayant pas pu être trop damé (il a neigé juste suffisamment le vendredi soir !), elle est trés molle et donc trés difficile et fatiguante à skier. Enfin la grande descente d'arrivée, superbe et gelée, permettant de bonnes vitesse de pointe. A la fin de la descente j'entend les haut parleurs de l'arrivée. Surprenant, je pensais qu'on avait 28km à faire ! Surement le tracé a été raccourci en raison de l'enneigement. Je suis content de ma 80° place. En trail je finit plutôt dans les 20% premiers, mais là je manque de technique et de pratique. De plus la plupart des partcipants sont en club, et des pratiquants régulier. Reste que j'ai pu faire la course sans m'arreter, sans chutes, et avec une super technique de descente. Reste à progresser sur la technique de glisse en monter pour skier à l'économie, même avec le stress de la course et des autres coureurs.
A l'arrivée à Saint Hugues, les produits régionaux (formages, jus de fruits, soupe) permettent de remettre d'applomb les coureurs. Greg arrive 6mn après, 98°. Super ! On va pouvoir faire la course ensemble à la Transjurassienne et à la Traversée du Vercors.
Une navette nous ramène au Sappey.
Bravo l'organisation d'avoir su garder le moral pour organiser cette belle course en dépit du risque sur l'enneigement. Je reviens en 2009 !
Samedi après-midi : Chamechaude - 900D+, 1h40, 6km Chris nous a rejoint, et après avoir profité du repas de la course, nous décidons de terminer (voir de nous terminer) le week end avec Chamechaude. Et y'a eu du monde par cette belle journée ensoleillée où tout Grenoble semble s'être donné rendez vous (incroyable le nombre de pratiquant de ski alpinisme dans cette ville !).
Cette course ne dure pas longtemps, environ 1h20 de montée à petite allure, mais avec un pourcentage important qui fatigue vite les gambettes. Magnifique journée, mais un vent trés certainement trés proche des 100km/h sur les sommets. Ce qui nous fera - Chris et moi - trébucher lors d'une rafalle. En haut nous sommes obligés de nous mettre à couvert pour enlever les peaux. En revanche la descente s'effectue dans une poudreuse exceptionnelle donnant vraiment l'impression à chacun d'être un as de la gaudille ! Dommage ca ne dure pas trés longtemps (15mn environ).
Beau week end donc. Vivement le week end prochain dans le Jura, pour de nouvelles aventures.
vendredi, janvier 25, 2008
Week-end fond entre amis en Californie
Profitant d’un Sales Kick Off à Palo Alto (USA, CA) avec ma société Ingres, et ayant repéré lors d’un voyage en Californie au printemps 2005 les sites autour de Lake Tahoe, je propose à mes collègues d’anticiper un peu le voyage pour y passer trois jours de ski et de nature.
Eric Soares et Serge Goldstein décident de faire partie du groupe, et de profiter d’une initiation au cross-country ski par bibi.
Après 11h de vol, nous récupérons notre 4x4, et partons directement pour les montagnes. Normalement c’est tout simple, il suffit de suivre la Highway 80 jusqu’à 2,5 miles de notre lodge. Mais c’est sans compter sur les gros bouchons dus au lundi férié (Martin Luther King day), et sur notre énorme envie de visiter les environs : après Sacramento nous nous retrouvons finalement sur la route 50 direction Lake Tahoe, 70 miles plus au sud que notre destination, et avec des routes moins rapides. Nous finissons par arriver au lodge vers 22h30, 26h après le début de ma journée !
Samedi 19 janvier :
Avec le jet lag, nous nous réveillons tous assez tôt. A 6h je pars visiter les environs avec un petit réveil musculaire. Départ de nuit et levé du jour 30’ après : splendide moyen de découvrir les paysages de Royal Gorges. Les chalets rivalisent de beauté et d’originalité architecturale.
