mercredi, juillet 18, 2007

CR TMB+MB OFF - 7 au 15 juillet 2007

55h45 - 177km - 10530D+ / 10530 D-

Fichiers KML à disposition sur demande par email.

Album photos

Tour du Mont-Blanc – 41h45 - 160km – 8627D+

Matériel

Batons : non
Chaussures : Queshua 700
Vêtements : tshirt Queshua, short Salomon/Pantalon RaidLight imperméable, veste Gore Tex Millet
Sacs : CAMP MPack Trail Pro 20l + Porte Gourde sur bretelle
Aliments : 2 barres par jour / repas pic nic au refuge / diner en refuge


L’objectif de ce tour en 4 jours avec mon père est de faire une sortie longue et choc (8 à 11h effectifs par jour) en marchant, et en passant par des variantes plus plaisantes et que n’emprunte pas l’UTMB pour des raisons évidentes de sécurité (Col de Fours, Fenêtre d’Arpette). Le second objectif est une remise en forme de Géo (mon paternel) – avec 3 nuits à plus de 2000m – pour l’amener au sommet de l’Europe (rien de politique).

Chamonix - Refuge Croix du Bonhomme
35KM - 8H43 - 2327D+ / 904D-

Le temps sera pluvieux et couvert avec des averses récurrentes tout au long de la journée. Cela me permet de tester le matériel en conditions. Le pantalon RaidLight et la veste Millet tiennent bien. Un sac poubelle recouvre mes affaires dans mon sac. En cas d’averse plus importante, un sac poubelle pourrai également servir de poncho (léger et moins encombrant sur l’homme). Je remarque avec étonnement que mes chaussures Queshua700 qui d’ordinaire n’accrochent rien sur le sec, mais sont en revanche de vrai ventouses sur sol mouillé: des chaussures pour nageurs de combat ? Passé le col du Bonhomme, il fait froid et humide, et la neige arrive à 2400M. Heureusement nous arrivons au refuge déjà bien rempli. Nous devrons nous battre avec une mégère pour qu’elle nous laisse déplacer ses affaires pour faire sécher les notre. Nous constatons avec émerveillement que le groupe d’ados Parisiens (une quinzaine de 10 à 15 ans) que nous avons doublé dans la monté du Col du Bonhomme arrivent environ 1h après nous, sages comme des images, aucun ne se plaignant du froid ou de la fatigue. Belle leçon de rusticité naturelle.
Les sensations en marchant auront été bonnes et Géo avance bien.
P
our info, au refuge ils ont le Magounet UFO n°31 d’avril 2006 avec Le Sanglier qui raconte ses 7 jrs de courses en Grêce (quel vantard) et un bel article sur le chocolat, miam !

Col Croix du Bonhomme - Refuge Bertone
36KM - 11H44 - 2330D+/2800D-

Après une nuit glaciale où on entendait le vent hurler, nous appréhendions de sortir. ; En fait, il fait bon. Gros brouillard et neige partout, mais sec et frais. Nous décidons donc de faire le Col des Fours, et se sera à la boussole, en devinant le chemin entre les flancs de montagne. Le Col de la Seigne et l’Arrête Mont Favre se font sans problèmes, un peu dans la boue quand même. Grosse déscente sur Courmayer, puis difficile remontée vers Bertone. Géo coince un peu, mais reste très régulier (400D+/h), et la journée fut longue (presque 12h avec juste 10mn de pause déjeuner à Elizabetha).
Nous arrivons à 19H tappante, prêt pour le diner. Nous faisons la connaissance de nos amis Belges des Coureurs Célèstes – Gandy et Chantale qui arrivent un peu plus tard.

Champex Arpette – Refuge Relais d’Arpette
50KM - 11H54 - 1880D+ / 2250D-

Nous repartons de Bertone à 7h30 (les Célèstes dorment encore, veinards). Temps froid et sec – soleil, parfait. L’arrivée sur le Grand Col Ferret est toujours un évènement. Plein de monde, un âne qui redescend (vitesse x2 de celle de la montée ?), et … Gandy qui remonte sans Chantale (« elle est blonde et en plus elle est Belge » du grand Gandy). Ensuite le long chemin Peulaz, Fouly, Praz de Fort se fait tant bien que mal. Toujours sans grand intérêt. Je prend tout de même le banc sur lequel j’ai abandonné l’UTMB 2006 en photo pour exorciser le sort pour 2007. Géo coince à nouveau sur la fin dans la montée à Champex, mais toujours sur du 400D+/h.
Arrivée à 19 tapante à nouveau au relai d’Arpette, avec aujourd’hui 20mn de pause dej, c’est fête !

Chamonix, via Fenetre Arpette
39km - 9H13 - 2090D+ / 2680D-

Le temps est superbe et la chaleur d’un vrai mois de Juillet revient. Nous faisons une toujours très belle ascension vers la fenêtre d’Arpette. La vue sur le glacier du Triend lorsqu’on bascule est magique. Geo a mal au genou à la descente, après la pause dej il prend la décisison de rentrer à Cham par le train.

Je continue en en profitant pour lacher les chevaux. Bas Arpette->col Balme en 1h30, la descente aux Tours en 20mn, puis Cham en 1h40, les sensations sont superbes, je me sens léger comme l’air. Ca marche vraiment bien ces week end avec du volume !

Nous prenons une journée de repos, avant d’attaquer le Mont-Blanc.

Mont-Blanc – 14h - 17km - 1900D+

Matériel
Batons : non, mais piolet
Chaussures : Garmont Tower GTX + Crampons
Vêtements : Veste et Pantalon Gore Tex Millet, polaires (haut et bas), TShirt technique Queshua, gants doublés polaire, bonnet polaire, cagoule
Sacs : Mamut 45l + poche eau
Aliments : sandwichs crudités jambon, coca 33cl, pate de fruit


MB1 - montée refuge Tête Rousse 3,6km - 3h - 700D+

Nous prenons le Train du Mont-Blanc à St Gervais l’apres midi. Nous aurions eu plus vite fait de prendre la télécabine aux Houches, vu qu’il faut au train 1h pour arriver au même point ! Ensuite 2h30 d’ascension vers le refuge des têtes rousses à partir du Nid d’Aigle.

Au refuge, grosse crise entre un espagnol et la gardienne : il a cassé un truc, et ne comprend pas le Français …


MB2 - Dôme du Gouter 13,4km - 11h - 1200D+ / 1900D-

Nous nous levons à minuit, départ à 0h30. L’arrête du gouter est toujours aussi difficile, à la montée comme à la descente. Nous arrivons à 3h00 au Refuge du Gouter. Géo est déjà bien cuit. 15mn de pause pour avaler un sandwich et une peu de coca, et nous repartons vers le Dôme du Gouter. Là Géo coince vraiment. Nous avancons de 5m et 30s de pause. Nous y arrivons à 5h30 (c’est le temps qu’il m’avait fallu en 2006 pour aller au Mt Blanc). Tout au long de la montée, nous voyons des gens redendre très doucement victimes du mal des montagnes. Nous prenons la sage décision de prendre me Mt Blanc en photo et de redescendre. Car la descente est très longue également et très fatigante. Et comme d’habitude le retour est interminable. Nous arrivons au Nid d’Aigle à 11h30 !

Conclusion

Même si l’objectif du Mt Blanc n’est pas atteint, nous avons passé une superbe semaine avec plus de 10km D+ et 170km aux compteurs. Nous sommes passés de la pluie, à la neige, au beau temps d’été. Une belle préparation pour la coursette autour de la grande montagne fin août. A valider le week end prochain au Off du Mont Joly … A suivre.


mercredi, juillet 04, 2007

CR GRAND DUC CHARTREUSE – SAVING PRIVATE ULTRA-STEPH

http://www.grandduc.fr/
LES PHOTOS
Fichier KML pour Google Earth dispo sur demande par email
79km – 4000D+
Ma course: 12h35 – 57°/130 arrivants et 220 partants
1er juillet 2007

Matériel
Batons : non
Chaussures : Queshua 700
Vêtem
ents : tshirt Queshua, short Salomon, vetement pluie Queshua
Sacs : porte gourde avec 2 gourdes + sacoche ventrale pour aliments
Aliments : cacahuètes, pate de fruit, crème de marron, figues séchés, eau

Prologue
Grenoblois d’origine (un Tronchois même), depuis deux ans que je pratique l’ultra fond, je rêve de mettre le Grand Duc au programme. La Chartreuse je connais plutôt pas mal, et j’adore cette montagne qui s’étend de Grenoble à Chambéry, très secrète et difficilement accessible notamment l’hiver, et son abbaye. Des paysages variés et encore assez peu connus. En 2006 je n’avais pu y venir pour cause de Fortich’Off. C’était donc LA course pour 2007 avec l’U… enfin la coursette autour du Mt Blanc. En dépit de ma tendinite au releveur gauche depuis le raid de Jouques, j’y vais. Mais sans objectif autre que de faire la course. Le reste, on verra.

Samedi je déjeune avec NicNic38 à Grenoble, croisé sur le forum UFO. En fin d’après midi Patrak passe me chercher et nous allons au débriefing de la course. On y rejoint Eric, le coureur solitaire que les filles (n’est ce pas Astrid) n’osent pas aborder. Une star. Nous faisons un petit tour sur l’air de décollage des parapentes (ici se tient une compétition de légende – la coupe ICAR – qui voit des parapentes déguisés en baignoire ou en super-héros essayer de décoller).

Les choses sérieuses commencent au camping. Après avoir réglé notre du à la dame – une flèche, environ 15mn par personne pour régler environ 6€ ! – nous attaquons le diner. Bien sur j’ai laissé le mien dans le frigo à Grenoble. Eric et Patrak se dévouent et partagent leur pitance. Heureusement j’ai les cookies 100% beurre de tante Adélaïde (si vous allez à Grenoble c’est 16 rue des Clercs : visite obligatoire!). Patrak le magic Calfoutis, et Eric le pain d’épice_de_la_mort_ki_tue made in Valoreille. Avec ca si on choppe une hypo le lendemain c’est à désespérer de la diététique moderne.

9h30, dodo. Enfin leçon de Russe avec des voisins expressifs jusqu’à … Zzzzzzzzz.

La course

Dimanche 3h30, le réveil sonne. On met les habits de lumière, démontage de la tente, et zou au petit dej. Comme c’est avec les recettes des vieux trailers qu’on fait les meilleures courses, nous appliquons la méthode Eric : manger le plus tard possible, avoir le ventre plein à raz bord au départ de la course, et donc ne pas démarrer trop vite pour … durer ! Raté, faut démarrer vite si on ne veut pas se retrouver coincé dés le départ sur un chemin mon-trace en forêt. 5h12 le départ est donné. Rapidement je me retrouve dans les 10 premiers. Eric me rejoint rapidement, on se prend en photo mutuellement (la sienne est terrible !), et il repart comme une mobylette dans la première descente. En fait je vais passer toute la course à me faire doubler, rires ! Mais au moins je n’aurais jamais eu de bouchons à gérer. Les 15 premiers kilomètres se feront à plus de 9km/h de moyenne, c’est plutôt rapide. Première grosse montée jusqu’au Col du Coq (env 500D+ sur 6km). Michel Chifflot, visiblement une star locale, me double impressionnant d’efficacité. Un peu plus loin c’est Patrak qui me ratrappe. Il est en forme le bougre. Petite photo comme avec toutes les personnes que je connais ou avec qui je passe un peu de temps sur la course. Mon Grand Duc Hall of Fame en quelque sorte. Première longue descente jusqu’à St Pierre de Chartreuse. Technique, je marche beaucoup pour ne pas aggraver ma tendinite. Les 21km à 8,5km/h de moyenne. A St Pierre, comme sur tous les autres ravito, je passe très vite. Je remplis ma gourde d’eau et de coca, ma besace ventrale de saucisson, fromage, et pates de fruits, et je continue en marchant ou en courant tout en m’alimentant. La technique de Olmo sur l’U… enfin la coursette autour du Mt Blanc. Et ca marche super. La relance se fait en douceur, et on ne perd pas de temps. Rester debout immobile n’est pas plus reposant que de marcher.

Donc 200m après le ravito commence la grande montée vers le Col de la Saulce. Raide et en lacet sous forêt au début, puis à découvert sur une montagne pelée ensuite. C’est l’endroit que choisit NicNic38 pour m’enfumer. Clic-clac kodak, un de plus. Ce passage est superbe. En passant le col on découvre les Hauts Chartreuses, parc naturel protégé. Magnifique. Ravitaillement à Pratcel (souvenir de ski de fond il y a … pfff, 20ans ?). Ca me donne envie de revenir en bénévol faire le ravito à cet endroit. Magique. Ce long plateau est néenmoins très piégeux par ses roches calcaires donc pleines de trous et de failles. Eensuite par les chemins défoncés par les troupeaux de vaches et de chèvres (on en aura traversé quelques un). Je fais donc très attention à mes pieds, mon tendon du releveur ne supporterai pas le moindre faux pas. Surprise à Pratcel, un panneau indique 40km là où j’en ai 43 à mon GPS. Je vais garder cette différence de 3km jusqu’au bout de la course. A mon avis la course fait donc bien 79km ce qui sera parait il confirmé par la direction de course à la fin. Le Marathon est passé en environ 6h30. La moyenne baisse toujours. Normal je ne suis plus très rapide avec tous ces pièges à éviter.

Au Col de l’Alpette la longue descente vers Bellecombe commence. Terrible. Technique avec un fort pourcentage. Je vais marcher sur les 1000D- et 5km. Une éternité. Et pourtant ce ne sera pas le plus terrible. Après le ravito de bellecombe (51°km), commence de suite la montée vers Source Semon. Un mur ! Et toujours pas de batons … snif. Heureusement je fais la connaissance de Gilles (Cécillon ?). A chaque ravito précédents je le voyais arriver derrière moi avec son maillot orange (Bayrou semble avoir fait beaucoup d’émules dans l’ultrafond, rires !). Et je repartais avant lui. Même allure ou presque depuis des km. Nous faisons la montée ensemble. En fait il va me tirer jusqu’en haut, puis s’échapper doucement. Je n’ai plus vraiment de jus. J’en ai paradoxalement trop laissé dans les descentes à marcher et à me retenir. Sans bâtons de plus. Je n’ai plus de jambes. Encore plus de 20 bornes à tenir. Descente vers le ravito des prés. Je commence maintenant à avoir l’habitude. Je marche. Et encore 10 coureurs de plus qui me dépassent. Aux prés – 10h30 de courses – je crains que la montée suivante, annoncée pour 500D+ soit aussi rude que la précédente. Aux prés petite visite médicale obligatoire. Je pensais que ma tension était un peu en baisse. En fait non, tout va bien. J’ai un permis de continuer. Chic alors.