Après un solide petit déjeuné nous partions pour Summit Lodge, le point où mes camarades peuvent louer des skis. Forfait 3 jours $77, soit environ 50€. C’est tout de même deux fois plus cher qu’en France. Mais le service est au top : des pistes larges avec un damage impeccable, 300km en tout, avec tous les niveaux : des boucles vertes, où de longues montées interminables, il y en a pour tous les goûts. Le tout en forêt ou sur des lacs. Génial ! Seul bémol, il n’y a pas de sens de circulation, et dans les longues descentes rapides c’est chaud dans certains virages !
Après deux heures d’initiations, mes camarades sont épuisés, et rentrent. Je continue pour profiter de la journée ensoleillée. 30km et 720D+.
Un peu de repos, et dés la nuit tombée, fractionnée rapide 7*50D+ à la frontale sur une portion de piste que j’ai repéré dans la journée.
Dimanche 20 janvier :
Il fait beau ce matin, mais je n’ai pas envie d’aller courir. Et les copains vont aller faire de l’alpin. On décide de se rejoindre à midi au pied des pistes de Sugar Bowl. Ce que je fais en les rejoignant après 30km de ski de fond, et avec la carte dans la poche pour rejoindre via les pistes. C’est bourré de monde (toujours avec l’alpin, c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je n’en fais plus). Après un rapide hamburger dehors dans un froid de canard, je reprends la piste, direction le lodge pour une petite sieste de une heure. Puis je repars requinqué pour 20km de plus et 1120D+ en tout.
Lundi 21 janvier :
Sale temps ce matin : il neige. A 6h je pars pour un footing de décrassage d’une heure dans la nuit et 20cm de poudreuse : génial ! Au retour un proprio de deux clébards regarde l’un d’entre eux se jeter sur moi … sans bouger ni rien dire. J’en reste interdit ! Après le petit dej, la fine équipe reste pour travailler et répondre aux emails. J’en profite pour faire ma dernière sortie de ski de fond. Les pistes commencent juste à être damées. Mais il neige, au bout de 30’ tout est à refaire. Au bout d’1h30 et à peine 16km, j’ai les fessiers en bêton et les cuisses chauffées à blanc : dans le poudreuse il faut abaisser son centre de gravité, et c’est exténuant. Nous devions nous retrouver avec Jean Pommier (que j'ai rencontré la semaine d'avant au Off des Balcons de Rouen) des vers 10h, mais la neige l'empêche lui et ses amis de venir nous rejoindre. Tant pis, une prochaine fois !
Après un rapide déjeuné nous rentrons sur Palo Alto en 4h30 (plutôt court, Jean mettre près de 7h30, et un collègue d’Ingres près de 10h) avec la satisfaction de ne pas avoir eu à mettre les chaines … que nous n’avons pas !
Nous arrivons au Four Seasons pour le début des trois jours de Sales Kick Off juste à temps à la minute près pour la première conférence.
Gros changement d’environnement, coincé entre la 101 et IKEA, rires !
mercredi, janvier 16, 2008
L’année 2008 commence en trombe … sous la neige !
30 décembre – 8 janvier
Au programme pour Sabine, Aoife, et David, ski alpin à la cool. Pour moi entrainement de ski de fond et ski rando pour refaire un peu de long. Je compte beaucoup sur un hiver actif pour reprendre la saison trail au mieux dés mars/avril. Je ferais un bilan de l’année 2007 et donnerai mes objectifs 2008 sur un autre post un peu plus tard.
Dimanche 30 décembre, ski de fond à Cham tranquillement sur environ 3h, 25km et 500D+.
Lundi 31 décembre, un peu de vitesse et d’enchainements sur 1h30 avec 20km et toujours 500D+.
Mardi 1er janvier, après avoir bien mangé et bien bu au restaurant L’Impossible, puis avoir festoyé dans la boite de nuit Le Garage jusqu’à 4h du matin, nous partons vers 8h à Longchaumois dans le Jura, dans la maison du père de Greg un ami Grenoblois (voir notre sortie rando de début 2007 au Pic de la Lauziere). Avec son Chrystelle et son frère Tom, nous faisons 1h30 de ski de fond tranquillement avec environ 15km et 300D+. Les forêts du Jura sont vraiment très belles, et nous les reverrons prochainement pour la Transjurassienne le 10 février prochain (76km en libre).