En fait la montée vers Combe Mollière ne va faire que 400D+ et tout en douceur. Sur la route pendant 6km puis une longue route forestière. Tout ce que déteste Didier P (mais qu’est ce qu’il se serait régalé dans les descentes !).

Les 15 derniers km se font avec l’aide de Emmanuelle qui attend sa sœur en marchant. Elle a un sacré background de Marathonienne et le GRR. Je fais du cyrano pour ne pas perdre trop de temps 10mn course, 2mn marche. Et personne ne me doublera.

Dernière descente via les pistes de ski. Et là c’est l’autoroute. Au moins 15 personnes me passent sur les 3 derniers km. D’ailleurs à l’arrivée on est 10 en moins de 5mn !

Je la savoure cette arrivée. Content d’avoir bouclé ce magnifique trail, en 12h35 pour un objectif de 12h (mais bon avec 56km et non 59 !), et surtout il ne me semble pas avoir aggravé ma blessure. En dépit de 3 semaines de repos forcé, la forme n’est pas si mal. Génial ! En passant la ligne, Patrak et Eric m’attendent. Petite tappe dans la main. C’est fait ! C’est beau ! Je veux revenir !

Conclusion

Faire une course sans pression du chrono, finalement c’est vachement confortable. On profite, on discute, on prend des photos. Mais sans blessures ce serait encore mieux.

J’ai validé la technique de ravito rapide. En revanche ce parcours convient à merveille aux bâtons. Dans les montées et les descentes, ils m’auraient bien secondé et soulagé les guiboles, notamment pour retenir dans les descentes.

Enfin le Grand Duc a la particularité de changer son parcours tous les ans. Ca va m’obliger à revenir tous les ans alors J

Merci aux bénévoles, aux organisateurs, aux gentils coureurs, au médecin qui m’a laissé finir, et special thanks à la femme de Patrak pour le clafoutis.
Bravo à Eric pour sa belle 5° place en 10h14 et Patrak 24° en 11h36.

samedi, juin 16, 2007

CR RAID DE JOUQUES – LE PRIX DU « PLAISIR »

www.raid-de-jouques.com
102km – 2362D+
Equipe : Vincent Baudrat, Maxime Moser, Laurent Dicaro, Stéphane Couleaud
26/27 MAI 2007

Prologue

Ca fait un petit moment que l’on prépare ce raid. En fait, nous l’avions déjà fait avec Vince et Emmanuel – un autre potos coureur et VTTiste chevronné – en 2004. Bien aimé. Sauf qu’au dernier moment le 4° nous avait laché et qu’on était donc pénalisé dés le départ de 25% des points. Mais souvenir d’un beau parcours avec une CO de nuit … pas simple.

En février Yoyo – alias Lionel Planes - m’annonce que son N+3 veut le recruter pour monter une équipe. Hum, ca me titille. D’autant qu’avec Lolo on a monté au sein de notre équipe de rugby le THS, une section THS Aventure. Avec déjà 2 courses à notre actif en 2007 : Noctiraid et Raid Eure 27. Performances régulière et du plaisir. Allez hop embauché. Max est un ami de Yoyo, qui nous met en contact. Gros crédit confiance d’entré (on est pas le potos de Yoyo tout à fait par hasard !). Vince est un bon camarade et performant et a envie de le refaire également. Bulletin d’inscription envoyé !

Petite frayeur en mars/avril avec un pépin de santé de Laurent, qui nous oblige à éventuellement recruter un 4°. Finalement Lolo décidera d’y aller quand même. Cool !


Vendredi 25 mai

Vince a emprunté le monospace de sa multinationale. Il passe prendre Lolo, et moi ensuite pour charger le matos. Oups suis en retard. Mais eux aussi. Match nul. En route A6/A7 pour rejoindre Max, heureux habitant de d’Eguille à 20km de Jouques, qui nous héberge pour la nuit. Nous arrivons sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Marie … que nous ne verrons finalement même pas.

Samedi 26 mai

Levé 6h du mat. Déjeuné sur la terrasse de max avec un beau levé de soleil. Départ vers Jouques. On sort les vélos. Vince pleure devant l’état de mon VTT, qui fut le sien par le passé, et qu’il ne reconnait plus. Du coup il passe 1/2h à le régler et à le nettoyer, peine perdue, on part de trop loin.

10h, départ du raid avec une petite CO autour de Jouques. On croise Yoyo et son équipe. Sympa et pas trop dure, ca met dans le rythme. Nous faisons la plupart des premières balises, même si nous en loupons une facile. A la fin tout le monde se retrouve pour un nouveau départ en ligne pour l’épreuve longue de VTT.

Ca démarre très fort avec une chute dans le peloton au bout de 100m. On sort de Jouques, la voiture de tête libère le peloton sur les chemins. Et là ca commence à cafouiller pour notre équipe. Vince s’envole, Lolo à la peine derrière, pas encore tout à fait remis de son soucis au cœur il peine à prendre le rythme, Max et moi au milieu. Bref on passe son temps à se chercher et à s’attendre. Un team qui s’éparpille dés le début, pas de bon augure. Tant bien que mal le team se rassemble. Mais aussitôt reparti, le même scénario se répète. Et ce qui devait arriva. Après une longue montée, Lolo parti trop vite, sans prendre le temps d’échauffer son cœur, a mal. Il décide de stopper pour ne pas se mettre en danger. Je suis d’accord. Il rentre et on verra ensuite si il peu reprendre les autres épreuves. On perdra peut être 25% sur le VTT, mais pas forcément sur tout le parcours. En haut de la montée, j’en averti les autres. On repart dans la descente. Vince prend à nouveau, disons, les devants. Avec Max on suit à distance. Finalement dans le même rythme, une sorte de course poursuite avec Vince se met en marche. Pas très agréable. On a l’impression de le ralentir. Et nous nous sommes toujours un peu au taquet, pas vraiment ce qu’il faut faire sur une épreuve de près de 20h. De plus nous ne sommes jamais en visuel les uns des autres. Donc si le dernier à un problème, impossible de la savoir. Et il n’a plus qu’à compter sur la solidarité … des autres équipes ! Un comble ! Combien d’équipe vues en train de remonter ou d’attendre leur coéquipier sans savoir combien de temps ni pourquoi tout en étant complètement inutile à ce denier mal en point…Une courbe serrée, une jeune fille me passe à la corde, boum le sol tremble. Je suis tombé. Pas vraiment grave, je suis quasiment à l’arrêt. Nous arrivons à la barrière horaire avec 5mn de retard. Tant pis nous ne ferons pas le parcours élite (8km de course à pied en sup). Yoyo y aura droit. Nous attaquons la dernière descente avant d’arriver à Jouques et de terminer l’épreuve VTT. Vince s’échappe à fond, suivi de Max, et je ferme la marche avec mes plaquettes de frein usées. Un nuage de poussière devant. Mmax s’arrête. Vince se relève. Il est tombé. Je ne sais pas ce qu’il l’énerve le plus : la douleur et donc l’abandon probable ou bien d’avoir abimé son beau vélo. Le prix du "Plaisir" individuel. En revanche, je sais ce qui m’énerve. Le manque de cohésion et d’esprit de corps vient de délivrer son résultat en moins de 30km. Nous payons cash. De 4 au départ nous ne sommes plus que 2 à la fin. Avec Max nous arrivons à Jouques. Lolo nous attend, et va pouvoir reprendre avec nous. Chouette ! Et effectivement il finira tout le raid avec nous. Fallait juste lui laisser le temps d’échauffer son cœur et na pas partir trop vite …

Epreuve n°3, le Run&Bike. 2 qui cours et 2 en VTT. Pour nous se sera 1 seul VTT. On la laisse à Lolo pour qu’il se ménage et puisse assurer la longue journée de dimanche. Max et moi sommes bien, on court. Pour la première fois du raid nous sommes ensemble, une véritable équipe. Ca fait vraiment du bien. Je suis content. A la double tyrolienne Max prend l’appareil photo et essaie de me prendre en film. Pas si simple, rires ! En bas de la descente en rappel, Lolo nous attend. On lui promet que ce sera son tour le lendemain. C’est trop bon.

Epreuves 6 & 7, tir à l’arc, biathlon, et Suduku. Pour le tir c’est bien, pour le suduku les spécialistes Max et Lolo n’arrivent pas vraiment à compenser les néophytes Vince et moi.

Ca y est c’est fini. On monte les tentes. On mange une pizza. Petite discussion avec Yoyo sur la saison trail à venir. Son équipe est 6° au scratch. Ils sont bien dans la course. Nous sommes 58°. Avec 50% de pénalités sur le VTT et 25% sur les épreuves à venir, ca ne va pas être simple. Décidément je n’ai pas vraiment de chance dans les raids (cf autres résumés).

Dimanche 27 mai

Réveil à minuit. Petit dej dehors avec tout le monde. Sympa. Ambiance en ralentit ; Je démonte la tente. 1h du mat, on repart, toujours à trois.

Course d’approche en Run&Bike. Sur 4km je vais courir l’ensemble de la distance. Max et Lolo se partagent le VTT. La mise en orbite de Lolo est à ce prix. Je suis tellement content qu’on soit tous les trois. Je croise Yoyo qui descend du VTT pour une petite mise en jambe. C’est qu’ils ont des ambitions les cocos. C’est bien. Tout le monde est heureux.

On arrive dans un petit bois. On dépose les VTT. On prend les cartes. ; C’est parti pour une CO de nuit de 19 balises sur près de 30km. Génial. J’adore la nuit. Il fait bon, jamais chaud, absence totale de bruit, il y règne une atmosphère paisible. Tranquille. Nous mettons un peu de temps à trouver la 1ere car nous refusons de prendre le moindre azimut et voulons toujours savoir où nous sommes. Donc nous prenons les chemins et routes. Même si la carte est 99 et donc des chemins sont apparus et d’autres ont disparus au fur et eu mesure des coupes de bois. Même des lignes haute tensions apparaissent ! Nous sommes tellement dans le guidon que nous passerons même à 50cm de la balise 2 sans la voir ! A la balise 4 le parcours élite nous est fermé. Pas grêve. Même si Max nous fait un petit coup de moins bien (petite hypo), Lolo est de plus en plus en forme. Et ca c’est bon. L’équipe de Yoyo aura réussi à rentrer sur le parcours élite. Mais ils ne trouveront aucune balise et perdront plus de 2h. Dommage. Nous filons directement sur la balise 10. Nous sommes ensemble, soudés, c’est bon ! Ravito à la 10. le jour se lève. J’aime ce moment où une nouvelle journée commence. Arrivée sur la balise 11, rigolo, les gars de l’organisation sont sur des hamacs … superposés entre deux arbres ! La 12 nous ne la verrons jamais. Nous allons faire un azimut pour la première fois … et nous perdre au fond d’un talweg, et trouver difficilement la 13. Des lignes à hautes tensions absentes des cartes nous font perdre du temps pour la réorientation. Pendant près de 30mn nous ne seront pas où nous sommes. Un groupe nous amène ensuite sur la 14. Ensuite nous ne serons plus jamais seuls, et les balises s’enchainent comme des perles. Quelques traversées de gués plus tard, nous nous retrouvons sur la balise 19 et le point de départ du canoë.

Petit point du règlement, comme nous sommes 3, et que l’organisation veut que nous soyons 2 par canoë, il nous faut être avec une autre équipe de 3. Par chance, Berangère Gauthier des Twix Again attend elle aussi un quatrième. Ses deux compères sont partis il y a déjà 10mn. On met à l’eau et c’est parti pour 11km. Bérangère s’avère excellente en C2. Elle est de Jouques et connait parfaitement la rivière. ; Bon pour le moral. Nous rattrapons et doublons Max et Lolo. Puis d’autres concurrents. Elle ne lache rien. De petits rapides ponctuent le parcours. Bérangère relance bien la machine pour éviter les rochers, mon guidage semble lui convenir. A l’arrivée ses compagnons sont partis et l’attendront sur l’arrivée de la Tyrolienne. Les miens mettront 5 mn, à arriver. Il fait froid. Je rentre en hypothermie quand nous repartons en course à pied vers la Tyrolienne. Cette fois ci Lolo fera le tyrolienne et le pont de signe avec Max.

Petite course à pied, puis 13km de VTT pour terminer. Tout se passe bien. Lolo a pris les commandes, et c’est lui qui relance le groupe. Après chaque bosse, chaque virage. Il est le boss. Max et moi subissons avec plaisir. Après tout c’est dans la tête. Alors nous suivons toutes les relances. A l’arrivée à Jouques je suis surpris. J’aurai bien continué un peu. Mais je suis vraiment heureux. Car cette journée nous l’avons démarré et terminé à trois, toujours soudés, jamais séparés, solidaires, déterminés, et volontaires. Lolo à non seulement tenu, mais en plus performé. Max s’avère un excellent compagnon, tenace. Nous n’avons rien lâché, même dans les moments de doute, en perdition dans la pampa. En passant dans la rue principale nous croisons Vince à la table d’un bistro qui nous attend.

L’après

Nous prenons une douche, et à la remise des prix, Yoyo me raconte leur mésaventure. Ils seront finalement 17°. Belle perf quand même pour une équipe qui ne se connaissait pas vraiment. Nous sommes antépénultième, sans surprise rapport aux pénalités. La solidarité aura payé sur cette 2° journée, car sans les pénalités nous sommes dans le premier tiers.

Pour pouvoir espérer un bon classement sur ce raid que j’aime vraiment bien, il me faudra donc constituer une équipe vraiment solidaire. L’esprit d’équipe est plus important sur ce type d’épreuve que la performance individuelle. Ou plutôt la perf individuelle n’est rien si l’équipe ne reste pas soudée. C’est d’abord une aventure humaine.

Un point sur l’organisation : juste excellente, avec des bénévoles à chaque coin de route sur les parties balisées. Une grand gentillesse rencontrée partout. Un bel enthousiasme communicatif. Merci !

Retour sur Paris après avoir quitté Max. Nous dormons tout le long en laissant le volant à Vince, reposé.