Mercredi 2 janvier, sortie ski rando au Mont-Buet avec Astrid, son copain Nicolas, et un couple d’amis Claire et David. Je ne le sais pas encore, mais je couve une angine. Et ca ne va pas m’aider pour suivre les quatre furieux. Le Mont Buet c’est une sortie d’environ 5/6h avec 1800D+ et de bons pourcentages. Pour ajouter à ma méforme, je vais casser les rondelles de mes bâtons. Mes camarades de rando vont avoir pitié et me prêter leurs bâtons sur la dernière partie. Complètement HS, je m’arrête 200m au-dessus du Col de Salenton, 300m en-dessous du Mont Buet. Cette dernière partie est particulièrement difficile, et je ne regrette pas ma décision. En dépit de ma méforme, le temps est superbe, la neige poudreuse à souhait, un régal ! Quelques départs de plaques à vent, notamment une sans gravité pour Astrid sur 3/4m.
Jeudi 3 et vendredi 4 janvier, au lit la gorge en feu, et une fièvre d’enfer ! Vendredi soir je quitte Chamonix pour rejoindre Grenoble. Avec 3 arrêts en voiture pour cause de somnolence.
Samedi 5 janvier, en dépit d’un état de santé vraiment pas terrible, je me laisse tout de même convaincre pour une sortie rando tranquille au-dessus de Valloire pour le Col du Galibier, avec Greg et Chrystelle et un couple d’amis. Nous partons tranquillement sur la route enneigé, et déjà ma gorge crache le feu, et j’ai la sensation d’une VO2 max d’un enfant de 4 ans. Alors que la pente est très faible je souffle énormément et suis à l’agonie. Je vais donc continuer la rando en mode à l’énergie, en essayant de suivre le groupe. Après à peine 750D+, et suite à la proposition de Chrystelle de rentrer avec moi, j’annonce au groupe que je vais rebrousser chemin, je n’en peux absolument plus. Le temps virant de très beau à temps blanc et froid, le groupe décide finalement de rentrer collectivement. Après un rapide déjeuné, nous enlevons les peaux et commençons la descente. A mi-chemin, nous sommes face à une grosse plaque à vent à traverser, sur une pente moyenne de 20/30%. Les plus dangereuses car non purgées naturellement. Le choix, c’est soit la traverser, soit remonter en arrière et contourner une petite colline. Greg s’engage dessus et s’arrête à mi-chemin. Bizarrement, et de toute façon dans un état second avec des vertiges (fièvre et angine toujours présents), je m’engage à mon tur et rejoins Greg. Je plante un bâton pour regarder l’état de la neige, qui semble ne demander qu’à partir. Greg et moi décidons qu’il faut vite dégager, et au moment où nous poussons ensemble sur nos bâtons, un grand craquement se fait entendre, nous voyons la neige se détacher sou nos pieds. S’ensuit une sorte de houle de mer, ou de tremblement de terre, où nous ne savons plus réellement où se trouvent les points fixes. Nous poussons toujours sur nos bâtons pour essayer de sortir de ce qui est – cela ne fait plus aucun doute – une avalanche !
Greg finit par sortir du couloir. Moi je suis toujours dedans à essayer d’avancer. Et puis l’avalanche accélère, surement avec l’apport de la neige des 20m en amont, et je ne peux qu’essayer de rester debout le plus longtemps possible, jusqu’au moment où la neige m’emporte et commence à m’engloutir. Là on comprend que vu la force, la puissance de la neige, je ne suis plus acteur, mais je subis complètement l’évènement. Je suis du regard Greg qui descend vers moi, en espérant garder la tête hors de neige le plus longtemps possible pour faciliter les recherches en limitant la zone. J’ai une mauvaise pensée qui me traverse l’esprit en pensant que la neige va bientôt totalement me recouvrir. Et puis tout s’arrête. Je suis complètement pris dans la neige, sans avoir la possibilité de remuer un seul millimètre de mon corps. Mais j’ai un bout de ski et la tête hors de neige, et donc je suis visible et je ne subis pas de choc thermique! Ouf !