Nous reviendront !

lundi, mai 21, 2007

Tournée THS dos Galacticos

du 17 au 20 mai 2007
Madrid
0km - 0D+
Le résumé

Et oui ma première participation à la tournée annuelle de rugby de mon club - le THS - cette année à Madrid. 3 jours et 3 nuits bien remplies

Après une cure de 9h de sommeil en 3 jours et un enchainement cervosa-gin bien maîtrisé, va falloir revoir les fondamentaux de la course à pied cette semaine avant le raid de Jouques, à savoir mettre un pied devant l'autre.

lundi, mai 14, 2007

Grand Trail Dentelles Ventoux – deux Trails pour le prix d'un

www.astrado.org
109km – 4600D+
Ma course 11h50 – abandon 75°km – 3700D+
12/13 MAI 2007

Credit photo: Stephane Couleaud

Vigilant ! Le mot de Yoyo après quelques km de courses aura été le mot de la journée.

Vigilant avec le balisage, vigilant avec la chaleur, vigilant avec la gestion des ravitos, vigilant avec son corps et son moral.

Vendredi à l’arrivée en garde d’Orange, comme prévu une navette du Rotary qui organise le Trail nous attend moi et 4 autres coureurs. Une navette en forme de BMW série 5, déjà vu plus rustique ! Gigondas, magnifique perché sur sa colline avec les Dentelles de Montmirail en toile de fond, où Phil et Jérôme sont en pleine préparation de leurs sacs. Un vrai supermarché du ravitaillement étalé sur l’herbe. Après la traditionnelle pasta party, montage de la tente, et hop dodo jusqu’à 3h.

Samedi – 3h30, petit dej de l’organisation, et les UFO’s arrivent. En plus de Phil et Jérôme, Yoyo et Néo nous rejoignent. Yoyo avec un objectif de 14h en tête et son expérience du terrain, et Néo avec l’angoisse du Circadien chevronné qui tente l’aventure du (ultra) Trail.

4h30 le départ est donné pour les 141 engagés sur le 100km (un 58km démarre 15mn après). Les étoiles brillent laissant présager une journée … ensoleillée ! L’allure relativement prudente de l’ensemble du peloton nous change des départs canons des trails précédents (Vulcain, TBA, Ardéchoix), il est vrai plus courts. Avec Yoyo, je me vois bien essayer de faire la course avec lui. Après tout nous sommes sur 50/60 bornes sur des allures comparables, il a l’expérience du très long et du terrain local en plus. Au bout de 2km, une surprise, Phil nous rejoins en petite foulée pour un dernier coucou, déjà euphorique, l’endorphine ne cesse plus son effet chez ce stakhanoviste du début de saison 2007. A la frontale, les 25 premiers km s’enchainent très bien avec des successions de montées/descentes très roulants. Les premières rubalises volantes ou bien planquées dans les coins jouent leurs premiers vilains tours à quelques concurrents. Vigilance. Il fait bon mais même pas trop frais.

Vers le km 30, on attaque le grand morceau, le Géant de Provence : le Ventoux. Les passages entres les gros blocs de rochers me rappellent que je suis déjà passé par là en 2006 au Trail du Ventoux. Les montées laborieuses dans la caillasse où Irina montait en bondissant se font moins pénibles cette année. Avec Yoyo on alterne les relances, un coup devant, un coup derrière. Un échange très naturel. Comme après des années d’entrainement commun. Sauf que non. Peut être qu’au travers des échanges d’emails et de lecture des CR on commence à se connaître ?

A la moitié de l’ascension, à la route forestière, au dernier moment nous voyons des rubalises qui nous obligent à emprunter un petit chemin qui redescend. D’autres concurrents ne le verront pas. Vigilance. 200D- qui font penser que décidément on n’y est pas encore sur le sommet du Géant. Au PC de contrôle on pointe à la 14° et 15° place. Le rythme est le bon, et le jeu de Pac Man – gobage des trailers précédents par relance - peut continuer. On attaque le plus gros pourcentage de la montée, et là je sens un petit coup d’hypoglycémie arriver. Pendant 10mn je m’alimente en urgence tout en gardant le rythme soutenu de la montée. L’hypo passe, le pourcentage diminue, tout va bien. Vigilance. Et puis surprise, un petit groupe de 10 trailers nous passent sous le nez venant de la route et non du chemin comme nous. Ils ont loupé le chemin qui descendait, et ont bien gagné 30mn sur le parcours avec 200D- et D+ non réalisés. Yoyo râle. Moi je m’en moque. C’est leur problème, et puis on va les repasser un par un de toute façon. La dernière ligne droite vers le sommet du géant est magnifique. Il fait frais mais pas froid, le temps dégagé, du caillou à perte de vue. Et on relance encore pour arriver en trottinant au ravitaillement. Et y’a de la soupe ! (que de l’eau sur les autres ravitaillements, même pas de coca !). 6h15 de course. Pas mal. Dans les temps pour l’objectif de Yoyo en 14h.

On ne s’attarde pas. Début de la descente dans la caillasse. Enervé par notre nouveau classement (30° alors qu’on ne fait que doubler …), on attaque en mode Marco. Comme me le fait remarquer Yoyo, ca n’est quand même pas terrible. On esquinte les chemins, et on risque de se blesser. Alors on reprend le sentier, et j’accélère en allongeant la foulée. Je distance un peu Lionel, mais je dois récupérer mon sandwich et un coca dans le sac, il me rejoindra. Très longue descente. On passe de l’altitude 1900 à 300 en près de 8km. Et la chaleur arrive. Vigilance. Un long sentier, je prends le sandwich et le coca, Yoyo me rejoint. Une route, et puis Brantes, l’arrivée de la course de 58km. Je commence à me sentir pas bien avec cette chaleur pesante. 8h de course – 12h30 – le soleil tape comme une chape de plomb sur ma tête. En repartant du ravitaillement de Brantes, je comprends que je ne vais pas pouvoir continuer à ce rythme, le signale à Yoyo, et lui demande de partir faire sa course. Fin du CR en commun. Il part rejoindre un groupe de 3 coureurs qui finiront dans les 10 premiers. Je le vois d’éloigner avec un pincement au cœur car je sais que pour moi c’est la fin du cycle des relances faciles et victorieuses, la fin du Pac-Man. Mais je suis heureux. Car je sais aussi, que cette dynamique est toujours présente chez Yoyo. Il est fort. Il a envie.

Je ralentie donc. Maintenant tout le parcours ou presque se fait à découvert, sur de la pierre ou de la terre avec fort pouvoir réverbérant, et une température au-delà de 40°C.

En haut d’une colline, une course de moto tout terrain a été organisée. Il y a des balises de partout. Des concurrents sont perdus depuis 1/2h. Je n’y échappe pas. Mais des concurrents m’interpellent à temps et je perds qu’une dizaine de minutes. Vigilance.