Greg se précipite et me dégage rapidement en quelques minutes. Seul dégât collatéral, un bâton perdu. Autant dire rien ! Pendant ce temps le reste du groupe aura eu très peur. Seb nous rejoint. Les trois autres restent et ne souhaitent pas passer, bien que l’avalanche semble maintenant bien purgée.
Après quelques pérégrinations, le groupe finit par se regrouper et nous finissons tous la sortie un peu choqué et sonné par l’évènement. Un petit exercice d’Arva – prévu depuis le début – finit la journée.
lundi, janvier 14, 2008
Les Balcons de Rouen Off
47km - 1060D+ - 6h50

Ce samedi j'avais rendez vous à Rouen avec Phil - fondateur d'Ultra-Fondus le magasine de l'Ultra Fond, Annick grande spécialiste des courses à étape (Trans Gaule, Marathon des Sables, Tour des Littoraux, etc ...), Jean superbe coureur de Sunnyvale dont le blog parle pour lui, et Laurent un coureur local comme Annick.
Au programme un superbe tour de Rouen par ses balcons dont Jean nous a fait un superbe compte-rendu.
Ajouté aux 250km à moto, ces 7h de course à pied m'ont mis HS pour le week end, rires ! Dimanche ca a été grasse mat, sieste, et couché de suite après le diner.
Quelques courbatures également pour ce premier long de l'année 2008.
mercredi, décembre 12, 2007
L’Origole – 9 décembre 2007 > L’Ultra-Cross hivernal
Site organisation
Abandon au 50°km – 167 participants
Préambule
Le rendez vous hivernal des ultra-trailers d’IdF. L’Origole n’a jamais si bien porté son nom. Son origine est le fait que l’on saute, enjambe, ou plonge dans de multiples ruisseaux tout au long du parcours. Il pleut depuis une semaine, et ce samedi n’est que tempête et pluie. Le départ à minuit ne fait qu’ajouter de la difficulté avec cette lutte permanente contre le sommeil que doit endurer chaque coureur.
Depuis deux mois, et après une saison riche en courses, je suis au repos course à pied, donc sans entrainement. Si mes huit kilo supplémentaires pris depuis début octobre me permettent d’aller percuter au raz plus efficacement, ils ne facilitent pas vraiment l’endurance et la récupération. Bref à part une coupe de cheveux toute neuve, ne pas s’attendre à une perf, plutôt à une sortie longue hivernale avec les potos UFO.
Des potos UFO, il y en a un paquet (une quinzaine je crois). Et ca fait drôlement plaisir de les revoir.
Au moment du départ, l’exercice de la tenue idoine fait débat : certains – comme Val (Valéry Caussarieu) choisissent le t-shirt manche courte et le short façon homme_fort_des_bois_ki_ne_craint_pas_l’eau, et d’autres – comme moi – qui optent pour la version ceinture_et_bretelles avec manches longues, veste gore tex, et pantalon ignifugé.
Boucle 1 – 2h34 – 26°
Minuit. Un départ bon enfant, on sent que personne ne se met trop la pression. On est là d’abord pour se faire plaisir avec une sortie longue. Les 71km et les 25km partent ensemble sur la même première boucle. Le danger est que ca accélère le rythme des 71.
On saute un nombre incalculable de petites rigoles, qui au lieu de faire 50cm de large, font plutôt entre 1 et 1,5m. Au début ca va, on a la forme, on se dit qu’à la fin on doit finir par plonger dedans ! Sur les chemins les pompes s’enfoncent dans la boue, et on se demande toujours si l’une d’elle ne va pas finir ses jours au fond d’un bourbier. En dépit d’un formidable balisage avec des rubalises tous les 3m, c’est un parcours à pièges. On suit un chemin, et tout à coup il faut prendre droit dans les arbres à 90°. Du coup quelques moments d’inattentions m’ont faire perdre le fil d’Ariane 2 à 3 fois. Avec une file de coureurs derrières qui suivent … Car je suis à la tête d’un groupe de coureurs du 25km, et ils sont chauds bouillant les bougres. Ce groupe sprint en vue de l’arrivée. Mes jambes commencent à connaître quelques lourdeurs (déjà !). Je finis cette boucle en 2h34 26° du 71kil, mais 17° du 25kil. En entrant dans le gymnase pour me ravitailler, je sais que je vais repartir, mais je me doute déjà que ca va être difficile avec les 1500m de dénivelé dans la glaise détrempée, et ma toute petite forme.
Boucle 2 – 6h59 – 51°
Cette fois ca monte … et ca descend, en fait ca glisse surtout (sur tout) et partout.
Au début de la seconde boucle, Zeb (Sébastien Baudry) et Patate (Noël Bizeul) (qui finiront ensemble 37° en 10h17) me rattrapent juste avant Auffargis (dans la section après les étangs), "section roulante". Ils tirent droit dans Auffargis. Je vois vite, car l’expérience des mes loupés de la 1ere boucle commence à rentrer, que les rubalises ne sont plus là. Je reviens vite en arrière, et effectivement il faut tirer à droite dans une allée qui annonce la couleur, ce grimpe !
Ensuite les premiers toboggans arrivent. Noël et Zeb m’ont rejoins à nouveau. Je tente bien d'entrer en contact en leur demandant leurs noms. Ils répondent mais je sens bien qu’il ne va pas falloir les emmerder trop longtemps avec ma prose si je veux rester avec eux. Et ca me fais du bien d’être avec eux. Ils sont mieux que moi sur le roulant, je passe mieux dans les longues glissades et dans les fougères, bref tous les passages techniques. Et puis arrive Bombyx (Gaël Obein) qui arrive avec son bâton magique et nous double comme si de rien n'était. Je tente bien une petite vanne du genre « t’as paumé ton autre bâton ? », mais là aussi je n’ai droit qu’à un vague grognement en réponse. Je n’insiste pas. Et puis pshhhhit il disparait dans la faible lueur de sa frontale dans la jungle Birman.
Sur cette 2° boucle, au moins 10 chutes ! Dont ma première en montée, à quatre pates le nez dans la boue, essayant vainement de m’accrocher à des racines, ou cherchant le tapis de feuilles qui va aider. Epuisant. Le record de chutes des Aiguilles Rouges est explosé. Comme mon pantalon d’ailleurs.
La deuxième moitié de cette boucle se jour au moral : plus de jambes, et puis mes camarades Zeb et Patate ont mystérieusement disparus (les coureurs derrière moi depuis un moment n’étaient pas eux !). Je suis seul. Plus qu’une seule idée en tête finir et en finir. La décision est déjà prise, il n’y aura pas de troisième boucle, même si cette dernière est roulante. Sur les 3 derniers km, Zeb et Patate me rejoignent avec d’autres coureurs. Eux vont continuer, au courage, car pas au mieux non plus Bravo les garçons, on fera connaissance plus longuement au Trail de Paris.
Boucle 3 – sous la douche
Arrivée au ravito : abandon sans coup férir. Même si je suis dans la barrière horaire, avec le droit de continuer, je décroche et rend mon dossard sans même hésiter une seconde. Finalement très satisfait de cross hivernal de 50km.
Epilogue
63 finishers sur les quelques 170 partants, c’est une hécatombe. Mais plutôt normal. La course est dure en soit, les conditions météos, et souvent un manque de préparation du au repos hivernal. Les héros du jour sont Val, Jérôme, Zeb, Patate, Berunner, Kic, …).
J’ai très envie de revenir, car le génial inventeur et organisateur de cette course – PhilGrizly alias Philippe Clement – vient d’inventer un nouveau concept et catégorie de course : après les courses de circadiens, les ultra-trails, les courses à étapes, l’Ultra-Cross vient de naître. J'ai tout simplement a-do-ré. Il faut allier toutes les qualités : durer, changement de rythmes, sens inné de la glisse, concentration sur le chemin à suivre, travail en groupe en mode suiveur ou leader, travail des appuis, et enfin créativité pour trouver le bon moyen d'avancer par endroit.