Ensuite les 12km qui séparent Brantes de Veaux vont être le début de l’enfer. Je consomme beaucoup d’eau pour lutter contre la montée de ma température interne. A mi-parcours (mais je ne le sais pas), je n’ai plus rien. Je suis seul. Pendant 1h30 je ne vais rien boire, ne pensant qu’à avancer. Mais je commence à délirer. Je ne vois pas une rubalise après un pont et loupe le GR. 15mn en plus. Je vois double. Je ne marche plus droit. Soif. J’entends la rivière qui coule 500m plus bas. J’entends aussi des voix de concurrents. Je me retourne, ca fait presque 2h30 que je ne vois plus personne. Ils vont arriver sur moi dans 10mn environ. Je leur demande de l’eau et gentillement et sans se poser la question de leurs propres réserves, ils me donnent leurs dernières gouttes d’eau. Solidarité. On arrive sur Veaux (72°km) où un ravitaillement en eau nous attend. Un peu non-chaland, les bénévoles nous laissent nous servir. Certains vont se mettre dans l’eau de la rivière. Je remplis tout et repars avec le 3° de l’année précédente qui ne le sent pas trop et parle d’abandon. Moi je veux continuer, même en rampant, mais dés les premières montées ma vitesse descend encore. Et je ne peux plus relancer dans les descentes ou sur les plats. Mon corps est marqué par l’heure et demi sans boire. Je suis très faible. Et toujours seul dans la pampa. Au bout de 3km et 1h ( !) je croise des bénévoles en 4x4 (au Rissas) avec de l’eau. J’ai déjà bu mon litre et demi en 3km. Le prochain ravito est annoncé à Malacène au 81°km. Je fais le calcul, je mesure le risque. Déjà très faible je ne peux pas me permettre de continuer en prenant le risque de ne plus avoir d’eau. Je pourrais attendre là sous un arbre que le soir tombe vers 20h (il est environ 16h), mais je suis déjà trop marqué. J’abandonne. Vigilant.

En 1h d’arrêt au Rissas, j’ai vu 4 coureurs dont 2 en relais et Jérôme qui terminera courageusement en 18h. Je rejoins l’arrivée à Gigondas, et attend les camarades avec émotion et envie. Serge Barthes est arrivé déjà, et les deux suivants aont 2h de retard sur lui. Quelle perf. Et puis 30’ plus tard, l’émotion, intense, véritable, sincère. Je reconnais ce Tshirt Rouge, ces mollets tout rond, des gourdes à la place des oreilles : mon Yoyo. Putain, il est 4° au scratch ! Et il a à peine baissé l’allure depuis la fin de notre sortie commune à Brantes. Trop fort. Je suis heureux. Presque autant que lui. Lui ne réalise pas vraiment. Il est encore dans son combat. En plein Pac-Man. Du sel plein le Tshirt et le visage. Le héros du Géant. Plus de 15h, mais aussi 9km et 600D+ de plus. Son objectif est plus que réussi.

Plus tard arriveront aussi Jérôme (en 18h env.) et Phil (en 21h env.). Ils auront - comme les 71 « rescapés » - mérité de notre admiration pour leur courage, leur détermination, et leur sagesse. Ils auront été vigilants jusqu’au bout. Bravo camarades !

Une pensée pour Néo, qui a tenté, et retentera encore, j’en suis sur. Parce que finalement c’est si beau.

Epilogue : il y aura eu deux courses. Celle de 58km avec Yoyo en 8h environ et 2600D+, à coups de relances systématiques, et l’autre de 14km en 4h laborieuse et harassante, démoralisante, cassante. Mais quelle belle course ! Je suis impressionné d’avoir quand même vu rentrer près de 70 coureurs (sur 141) jusqu’ 5h du matin, là ou je n’en voyais pas plus de 40 au début. En imaginant leur courage et leur patience face au double défi de la distance/dénivelé et de la chaleur. Ils ont été vigilants.

Leçon 1: la gestion de la chaleur. Je me sentais pourtant indestructible depuis cet hiver, enchainant bien les trails et en ayant un niveau de forme global supérieur aux années précédentes. Ma physiologie ne me permet visiblement pas aujourd’hui de supporter les trop grosses chaleurs trop longtemps. Déjà au Trail des balcons d’azur les deux dernières heurs avaient été pénibles, avec une grosse perte de lucidité. Quel travail dois-je faire pour améliorer ce point ? Sur l’alimentation et notamment l’assimilation en eau ? Entrainement dans un four thermique ? Epouser une antilope sablé ?

Leçon 2 : la relance. La systématisation de la relance après la moindre marche et dés que le dénivelé le permet est d’une efficacité redoutable. Des concurrents que l’on ne rattrape ni en monté, ni en descente, peuvent être distancés juste sur une succession de petites relances très efficaces et finalement pas si consommatrices. A travailler systématiquement sur les Off et autres sorties chocs ou longues.

Leçon 3 : le collectif. Et oui ! Une course individuel de Trail peut être collective (en dehors bien sur des relais – option très intéressante par ailleurs que devraient peut être commencer à explorer les ultra-trailers. Le pied d’être en binôme avec Yoyo sur cette première partie, de sentir la symbiose des relances, la même envie de rattraper à coups de cm ce concurrent qui précède. De voir son binôme partir parce que toujours en forme lui, et de sentir toujours - après l’abandon - continuer la course comme par procuration. C’est drôle, de voir à l’arrivée Yoyo en 4° place au scratch , j’étais fier comme si j’étais son entraineur, ou que j’avais décidé d’être son sparring partner sur la première partie. Un peu ma course aussi donc.

lundi, avril 30, 2007

Trail L'Ardéchoix : tout roule

L'Ardéchois
29 avril 2007 - 57km - 2450D+ - 6h58 - 8,18km/h

Credits photo : Georges et Organisation L'Ardéchois
Cartes

Une semaine après le Trai Balcon d’Azur, deuxième étape de mon entrainement pour le Trail Dentelles Ventoux. A allure 100km+.

Ca faisait longtemps que ce trail me travaillait. Evidemment parce que tout le monde m’en disait le plus grand bien, que Vincent D. en a fait son rendez vous annuel, mais aussi surtout parce que j’entends parler de Desaignes depuis ma plus tendre enfance (j’ai même joué dans la cour de l’école). Alors une sorte de retour à la source.

L’arrivé vers 7h avec mes parent est heureuse : je n’en pouvait plus de ces virages à ne plus finir en voiture. Les routes Ardéchoises s’apprécient … lentement ! Récup du dossard, bizarre y’a pas grand monde. Je me change dans la voiture, 15mn plus tard tout le monde est là : 1100 coureurs annoncés. Mais ou étaient ils donc ?

Après un bref speech de l’organisateur, on se presse sur la ligne de départ. Je me retrouve premier pour la seule fois de la journée. En me retournant je vois Vincent Delebarre et Dawa Sherpa … oups pourvu que je ne fasse pas écraser dés le départ !

8h00, bang, et je vais passer la première heure à ma faire doubler : parce que je ne suis pas à ma place au départ, mais aussi parce que le 34km part en même temps, imprimant un faux rythme. 1ere boucle dans Desaignes, et c’est parti sur une montée goudronnée. Je vois Vincent et Dawa partir inexorablement au dil des lacets, mais au moins je pourrais dire qu’ils m’ont doublé, rires ! On rentre dans les bois, le terrains est roulant comme il le sera la plupart du temps. Ca change du TBA ! Les pieds vont moins souffrir. Je discute avec une féminine qui a terminé première l’année précédente. Mais pas longtemps, après une descente ou je m’échappe, elle me double définitivement la montée suivante. Pas encore cette année que je serais première féminine, comme dirait Yoyo.

La suite du parcours est une belle ballade qui passe de hameaux en villages et par quelques ruines avec de nombreuses fermes isolées. Tout le parcours est très roulant avec des chemins souvent ombrée – du coup on ne souffre pas trop de la chaleur. Seule exception, la descente vers Dame Bessac, seule vrai descente technique avec de beaux exercices d’équilibre. Hélas mes compagnons de route du moment ne sont pas vraiment des descendeurs, et il me sera difficile de doubler pour en profiter. Je dois tout de même doubler près d’une quinzaine de concurrent à cet endroit.

Peu après le 1er ravito à St Jean de Roure – où je retrouve mes parents et mon oncle Michel, c’est rare d’avoir autant de famille sur un trail ! - un petit groupe de coureurs arrive par la gauche. Ils se sont visiblement gouré de route, et ont parcouru un « petit » km en trop. Pourtant le balisage parait parfait. Mais on est jamais à l’abri d’un manque d’inattention – j’en ferai l’expérience plus tard. Au 28°km bifurcation entre le 57 et les 34km. Aucune hésitation, je m’amuse bien.

Après un long chemin ou je double quelques coureurs qui commencent à faiblir, je vois mon père. Il m’annonce le 46°km. Déjà ? Et bé, c’est bien la première fois que j’arrive à ce km sans même m’être posé la question « quand est ce qu’on arrive- on est où ? Le TBA de la semaine d’avant est vraiment bien digéré. Gestion de l’alimentation et de la boisson impeccable.

J’attaque la montée vers Rochebloine. Je me sens toujours des ailes, et je remonte un groupe au sein duquel Sylvie Blouin. J’avais déjà vu sa jolie chevelure blonde me passer à mach2 dans une descente 1h plus tôt. Après un virage je relance en montée, elle me félicite. Bizarre d’habitude dans le dernier quart de course j’ai en général les 5 ou 6 premières féminines qui me passent. Je lui précise de suite que ca risque de ne pas durer et qu’à mon avis elle me repassera à la prochaine descente. La montée se termine dans un décors superbe sur un chemin mono-trace dans les genêts avec une vue panoramique à 360° sur la vallée du Doux et le Vercors.

Maintenant ce n’est plus qu’une longue descente avec de longs plats vers Desaignes. Arrivée sur Nozieres, plus que 6km. Mais de descente ininterrompue et assez pentue. Avec la chaleur qui cogne fort. Ce qui devait arriver … arrive : j’entends un pas léger derrière, et sans étonnement je vois l’élégante Sylvie qui a fini par me rejoindre et me double sans coup férir. Sa proposition de lui emboiter le pas est tentante, mais bon, je n’en plus vraiment les moyens (ongle qui rentre dans la chair, et fatigue générale). Tant pis, une prochaine fois peut-être ?

Cette descente aura finalement le seul moment vraiment dure. Fatigue, chaleur, j’ai hate d’arriver. A une ferme je me trompe de chemin. Finalement ca n’arrive pas qu’aux autres, rires !

En bas de cette éprouvante et longue descente de 6km, ouf ! Enfin Desaignes et son arrivée en côte. Je dois tout de même sprinter pour ne pas me faire doubler par Gilles Mancassola et Frederic Bellanger qui m’ont rattrapé. Pas moyen d’être tranquille, rires !
Depuis le début de la course on a pas arrêté de se dédoubler, on finit par se reconnaitre.

Bilan super positif, je n’ai à aucun moment vraiment souffert. Jamais de manques alimentaires. 6h58, 73°/344 finishers à 8,18km/h, il est étonnant de constater que le 57km était plus rapide que le 34km. En effet avec la même vitesse j’aurais terminé 63°/567 finishers !

Récupération dés le lendemain très bonne. Ca augure de bonnes perspectives pour les 100km du Ventoux. Reste à supporter la chaleur, et faire un effort sur mon poids de 86kg (fin de saison du rugby oblige). Ca me permettra d’être plus à mon aise dans les montée (soulage le cœur) et les descentes (soulage les articulations). En vue, les 78kg début Aout pour un UTMB que je prévois délicieux J

Bravo à Dawa (1er) et Vincent (3°).

lundi, avril 23, 2007

Trail des Balcons d'Azur - Beau et Chaud !

TBA : 50/55km - 2450D+ - 7h00

Carte du parcours

Photos made by Romu et Yoyo

Vendredi 20 avril - Phil – MC UFO - passe me prendre à Lyon, avec son grand reporter Romu. Un GPS plus un fidèle assistant parviendront à bout de la gare Part-Dieu en … jetons un voile pudique. De la banquette arrière j’échange un costard-cravate pour shorty-sandale-tshirt. Ca sent bon le week end. D’autant que Phil le magicien a transformé une nuit prévu dans la voiture sur un parking mal éclairé contre un accueil 4* dans le palais princier de Philippe Verdier sur les hauteurs de Nice.

Samedi 21 avril – 5h00 du mat reveil sonne – 5h05 sac descendre escalier – 5h10 dej – 5h20 remplir poche nourriture sac – 5h30 monte dans voiture – 6h30 récupére dossard à Theoule s/Mer – 6h45 Yoyo, Irina, Francoise, Antranik – 7h15 depart course … bon ben c’est parti … le Trail des Balcons d’Azur était annoncé pour 50km et 2000D+, mais un changement de dernière minute (pas partageur le prorio terrien dans le sud) annonce un peu plus … bof on verra bien.

Les premiers kilomètres sont très agréables. Parcours magnifique dans la garrigue avec des points de vue sur la mer. Ca sent bon, de petites montées rapides – jamais plus de 400D+ - et des descentes roulantes dans la caillasse. Bref de quoi se faire vraiment plasir. Le fond de l’air est frais. Premier ravito coca/eau (pas de solide sur le parcours, annoncé par les organisateurs), et à la relance Romu qui n’a pas encore déballé son téléobjectif.

Une succession de montées / descentes s’enchainent entrecoupées de parties roulantes juqu’au 2° ravito à mi-parcours. En dépit d’une semaine d’entrainement à Miami à grand coups de Moritos et de Salsa juqu’à 5h du mat et mes 86kg de 2° ligne, le rythme est pas mal, environ 8/9km/h estimés. Phil Verdier et Irina doivent être en train de se battre en tête, Yoyo avait annoncé une sortie d’entrainement au Dentelle Ventoux tranquille et semble derrière.

Le temps se réchauffe doucement. On attaque le Pic du Cap Roux. Du pur cailloux. Et bing, j’ai du mal à redémarrer. Bon pas grave, appliquons la règle n°1 de l’Ultra (« ca va passer »), et je laisse filer les quelques camarades de courses depuis près de 20km. Arrivé au forceps au sommet, et attaque d’une descente prudente – après toutes les précedentes à tombeau ouvert – dans la caillasse et des plantes basses qui ne permettent pas d’y voir très clair. Je me concentre sur ne pas frapper le pied contre une grosse pierre et Bang ! Ouille ! Viens de me prendre un bout d’arbre contre la cuisse … juste une béquille, mais le piège est partout.

Environ 3h30 de course et j’arrive dans les calanques. Une petite boucle ou tout le monde hésite entre PC6 et PC7, ne surtout pas regarder la mer qui me tend les bras alors que la canicule s’abat sur la course.

Remonté vers le Col Notre Dame, le 4° ravito, et une nouvelle boucle sur le Pic de l’Ours. Bizarre, la montée se fait sur un terrain roulant et la descente sur de la vilaine caillasse. Un choix délibéré ? Les premières défaillances se font jour chez mes compagnons.

Au ravito 13km annoncés et une dernière montée. En fait une successions de trois montées, pas longues, mais bien raides, et dans une chaleur étouffante. Je titube, je n’arrive plus à enchainer les pas. Je regarde devant et derrière, les autres sont pareils à des pantins avancant péniblement. Pas grave si ce sont les dernières montées … On passe donc les Petites et Grosses Grues (sic !), dernier ravito : plus que 10km et une grande descente vers l’arrivée annoncées. Chic !

En fait la désillusion sera totale. Après une longue descente sur un large chemin, une succession de coups de cul sur un mono-trace, une descente dans un lit de rivière avec de gros cailloux et des arbres qui m’obligent à me courber tout au long, et ca remonte, et le tout dans le caniard. Le moral est en berne. Ca fait bien longtemps que l’alti a dépassé les 2000D+ et ca n’en finit pas. Deux coureurs me rejoignent, n’en savent pas plus, et essayent d’assurer le rythme. Quelques coureurs isolés sont arrêtés à l’ombre des arbres essayant de faire retomber leur température interne avant de continuer. J’essaye depuis plus d’une heure maintenant de maintenir la mienne en maintenant un rythme bas et régulier. Ne pas exploser avec un coup de chaleur.

A la fin d’une petite montée dans les arbres des organisateurs annoncent plus qu’une descente vers Theoule. Devant mon incrédulité au vu des annonces précédentes ils me répondent « vous n’êtes pas du sud c’est pour ca ! » … ahhhh d’accord c’est donc le coup de la sardine sur le port de Marseille. Et eux je les crois ?

Ca descend toujours. Ca fait belle lurette que je ne « fait » plus la descente. Pas de soucis physiologiques, non, juste qu’avec la chaleur je n’ai plus beaucoup de lucidité, et ne sais pas toujours bien ou je pose les pieds. Autant éviter l’accident. Tient Romu sur un rocher de dos en train de prendre la mer (ou des filles nues sur la plage). Je l’interpelle pour qu’il me prenne une photo triomphale. Il annonce 5mn avant l’arrivée : déjà ? Rires !

Et l’arrivée … arrive. En bord de mer, sur la plage, il faut zigzaguer entre les corps affalés, et patiner dans le sable. Quel bonheur, je vois Irina qui se fait bronzer et m’interpelle ainsi que Phil V. qui vient vers moi. La classe, Le 3° masculin et la 1ere féminine pour m’accueillir, je deviens un vrai people de l’ultra, rires !

7h pil poil, 2500D+ au compteur de l’alti, et entre 50 et 55km selon les sources. Ca ma va bien. Une 49° place de bon aloie.

En attendant Yoyo, Antranik, Francoise, et … Phil (c’est quand même lui qui a la voiture !), baignade dans la grande bleue, c’est si bon. Et la surchauffe corporelle diminue au contact de l’eau fraiche (15° ?).

Au bout de quelques heures tout le monde est arrivé (133 sur 161 partants).

Vers 19h nous repartons avec Phil et Romu vers Paris, ou Moby passera en boucle. Et c’est au tour de Romu de faire son Ultra – avec 10h d’autoroute – avec l’aide de … personne. Phil et moi sommes ailleurs, au pays des songes, là où le pas est léger, la route infinie, la contracture un truc de terrien.

Semaine prochaine rendez vous avec l’Ardéchois au format équivalent, en attendant le gros morceau de cette rentrée de l’Ultra : le Dentelles Ventoux qui promet d’être aussi très … chaud !

A suivre …

jeudi, avril 19, 2007

Grand Pic de la Lauzière, par le Col des Aiguillons




7_9 avril 2007 : Week end passé avec Etienne à Grenoble pour profiter des dernières neiges.
Dimanche nous avons rendez vous avec Greg, Christelle, Sophie, et Eric, pour une sortie rando en Haute Savoie, à la frontière de la Tarentaise et de la Maurienne: le Grand Pic de la Lauzière, par le Col des Aiguillons. Alt de départ 1380m, alt arrivée 2450, 1070D+, env 3h.

Levée pas super tôt + route importante de Grenoble jusqu'en direction du Col de la Madelaine, nous démarrons à 9h. Montée par la combe de la valette et arrêt sous le collet rocheux sommital à 12h30. La montée est régulière, splendide, mais c'est un four avec le soleil et la réverb. Chris, Eric, et Etienne font une pause casse croute d'un côté, Sophie et moi qui avons décidé de continuer (en fait j'ai surtout essayé de la suivre, et c'était pas simple, rires !) faisons la même chose 100m plus haut. Quand à Greg - l'homme fort du moment - il est parti vers le sommet seul. Nous redescendons rapidement car la neige est vraiment lourde lourde...une petite coulée très lente en bas de combe de la vallette lors de notre redescente. Le style n'est pas vraiment là (fatigue, neige, et puis ... niveau ?) sauf pour Eric qui tente de nous expliquer comment ca marche.

On termine par la route du col de la Madelaine dont l'enneigement ne permetra plus très bientôt de monter ou resdecndre à ski. La terrasse avec Coca, saucisson, et fromage permet de profiter s'un soleil omni-présent, et de discuter du programme du lendemain : ce sera skating à Autran - plateau de Geve. Chouette !

lundi, mars 26, 2007

Raid Eure 27 > la scoumoune

Ce week end nous avons engagé deux équipes du THS Raid Aventure (nouvelle section du club de rugby THS au Raid Eure 27.
Au programme : 37km de VTT en RoadBook, 8km de Trail CO, et 2km de Canoé.
Les équipes de deux ont été décidées à la hussarde : les premiers arrivées (Lolo et El Presidente), et puis les autres (Aymeric et moi-même). En effet Aymeric a décidé d'avancer sa montre d'une heure dans la nuit de samedi à dimanche, donc à l'arrivée une différence de 2h. Et comme c'est lui qui passe me prendre ...

Temps : pluvieux en début de matinée, beau ensuite, terrain trés trés trés boueux avec une bonne glaise qui attache.

Bref, départ à 8h30 pour Lolo/Presidente, 10mn après pour la paire magique Aymeric/Steph.

Lolo/Presidente ont fait une course régulière et performante, enchainant les épreuves comme des perles, ne prenant de risques que calculés, et préservant le matèriel et les hommes. Résultat, une excellente 27° place sur 57 participants, confirmant leur bonne santé pour leur 2° participation à un Raid. Et une préparation de plus pour Lolo en vue du Raid de Jouques.

Avec Aymeric ont nous avons eu une course un peu plus difficile. déjà partis 10mn apres le depart, avec une "preparation" de nos équipements à l'arrache, on remonte les derniers concurents sur les 10 premiers km. Et tout à coup, crac boum heu, la roue arrière d'Aymeric se bloque. Diagnostic : roue crevée, et surtout dérailleur tordu. Apres une réparation de fortune, retour en course. Mais au bout de 2h30, re crac, cette fois ci le dérailleur est une pièce indépendante du VTT ! Au ravitaillment, un gentil bénévole se propose de mettre un pignon fixe pendant la CO à pied. Le reste de la course se fera au rythme de 500m en VTT, déraillement, pied a terre, 500m en VTT, .... pendant environ 10km ... long ! Au final 45°, avec 4h de pénalités pour avoir manqué les balises à la suite de la casse. Un Aymeric au grand mérite pour son premier raid pas des plus chanceux.

Les deux équipes se retrouvent à la fin pour le nettoyage (tres difficile) des VTT, confirmant le message clé du club : engagement, cohésion, et ... je sais plus.

Reste plus qu'à trouver la prochaine course en attendant le Raid de Jouques en mai.

Pour l'anecdote, et pour conclure en beauté une journée disons ... laborieuse, j'ai laissé mes clés de la maison et de la cave (pour le VTT) sur le parking. Pfff, grosse fatique !